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LUTTE / BILAN DE LA SAISON 2009 – 2010 : En 60 journées, seuls 324 lutteurs ont noué le «Guimb », sur 4110 licenciés

A l’heure du bilan, l’arène sénégalaise révèle bien des disparités. Sur les 4110 lutteurs licenciés et reconnus au niveau du Cng, seuls 324 ont eu la chance de nouer leurs « Guimbs » lors des 60 journées de combats enregistrées lors de la saison écoulée. Une situation alarmante pour cette discipline qui, de plus en plus, fait rêver tous les jeunes du Sénégal qui, « sans qualification professionnelle » ou sans « un niveau scolaire » acceptable pour la plupart, lâchent tout au profit de la lutte. Sans être assurés de s’en sortir.


Rédigé par leral.net le Vendredi 20 Août 2010 à 13:51 | | 0 commentaire(s)|

LUTTE / BILAN DE LA SAISON 2009 – 2010 : En 60 journées, seuls 324 lutteurs ont noué le «Guimb », sur 4110 licenciés
On aura beau en faire actuellement la première discipline sportive sur le plan de la popularité au Sénégal, la lutte n’en demeure pas toujours une affaire de quelques « uns ». Lors de la saison (2008-2009) ils étaient un peu plus de 270 lutteurs à avoir la chance de se faire « voir » à travers un combat, sur plus de 3500 licenciés. Pour la saison qui vient de s’écouler (2009-2010), le chiffre ne rassure pas.

Seuls 324 lutteurs sur les 4110 licenciés enregistrés au niveau du Cng ont eu la chance d’obtenir un combat. Soit moins de 1/10é du nombre total de lutteurs au Sénégal. Du moins ceux qui sont licenciés. Et ceci en 60 journées, dans la période du 8 novembre 2009 au 9 août 2010. Dix mois. Ce qui, vu de prés, ne laisse guère place à une réflexion dans le sens de voir en la lutte un sport sans disparité, malgré sa popularité.

En effet, derrière les millions de Cfa, les vagues de supporters, de fans clubs ou d’amateurs qui, samedi, dimanche ou même désormais jour ouvrable ou nocturne, répondent à l’appel de l’arène, se cache la misère de milliers de jeunes qui se plient au destin qui ne leur permet pas encore «d’apparaître comme un Modou Lô, un Balla Gaye II ou un Yekini ».

En effet, comme dans les années 97, quand Tyson et Tapha Guéye régnaient en maitres, c’est encore aujourd’hui le cas avec un groupe de moins de cinq (5) lutteurs qui font l’événement. Le cercle des ténors n’existant plus, on parle désormais du cercle des « plus en vue ». Ce qui a pour conséquence de faire oublier certains jeunes en marche.

Car des lutteurs comme Balla Gaye II ou Modou Lo (qui ont tous les deux eu deux combats en moins de six mois (mars – août) en plus de Yekini ont presque raflé la mise à tous les niveaux. Laissant sur le carreau beaucoup d’autres espoirs qui, comme Elton, Gris Bordeaux, Lac de Guiers II ou Eumeu Séne auront rêvé toute la saison.

Une disparité qui n’est pas loin de s’estomper. Chaque saison, ils sont des centaines de jeunes à s’inscrire auprès du comité national de gestion (Cng) pour obtenir la licence qui leur permet d’être reconnus comme lutteur «professionnel». Attendant encore des saisons avant d’obtenir un petit combat. Les écoles de lutte et autres écuries poussent comme des champignons dans le Sénégal.

A Dakar. Les lutteurs sont devenus aujourd’hui les références sur le plan de la réussite sociale. La crise étant sans issue, la lutte est devenue un moyen sûr et rapide. Mais la demande étant plus forte que l’offre dans un marché dicté par la loi des promoteurs, l’arène est avertie : le nombre de licenciés sera encore en hausse en 2010-2011, mais encore une fois comme en 2009-2010, seule une portion congrue de lutteurs sera malheureusement de la partie.

Oumar DIARRA

le matin






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