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LUTTE RETRAITE DE MOUSTAPHA GUEYE : « Gris Bordeaux », un lourd héritage à porter

Après sa retraite de l’arène sénégalaise, Moustapha Guèye va organiser son jubilé le 08 août 2010 au stade Demba Diop. À cette occasion, il procédera à l’intronisation de son dauphin, « Gris Bordeaux », comme « troisième Tigre de Fass ». La particularité de l’écurie Fass, selon Magib Sène, ancien journaliste sportif à la Rts, qui a fait un témoignage sur le « lutteur retraité », réside dans le fait qu’à chaque fois qu’un tigre se retire un autre arrive.


Rédigé par leral.net le Mercredi 19 Mai 2010 à 12:39 | | 1 commentaire(s)|

LUTTE RETRAITE DE MOUSTAPHA GUEYE : « Gris Bordeaux », un lourd héritage à porter
« Tapha Guèye est né champion. Il a grandi champion. Il part champion ». Ainsi, a témoigné l’ancien journaliste sportif de la Rts, Magib Sène, sur « l’héritier du Tigre de Fass ». A l’occasion du jubilé, Tapha Gueye livrera un combat d’exhibition face à Gris Bordeaux à qui il remettra le flambeau de l’écurie. Le jeune lutteur va devenir du coup le troisième tigre de Fass après Moustapha Guèye et Mbaye Guèye. Le choix de Gris Bordeaux se justifie, selon le « lutteur retraité », par « l’évidence ». « Il n’y a pas un lutteur qui a plus prouvé que lui. Il est jeune, il peut relever le défi. Ce choix est tout à fait naturel. Je ne vois pas pourquoi les autres lutteurs de l’écurie s’y opposeraient. Les Fassois ont déjà transcendé ce problème », a-t-il expliqué. « Gris Bordeaux est un lutteur dévoué et talentueux. Il m’a suivi pendant tout mon parcours. Maintenant que je dois arrêter la lutte, je vois en lui la personne habilitée à continuer le travail que nous avons commencé à l’écurie Fass. Il a toute sa carrière devant lui. Il n’a que 30 ans. Il lui reste du chemin à faire. », a-t-il ajouté.

Gris Bordeaux vit actuellement des moments un peu difficiles dans l’arène, après deux défaites successives face à Balla Beye 2 et Yakhya Diop Yekini. Mais le troisième tigre de Fass s’est dit toutefois conscient de ce legs qu’il qualifie de « lourd ». « Cela constitue une source de motivation pour relever le défi avec les jeunes pensionnaires de l’écurie. Nous allons redoubler d’efforts », a-t-il promis. Majib Sène croit savoir que Gris Bordeaux, par sa jeunesse et son ambition, pourra relever le défi pour son honneur et celui de Fass. La particularité de l’écurie Fass, selon le doyen de la presse sportive, est qu’à chaque fois qu’un « Tigre » se retire, un autre arrive. « Le crépuscule de cette écurie n’est pas pour demain », a prédit l’ancien journaliste de la Rts qui pense que cette écurie fait partie des écoles de lutte de référence de l’arène sénégalaise malgré l’existence de soubresauts qui rythment la vie des écuries.

Moustapha Guèye reste à la disposition de son écurie. Il n’envisage pas de créer une école de lutte à l’image des anciens lutteurs retraités. Dans ses fonctions de

deuxième entraîneur, l’ancien « capitaine » s’investira dans la formation des jeunes lutteurs âgés de 15 à 20 ans pour préparer l’avenir et assurer la relève des ténors actuels. Son rêve demeure toutefois la création d’une académie de lutte en dehors de Dakar. La raison, selon lui, est que la lutte manque de personnel qualifié. « Nous allons mettre sur pied une académie de lutte pour encadrer les jeunes avec un internat et un suivi pour assurer la gestion en amont et en aval », a soutenu Moustapha Guèye.Sur sa reconversion, Moustapha Guèye se dit encore prêt à monnayer ses talents dans le cinéma. Il était déjà connu des écrans avec sa première apparition dans un document qui est passé à la chaîne Canal + en 1993, lors de la préparation de son combat contre Mor Fadam. Depuis lors, le deuxième tigre de Fass s’essaye au septième art. « L’Appel des Arènes » et deux autres productions sont dans la boîte et attendent d’être diffusées. Moustapha Guèye quitte l’arène sans digérer la publication sans son consentement par Phillip Bordas, photographe français, du livre intitulé : « l’Afrique à poings nus ».

Selon M. Guèye, ce livre qui relate ses grands moments de gloire dans l’arène, a été au moins réédité trois fois et a fait l’objet de plusieurs expositions en France. Pour l’instant, le deuxième tigre et sa structure « Tiger Productions » sont en train de voir comment porter cette affaire devant les juridictions.

« Je suis venu pour l’encourager, le soutenir et lui rendre hommage après une carrière si remplie », a témoigné le représentant du Cng à cette cérémonie, Cheikh Tidiane Ndiaye, ajoutant que le deuxième tigre de Fass était un « lutteur exemplaire ». « Je ne crois pas qu’on puisse en trouver quelqu’un comme lui », a-t-il indiqué.

Souleymane Diam Sy
Source Le Soleil



1.Posté par lamb le 19/05/2010 14:18 | Alerter
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mé yen ki khamoul dara way vous commencez a nous agacer avec c fassois ki ne font ke parler. les resultats c autour de "saccu" arretez svp de leur faire la pub.boko diokhone Gouyigui mu ndaan ko........assez svp

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