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LUTTE - Face au roi Yékini, demain : Tyson engage le combat de la renaissance

Demain dimanche, le stade Léopold Senghor se fera une idée de la vraie valeur du «revenant» Tyson. Après trois ans d’absence des arènes, dûe à une suspension, l’enfant de Kaolack n’a pas cherché la facilité en s’attaquant, pour son come back, à l’actuel Roi des arènes.


Rédigé par leral.net le Samedi 3 Avril 2010 à 16:59 | | 1 commentaire(s)|

LUTTE - Face au roi Yékini, demain : Tyson engage le combat de la renaissance
Demain dimanche, le stade Léopold Senghor se fera une idée de la vraie valeur du «revenant» Tyson. Après trois ans d’absence des arènes, dûe à une suspension, l’enfant de Kaolack n’a pas cherché la facilité en s’attaquant, pour son come back, à l’actuel Roi des arènes. Pour l’ancien champion, Mohamed Aly, qui s’est frotté aux deux protagonistes du jour, la bagarre est la seule stratégie qui s’offre à l’enfant de Ndangane. Car en lutte pure Tyson pourrait connaître la même mésaventure que lors de ce fameux 7 janvier 2007, où Yékini l’avait terrassé assez facilement et avec aisance et brio.



Par Amadou MBODJI le quotidien

Dominé qu’il a été par les deux adversaires du choc de 4 avril, l’ancien champion de l’Ecurie Walo, Mohamed Aly, révèle qu’il aurait conseillé à Tyson, s’il était à la place de son entraîneur, de miser sur la bagarre durant les premières minutes du combat qui l’oppose demain dimanche à Yékini, à Léopold Senghor. Mais faudrait-il que l’enfant de Nangane, intronisé Cheikh, soit au top au niveau de la condition physique. Et à ce niveau, le Walo Walo affiche des appréhensions car n’ayant aucune idée de l’état de forme du leader de la Génération Boul Fallé, absent de l’arène depuis trois ans. «Le salut de Tyson est d’imposer la bagarre quitte à ce qu’il accepte de se blesser», analyse Mohamed Aly qui souligne que c’est à Tyson qu’appartient l’initiative de diriger le combat. «La rapidité ou la lenteur du combat dépendra de Tyson. Il devra prendre la responsabilité de faire déjouer la stratégie de Yékini, qui comme on le sait attend de voir avant de prendre des initiatives. Surtout si on sait qu’il est plus outillé sur le plan technique et n’a rien à envier à Tyson au niveau de la puissance physique et musculaire», admet Mohamed Aly.
Parlant des raisons qui devraient pousser Tyson à miser seulement sur la bagarre, Mohamed Aly d’affirmer qu’un corps-à-corps face à Yékini serait risqué. Car l’enfant de Bassoul a plus d’arguments en lutte traditionnelle et gréco-romaine avec deux titres de champion d’Afrique en 1998 à Cotonou, suivis de deux autres médailles d’or au championnat d’Afrique de 2000 à Niamey avec à la clef le titre de meilleur lutteur de la compétition. «La bagarre, c’est la seule stratégie qui puisse permettre à Tyson de pouvoir tirer profit de son duel avec son vis-à-vis pour espérer le pousser à la faute», tente de se justifier l’ancien lutteur du Walo qui qualifie Yékini de rusé de par sa tactique marquée souvent par un recul stratégique. Ce qui, selon Mohamed Aly, n’est qu’une fausse piste qu’il emprunte pour aspirer l’adversaire et pour pouvoir le mettre à terre. Et selon notre interlocuteur, Tyson a d’autant plus intérêt à attaquer que Yékini l’a défié en déclarant que s’il ne vient pas il va aller le chercher.

LE COMBAT DE LA…RENAISSANCE
Il est vrai, qu’une écrasante majorité du «Sénégal de la lutte» moule Tyson dans la peau d’un outsider jusqu’à lui reprocher d’avoir pris un risque énorme de renouer avec l’arène en se frottant au Roi Yékini. D’ailleurs d’aucuns n’ont pas manqué de lier ce come back à des raisons purement financières, en référence aux 100 millions francs Cfa, représentant le cachet pour chaque lutteur, jamais atteint dans le milieu de la lutte. «Ce n’est pas Yékini en soit qui m’intéresse, mais mon retour, qui est pour moi un challenge. Parce que je suis resté trois ans en dehors de l’arène. Je veux que mon retour soit événementiel et gagnant», avait répliqué Tyson lors de son face-à-face avec la presse. Des déclarations qui sonnent dans un contexte où l’actuel Roi des arènes plastronne sur le sommet de l’arène et ce, durant plus d’une dizaine d’années avec 18 combats pour 17 victoires contre un match nul aux allures de victoire contre Moustapha Guèye. Avec ses 35 berges, son 1m 90 et ses 130 kg, Yékini demeure un véritable baobab indéracinable.
Agé aujourd’hui de 37 ans, Tyson, haut sur son 1m 92, pour 132 kilos, a livré 14 combats dont 11 victoires pour 3 défaites. Là aussi au niveau palmarès, il n’y a pas photo face à un Yékini plus que jamais déterminé à prolonger la durée de vie de son invincibilité, surtout à l’occasion de la célébration de la cinquantenaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale. Comme pour dire que c’est un vrai combat de la…renaissance (le mot est à la mode) que va livrer demain Tyson.

amadoumbodji@lequotidien.sn



1.Posté par BABS le 05/04/2010 16:01 | Alerter
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du courage tyson on est avec toi

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