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LOCALES 2014 : Le temps des valeurs sûres,

Il est de coutume au Sénégal, d’élire des conseillers municipaux et par la suite un maire, sans se soucier du travail réellement effectué par les élus ni de son impact sur leurs conditions de vie. Mieux, les administrés ont du mal, pour la plupart, à identifier un conseiller de leur localité. La liste qui leur est présentée, est si confuse et la campagne électorale si artificiellement entretenue par les marchands d’illusions, qu’il leur est pratiquement impossible de porter un jugement objectif sur la personnalité et le savoir faire des prétendants.


Rédigé par leral.net le Vendredi 19 Juillet 2013 à 18:17 | | 0 commentaire(s)|

Il est vrai, qu’on ne peut contraindre ni inciter personne à aller briguer le suffrage des citoyens pour gérer sa collectivité, être député ou un simple conseiller. La perception de la politique voire la motivation à représenter la Cité revêt un caractère multidimensionnel au Sénégal. La grande majorité, malheureusement, intellectuelle ou pas, ne fonde aucun espoir sur la possibilité dans notre cher pays, de se réaliser économiquement et socialement sans la politique. L’art de gérer la cité pour le bien des populations, apparaît, dès lors, comme le seul gage de réussite et elle peut s’accommoder d’un manque d’équité, de tricherie, de démagogie pour atteindre l’objectif visé.

Cependant, la prédominance de cette caste de véreux n’annihile pas l’espoir de voir des valeurs sûres inverser la tendance. Serigne Mansour SY Jamil, Oustaz Alioune Sall et Youssou Ndour, ont gagné notre sympathie et notre fierté par leur originalité et leur détermination à donner un sens positif à la politique. Nous ne voulons pas dire qu’il n’existe pas de références dans la classe politique mais seulement qu’elle souffre de l’absence d’une masse critique capable changement. C’est cette nouvelle race de politiciens dévoués et intelligents, issus du milieu socioprofessionnel que l’on appelle les valeurs sûres.

On est habitué à voir des maires, des PCR, des conseillers, les mêmes, depuis des années, non pas parce qu’ils sont incontournables mais surtout à cause de l’indifférence pour ne pas dire de l’aversion des valeurs sûres à la chose politique. Cette situation nous a valu des ministres, des députés, DG, PCA, et maires sans compétence et pas exemplaires, présider à notre destin avec des conséquences désastreuses sur les deniers public et sur notre vécu quotidien.

Regarder faire par dégoût de l’image véhiculée par nos politiciens, ne nous dédouanera jamais de notre responsabilité dans la marche du pays. C’est ce qu’avaient compris les leaders de BES DU NIAK et FEKE MA CI BOOLE en s’impliquant activement dans la lutte pour le départ de WADE. Cette flamme ne doit pas s’éteindre même si ces derniers sont proches du pouvoir. Elle doit se poursuivre et se renforcer avec l’avènement de nouvelles valeurs sûres, surtout jeunes, pour amener les responsables de la gestion de la Cité à servir le peuple en faisant preuve d’éthique et de compétence.

Le temps de se suffire du simple rôle d’observateur ou de spectateur est donc révolu. Un autre temps s’ouvre, celui des valeurs sûres qui s’impliquent, qui prennent leur responsabilité. Ils reflètent la société sénégalaise dans sa globalité et n’ont qu’un seul idéal : le développement du Sénégal.

Les échéances locales 2014 constituent une réelle opportunité pour mailler le territoire national, occuper les collectivités et y imposer une gouvernance éthique et efficace qui fera office de modèle au plan national. Paysan, étudiant, cadre, ouvrier, vendeuse, sortez de votre tanière et rejoignez le clan des valeurs sûres pour réaliser ce rêve ! Le rêve de voir la politique embrasser la morale, le souci de l’intérêt général. Le rêve d’infirmer le postulat selon lequel l’élection au poste conseiller s’obtient par les billets de banque, la quantité de riz distribuée, le nombre de Tata mobilisés. Yes we can, par des méthodes intelligentes comme l’a si bien exploré Serigne Mansour SY Jamil lors des dernières législatives et qui est dans les meilleures dispositions de remporter la commune de Fass Colobane Gueule Tapée. La solution réside dans la bonne foi, la pertinence des idées, le sens de l’organisation, la bonne communication interne dans la collectivité, le contrat de performance et la persévérance.

Il faut totalement se départir de la logique les théoriciens de l’alternance générationnelle. Des leaders de « partis télécentres » sans représentativité, à la recherche de prébendes à travers les radios et TV, à travers la fusion ou la coalition avec le parti au pouvoir. Comment on peut comprendre que les partis de Kara et Béthio obtiennent plus de voix que Me El Hadj Diouf, Lat. Diop, Moussa Tine de Alliance Pencco. ? C’est parce que leur discours est mieux perçu par les jeunes contrairement aux aspects subjectifs qu’on pourrait faire valoir. Les théoriciens de l’alternance générationnelle brillent par leur impertinence et par leur manque de popularité. Ils pensent que les Niasse, Tanor doivent dégager le plancher et eux, s’installer. Malheureusement, les vieux (Niasse, Tanor) ont plus de légitimité politique et professionnelle mais surtout, ce qui est très embêtant, ont plus d’idées que nos jeunes « alterneurs » adeptes des médias.

Valeurs sûres, votre temps est arrivé. N’acceptez pas d’être le porte voix, le faire valoir, le wagon de personne et d’aucun parti. Exigez de fixer les orientations, de mener les débats, en somme de représenter vos collectivités pour amorcer la nouvelle conception de la politique tant attendue et jamais réalisée au Sénégal.




SILIMA
mohalamdiouf@gmail.com









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