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La Collectivité Léboue dégage toute responsabilité sur la « sommation » servie, en son nom, au chef de l’Etat !


Rédigé par leral.net le Vendredi 18 Mars 2016 à 16:03 | | 4 commentaire(s)|

La Collectivité Léboue dégage toute responsabilité sur la « sommation » servie, en son nom, au chef de l’Etat !
Rappelant qu’aucun citoyen sénégalais, aussi analphabète ou inculte qu’il soit, n’est censé ignorer que la Constitution confère au Président de la République la prérogative de nommer aux fonctions civiles et militaires. Pas plus. Il n’existe en effet aucun texte de loi ou disposition constitutionnelle donnant une quelconque opportunité au chef de l’Etat du Sénégal de nommer un Grand Serigne de Dakar.

"Il en est de même pour le «Boumya du Fouta», le «Roi de Oussouye», le «Bour Sine», etc. Lesquelles hauts dignitaires coutumiers sont souverainement désignés par leur communautés traditionnelles respectives (et non par l’Etat) pour présider à la sauvegarde de leur héritage culturel ancestral", lit-on dans un communiqué parvenu à notre rédaction.

Selon le Conseil Supérieur des Grands Dignitaires de la Collectivité Lébou le Grand Serigne de Dakar, Pape Ibrahima Diagne Bassirou, n’a pas dérogé à la règle, pour avoir scrupuleusement sacrifié aux différentes étapes l’ayant conduit à se voir confier cette charge coutumière de Chef Supérieur de la Collectivité Léboue – qui, rappelons-le, n’est la propriété d’aucun patronyme, mais une charge traditionnelle que les Lébous (réputés démocrates mais aussi contestataires dans l’âme) confient, par consensus, à qui ils veulent. Comme aiment d’ailleurs le rappeler les Anciens : «Du ndono, ap ndékaanéla» (ce n’est pas un héritage ou une propriété familiale mais une charge que l’on vous confie). Pourvu que le postulant réponde à des critères humains et moraux bien définis pas les Anciens. Dont les plus saillants sont les qualités de rassembleur, et non d’ethniciste sectaire ; de personne véridique, aux propos non-versatiles, et dont l’honnêteté intellectuelle et la probité morale ne souffrent d’aucune contestation.

"La candidature de Pape Ibrahima Diagne, après avoir été déclarée recevable par les Grands dignitaires, a été dûment déposée, le 17 avril 2013, au siège de l’Assemblée consultative des «Niambours». Et non, comme l’on fait certains, au niveau d’un «Pinth», qui n’est qu’une circonscription coutumière ! Après la «Primaire», supervisée par les Grands dignitaires, les 36 «Niambours», issus des 12 Pinth (en raison de trois mandataires par Pinth) ont pris le relais, pour la confirmation. Et ce fut par une grandiose cérémonie publique d’intronisation, ayant regroupé près de sept mille personnes, le samedi 15 juin 2013, au Pinth de Diécko, à la rue 31 angle Blaise Diagne, de la Médina que le 19è Grand Serigne de Dakar, Chef Supérieur de la Collectivité Léboue, Pape Ibrahima Diagne, a été plébiscité et installé dans sa nouvelle charge coutumière. Et ce, en présence des Grands Dignitaires, des Notables, des 36 «Niambours» issus des 12 «Pinth», des Chefs de Villages traditionnels et des Imams de la Collectivité Léboue. Devant lesquels ont été lu, en présence de toutes les chaines radio et télé du pays, quelques extraits de télégrammes de félicitations de célèbres chefs traditionnels africains, comme le Moro Naba, Empereur de la Collectivité des Mossi du Burkina Faso", explique le communiqué. Avant d'ajouter: "Le procès-verbal fut ensuite (à titre d’information) adressé aux autorités compétentes, particulièrement au Président de la République. Lequel vient, après un tête-à-tête, le mardi 20 octobre dernier, avec Pape Ibrahima Diagne, d’élever ce dernier, en sus de sa charge coutumière de Grand Serigne de Dakar, à la dignité d’Ambassadeur Itinérant auprès du Président de la République, par Arrêté N° 00538 du 15-01-2016. Lui donnant ainsi, à l’instar de son illustre prédécesseur, le défunt El Hadji Bassirou Diagne Maréme Diop, l’opportunité de mieux se mettre au service des populations".

Par conséquent, le Conseil Supérieur des Grands dignitaires dégage toute responsabilité relativement au «défi» lancée au chef de l’Etat, par voie de presse (cf. Populaire n° 4891 du Jeudi 17 mars 2016), le «sommant» de se déterminer par rapport à on ne sait quelle «légitimité». Condamne toute conduite contraire aux valeurs que nous ont léguées les Anciens, aux antipodes des rapports civilisés, ancestraux, qui ont toujours prévalu entre les pouvoirs publics et les autorités coutumières du Sénégal. Et confirme que ces menaces, à peine voilées, n’engagent que la responsabilité personnelle et individuelle de ceux qui les ont proférées.







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