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LE COMMANDANT DE BORD ET L’ANACIM : MORTAL KOMBAT


Rédigé par leral.net le Vendredi 29 Août 2014 à 11:45 | | 0 commentaire(s)|

Le ressortissant Taiwanais Yu Ching Feng a comparu hier à la barre du Tribunal correctionnel après que le navire à bord duquel il était, a été immobilisé pendant sept mois au Port de Dakar. A la barre pour diverses préventions, le conseil de l’Anacim a réclamé 100 millions en guise de dommages et intérêts. Prétentions démontées par l’avocat du prévenu qui a en sus formulé une demande reconventionnelle de 500 millions. Délibéré le 11 septembre prochain.

L’Anacim s’est-elle trompée de cible en immobilisant au Port de Dakar un navire Taiwanais dénommé Taiwan 227 depuis le 11 avril dernier, avant de mettre en branle une procédure judiciaire contre un membre de l’équipage, en l’occurrence Yu Ching Feng qui a comparu hier à la barre du Tribunal correctionnel pour refus d’obtempérer, usurpation de commandement, communication de fausses nouvelles et violation des règlements de la sécurité de navigation maritime ?

L’ANACIM DEMANDE 100 MILLIONS, LE TAÏWANAIS LUI RECLAME 500

En tout cas, si les autorités de l’Anacim persistent de croire que le navire arraisonné a enfreint les règles du code maritime, le consignataire du navire et le mis en cause se sont présentés comme des victimes lésées par cette procédure. Et en contrepartie de la constitution de partie civile de l’Anacim qui a réclamé 100 millions de Fcfa en guise de dommages et intérêts, le conseil de la défense a formulé une demande reconventionnelle de 500 millions à la suite de l’application de la loi requise par le représentant du parquet.

Reste au juge à départager les parties dans son délibéré qui sera rendu le 11 septembre prochain. Dans cette affaire, l’Anacim informée par Interpol de la présence d’un navire de pêche illicite dénommé «Samoudéra Pacifique 8» dans les eaux sénégalaises, a lancé les recherches qui se sont révélées infructueuses.

Néanmoins Massamba Guèye, Directeur de la sécurité maritime et de la police de la prévention maritime, révèle qu’un navire dénommé «Samoudéra Pacifique 18» a été immobilisé. Un navire que ses services soupçonnent d’avoir fait un coup de peinture pour jouer sur les chiffres et dans lequel Yu Ching Fen était deuxième commandant. Toutefois, à en croire Massamba Guèye, ce navire a pris la fuite le 27 février dernier sans autorisation. Des allégations démenties par le consignataire du navire à la barre, soutenant que «Samoudéra Pacifique 18» a respecté toutes les règles de procédure avant de quitter les eaux sénégalaises.

Lorsque ce navire de ramassage a quitté le Sénégal pour approvisionner les navires de pêche en haute mer, les membres de l’équipage dont le deuxième commandant Yu Ching Feng étaient en fin de mission. Et pour rejoindre leur pays d’origine, ils doivent passer par Dakar afin de pouvoir voyager par les airs. C’est ainsi qu’ils ont été acheminés à Dakar par le navire Taiwan 227 qui sera de nouveau immobilisé au Port le 11 avril pour vérification, avant qu’une procédure ne soit mise en branle contre Yu Ching Feng enregistré comme le deuxième commandant du navire.

«L’ANACIM N’HONORE PAS L’IMAGE DU PAYS», SELON LA DEFENSE

Ce dernier, à la barre s’est présenté comme un simple passager du navire Taiwan 227. Cependant, la fonction qu’il occupait dans le navire «Samoudéra pacifique 18» a été de nouveau enregistrée sur la liste d’équipage. Des déclarations qui n’ont pas convaincu le conseil de la partie civile qui révèle que le bateau n’avait pas de livre de bord, le propre des bateaux pirates, souligne l’avocat. De plus, quand le mis en cause a été sommé de rester à quai à bord du «Samoudéra Pacifique 18», il l’a quitté sans autorisation.

A l’en croire, aucune preuve de l’autorisation n’a été rapportée. Il a jugé illégale l’embarcation de ce dernier dans le second navire, ce qui signifie à ses yeux qu’il s’agit d’une machination illicite pour piller nos ressources. Tout le contraire du conseil de la défense qui se dit surpris de la comparution de la partie civile qui, soutient-il, ne manque pas de pudeur car elle devait présenter ses excuses pour dire qu’elle s’est trompée. Poursuivant, l’avocat considère que les délits visés sont impossibles, avant d’inviter le juge à relaxer le mis en cause car l’attitude de l’Anacim n’honore pas l’image de notre pays.

Source:L'As






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