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LE XVe sommet de la francophonie a été l’événement le plus médiatisé et le plus réussi que l’on ait vu au Sénégal depuis fort


« On ne remplace pas Abdou Diouf, on lui succède dans la continuité de son action. (Michaëlle Jean, Secrétaire générale nouvellement élue de l’OIF).


Rédigé par leral.net le Jeudi 4 Décembre 2014 à 22:49 | | 0 commentaire(s)|

 LE XVe sommet de la francophonie a été l’événement le plus médiatisé et le plus réussi que l’on ait vu au Sénégal depuis fort
Après les quatorze Sommets de l’OIF, qui se sont réunis dans les grandes villes suivantes : 1986 à Versailles (France), 1987 à Québec (Canada),1989 à Dakar (Sénégal), 1991 à Paris (France), 1993 à Grand-Baie (Maurice), 1995 à Cotonou (Bénin), 1997 à Hanoï (Vietnam), 1999 à Moncton (Canada-Nouveau-Brunswick), 2002 à Beyrouth (Liban), 2004 à Ouagadougou (Burkina-Faso), 2006 Bucarest (Roumanie), 2008 à Québec (Canada-Québec), 2010 à Montreux (Suisse), 2012 à Kinshasa (RDC),

Le XVe Sommet qui s’est tenu à Dakar les 29 et 30 novembre, qui a eu pour thème «Femmes et Jeunes en Francophonie : vecteurs de paix, acteurs de développement», et qui s’est achevé avec ses nombreux défis à relever, a été l’évènement le plus médiatisé et le plus réussi que l’on ait vu au Sénégal depuis très longtemps. Cette belle organisation me remet en mémoire la première édition du Festival des Arts nègres, ordonnancée sous le magistère du Président Léopold Sédar Senghor en 1966, qui avait réunie tout ce que le monde noir avait de plus substantiel à travers la planète, aux plans intellectuel, culturel, artistique. Cette ordonnance était parfaite. Si la quinzième édition du Sommet de la Francophonie de Dakar est une belle réussite, au plan organisationnel et logistique, c’est comme l’explicite, mon excellent compagnon El hadj Hamidou-Kassé, Conseiller Spécial du Chef de l’Etat, Président du Comité scientifique préparatoire du 15e Sommet, en ces termes : «Nous avons surtout réussi, parce que les instructions du Président de la République étaient claires : Ces directives étaient basées sur trois impératifs : La qualité ! La qualité ! La qualité ! C’était très clair ! C’est pour cette raison essentielle que tout le monde s’est donné. Il y’a eu vraiment un travail extraordinaire, du point de vue communication médiatique. A tous les niveaux, il y a eu des mécanismes qui ont permis de réajuster à temps, afin que la qualité et les normes qui sont préconisées, soient réalisées».

Evidemment certains de nos concitoyens disent regretter la magnificence du coût, mais aussitôt s’empressent de convenir : «Nous sommes, cependant, très fiers de voir notre pays réussir une si importante organisation, mais aussi et surtout disposer d’un bel ouvrage, en l’occurrence le magnifique Centre international de Conférence de Diamniadio» qui a accueilli ce Sommet-là, lequel n’était pas un sommet comme les autres, puisqu’il fallait procéder à l’élection de son nouveau Secrétaire général et, par la même circonstance, rendre un fervent hommage à celui qui allait passer le relais à son successeur, qui n’est autre que le digne fils du Sénégal, ancien Président du pays, Abdou Diouf. Ayant écouté avec une distinctive attention les allocutions, d’abord du Président François Hollande qui a succinctement fait le parcours et l’éloge de l’architecte de la Francophonie : « Avec la famille francophone ici à Dakar, nous voulons dire au Président Abdou Diouf, non seulement notre amitié et notre reconnaissance, mais nous pouvons dire, grâce à lui, ce qu’est un homme d’Etat. Un homme ou une femme d’Etat sert d’abord son pays, c’est son devoir. Mais, un homme ou une femme d’Etat sert aussi des valeurs universelles et est capable à un moment de s’élever au-delà même de sa condition nationale, pour devenir un acteur de la vie internationale et c’est ce que vous avez fait cher Abdou Diouf », ensuite du Président Macky Sall, de la Directrice générale de l’Unesco, du Président Joseph Kabila qui a eu cette phrase magique : « On succède à Abdou Diouf mais on ne remplace pas Abdou Diouf ». Il ressort de tous ces discours que le Sénégal a réussi son pari. J’articule à ce propos, mon analyse sur une conviction; à savoir que les différents Chefs d’Etat et de gouvernement, ont loué la parfaite organisation de ce XVe sommet et ont surtout salué extrêmement l’accueil chaleureux de la population sénégalaise.

J’ai par ailleurs eu lapalissade que nos conviés d’honneur ont été impressionnés par la qualité de l’accueil au somptueux Centre international de conférences de Diamniadio, baptisé au nom d’Abdou Diouf par le Président Macky Sall, à l’occasion de ce XVe Sommet, où se sont tenus les travaux. Un Centre ultra-moderne, grâce à une technologie d’avant-garde, qui va nous permettre d’être de plain-pied dans ce que l’on appelle l’industrie des conférences internationales. C’est une réussite totale ! Il était temps, qu’au même titre que l’Afrique du Sud ainsi que le Maroc, nous puissions avoir un Centre d’excellence, en mesure d’accueillir n’importe quelle conférence de dimension internationale. Accueillant pour la seconde fois le Sommet de l’OIF, dont le Président Macky Sall entendait faire un évènement marquant et un tournant décisif, le Sénégal, comme l’atteste commodément mon distingué compagnon Abou Abel Thiam, «aura été au cours de cet événement fantastique sous les feux de la rampe de l’honneur et de la réussite, à travers cette belle ordonnance. Mais l’image qui aura le mieux fait briller notre beau pays, c’est celle de notre jeune Président Macky Sall, rendant un vibrant hommage à son prédécesseur le Président Abdou Diouf et portant au pinacle le poète, l’Académicien le Président Léopold Sédar Senghor. C’est dire que la date du XVe Sommet de l’OIF, est à graver en relief dans les belles pages de l’histoire politique du Sénégal. En honorant ainsi d’illustres compatriotes, le Chef d’Etat s’est hissé un peu plus dans l’échelle des grands hommes Sénégalais, et a ajouté du lest à l’ancrage de notre pays dans la démocratie».

Pour clore ma réflexion, il est indispensable d’imprimer ce fait avéré, en réponse à tous ceux qui approuvassent cette logique irrationnelle ; à savoir que le poste de Secrétaire général de l'OIF, doit impérieusement revenir aux africains. La Francophonie n'appartient ni à l’Afrique ni à tout autre continent. La langue française est une langue dont l’ensemble des membres quI composent l’Organisation, l’ont en partage. En conséquence, c'est tout à fait normal que sa présidence change de continent car il n’est écrit, nulle part, que le Secrétaire général doit obligatoirement être un africain. La Francophonie est très diverse ! Ses instances doivent subséquemment refléter cette diversité, qui fait toute sa richesse. « Le choix de Mme Jean », affirme M. Christian Paradis, Ministre canadien du Développement international et de la Francophonie, « ferait entrer l’OIF dans le 21ème siècle, avec les défis de la nouvelle génération ». Nous ne pouvons alors, Monsieur le Ministre, que souhaiter à l’heureuse élue nos meilleurs vœux de succès dans l’accomplissement de son éminente mission, au service de l’Organisation internationale de la Francophonie.

BONNE CHANCE Mme LA SECRéTAIRE GéNéRALE !

Son Excellence Monsieur Cheickh Sadibou DIALLO
Conseiller Spécial politique du Président de l’APR
Administrateur de la DES APR France







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