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La Grande-Bretagne a arrêté l'islamiste Abou Qatada pour l'extrader

le 17 Avril 2012 à 17:47 | Lu 499 fois

La Grande-Bretagne a arrêté l'islamiste Abou Qatada pour l'extrader
L'islamiste jordanien Abou Qatada a été arrêté, mardi 17 avril, à son domicile londonien en vue de relancer la procédure d'extradition en Jordanie à son encontre, a annoncé le ministère de l'intérieur britannique. "La police des frontières a arrêté aujourd'hui Abou Qatada et lui a communiqué notre intention de reprendre la procédure d'extradition à son encontre", selon un communiqué du ministère.

La décision prise début février par un juge britannique de libérer sous conditions l'islamiste jordanien Omar Othman, alias Abou Qatada, avait provoqué un tollé outre-Manche. Le ministère de l'intérieur avait émis officiellement un avis contraire, faisant valoir le "risque posé pour la sécurité du Royaume-Uni". La ministre de l'intérieur, Theresa May, qui a négocié avec les autorités jordaniennes ces derniers mois, doit faire une déclaration au Parlement en début d'après-midi au sujet de ce dossier, précise le ministère.

IMPLICATION PRÉSUMÉE DANS DEUX ATTENTATS

Emprisonné depuis 2005, Abou Qatada, qui réside au Royaume-Uni depuis 1993, doit être rejugé en Jordanie pour son implication présumée dans deux attentats perpétrés en 1998 à Amman. Londres tente depuis six ans d'extrader le Jordanien, âgé de 51 ans, qui est présenté comme le chef d'Al-Qaida en Europe.

Ses efforts ont été bloqués par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) le 17 janvier. La cour avait alors estimé que son extradition violait ses droits à un procès équitable car des preuves obtenues sous la torture pourraient être retenues contre lui. La ministre de l'intérieur britannique aurait obtenu du gouvernement jordanien l'assurance qu'aucune preuve obtenue sous la torture ne serait retenue contre lui.

Londres avait jusqu'à minuit mardi pour faire appel de la décision de la CEDH. De son côté, la justice britannique avait dit clairement que faute de progrès dans les négociations avec Amman, ces conditions imposées contre sa libération (bracelet électronique, interdiction de rencontrer des personnalités islamistes, etc.) devraient être levées. Les assurances reçues par Mme May du gouvernement jordanien pourraient l'autoriser à relancer une procédure, mais les avocats de l'imam pourront évidemment faire appel, promettant de nouveaux délais avant une éventuelle extradition définitive.


SOURCE:Lemonde.fr


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