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LUTTE : Gouye Gui Le parcours glorieux du Roi du Simpi

Les amateurs ont eu droit à un combat très spécial qui a tenu toutes ses promesses le lundi 8 août dernier à Demba Diop. Gouye Gui de l'école de lutte Mor Fadam s'est signalé de nouveau en domptant avec toutes ses forces, Mbaye Diouf le nouveau sociétaire de l'école Cheikh Mbaba. Avec cette troisième victoire d'affilée, le Baobab vient de faire un parcours glorieux.


Rédigé par leral.net le Jeudi 19 Août 2010 à 20:09 | | 0 commentaire(s)|

LUTTE : Gouye Gui Le parcours glorieux du Roi du Simpi
Considéré comme un amuseur public et un lutteur brouillant qui gesticule comme un singe, Gouye Gui, le Baobab de l'école Mor Fadam a attiré l'attention sur lui la saison dernière en remportant quatre victoires, il a confirmé de nouveau tout le bien qu'on dit de lui.

Connu par sa fougue, son hargne, son courage, le Baobab écrase tout sur son passage. A chaque combat, il s'entraîne comme un âne et dans l'enceinte, il ressemble plus à un lion qu'à autre chose. Il déstabilise ses adversaires avec ses cris, ses hurlements, ses va et vient incessants et ses gestes bizarres. En somme, il fait peur à n'importe quel lutteur qui se dresse devant lui.

Cette saison fut la sienne pour avoir signé trois belles victoires qui le propulsent au devant de la scène. Ses prochains adversaires devront le prendre plus au sérieux, car, Gouye Gui veut aussi atteindre le sommet de la hiérarchie de la lutte. Il file tout droit vers les Tonnerre, Papa Sow, Tapha Tine, Zoss, Yékini Jr, Santang Gningue, Balla Diouf qui sont contraints de l'affronter. On dit de lui qu'il n'a qu'une seule manière de lutter, à savoir saisir l'adversaire par le nguimb et le soulever de tout son poids.

Coaché par Mor Fadam, le Baobab aspire aller très loin. Avec ses trois victoires acquises sur Zarco le 28 mars, Bébé Saloum le 15 mai et sur Mbaye Diouf le 9 août au stade Demba Diop devant des milliers de téléspectateurs, il a conquis le cœur des amateurs et agrandi son fans club. Tout lutteur qui voudra déraciner le Baobab de Guédiawaye devra se réveiller très tôt comme lui. Comme une bête, il s'entraîne quatre à cinq fois par jour, mange comme un vorace. Le parcours glorieux du Roi du Simpi le pousse tout doucement vers les grands de l'arène où il n'y a pas de gesticulations bizarres et où les techniques sont variées et diverses. Loin du « soulever et déposer » au sol qu'adore Gouye Gui, il devra montrer un autre visage la saison prochaine.

Serigne I. Diédhiou
Source Senesport.info






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