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La Vérité des chiffres

En parcourant le procès verbal de la BCEAO sur le dernier emprunt obligataire de l’Etat du Sénégal, on pourrait sans risquer d’être ridicule se poser un certain nombre de questions se résumant à dire :


Rédigé par leral.net le Lundi 23 Juillet 2012 à 16:34 | | 3 commentaire(s)|

La Vérité des chiffres
Pourquoi le titre Sénégal n’attire plus ?

quelle en sera la conséquence sur l’économie nationale ?

En vérité le résultat obtenu (moins de 25%) pour cette présente opération financière nécessite une analyse détaillée pour pouvoir apporter les correctifs idoines et ainsi maintenir intacte la relation de confiance entre le Sénégal (l’économie sénégalaise) et ses partenaires dans la zone UEMOA.

En effet, la confiance constitue un maître-mot dans le jargon de la finance internationale. C’est pour cela que toutes les opérations sont basées sur la confiance qui, elle aussi est pondérée par plusieurs facteurs dont essentiellement : la stabilité politique, la qualité de la gouvernance économique et juridique, les infrastructures et la pertinence des projets et programmes proposés pour financement.

En analysant sous cet angle le cas spécifique du Sénégal nous dirons que cette situation n’est pas assez surprenante pour les initiés dans la mesure où il s’est passé beaucoup de chose entre février et juillet 2012 qui ont globalement impacté sur les relations financières internationales de notre pays. Il s’agit :

sur le plan de la stabilité institutionnelle : malgré une élection populaire et démocratique du Président Macky SALL, certains écueils sont restés notamment la probable instabilité parlementaire pouvant résulter de l’hétérogénéité des idéologies et des perspectives politiques au niveau de la coalition au pouvoir ;

dans le domaine juridique, les nombreux contentieux politico-économiques n’ont encore vidés sur le plan international (affaire Etat/Tigo ; affaire Etat du Sénégal/Groupe Acelor Mittal ; projet Sen-ethanol ; affaire global voice etc.…) et les balbutiements notés dans les rapports entre l’Etat et les investisseurs nationaux ( affaire Cheikh Amar-ARTP ; affaire Méridien Président, les audits et les fouilles sur toutes les opérations réalisées par l’ancien régime etc. …) sont des faits qui militent pour une grande prudence de la part des investisseurs surtout étrangers ;
au niveau économique et financière : les premiers actes de communications qui consistaient à dire que : « les caisses de l’Etat sont vides »  par des autorités compétentes notamment le ministre en charge du budget continueront à rendre très difficile toute négociation de financement pour le Sénégal dans la mesure où pour l’investisseur notre pays a surtout besoin d’argent pour son fonctionnement (dépense de sécurité, d’éducation, de santé etc. .) que de financement pour des secteurs productifs. En d’autres termes nous avons avoué être proches de la banqueroute financière. Il faudra donc nécessairement plus de temps, de dynamisme et de diplomatie économique pour espérer reconquérir les esprits les plus pessimistes sur la réalité des choses.
Tout ceci explique en partie, la réticence des investisseurs par rapport aux appels à financement de l’Etat du Sénégal qui il y a juste moins d’un an faisait courir beaucoup de bailleurs surtout institutionnels. C’est pourquoi il n’est pas surprenant de voir que les institutions financières présentes sur le marché sénégalais ont plus trainé les pieds pour accompagner l’Etat comparativement à celles des zones à risques élevés comme le Mali. Ces types d’institutions ont une capacité d’appréciation directe et froide de la situation dans le pays où elles évoluent et leur position influence de façon certaine les comportements des autres institutions de la zone UEMOA qui vont réagir par mimétisme.
Cependant, la situation est loin d’être catastrophique puisqu’elle n’est qu’une étape qui doit rapidement être dépassée par des actions réfléchies et concertées dans presque tous les secteurs clé de notre économie nationale. Sur ce plan, il y a des actions qui sont annoncées et qui si elles sont bien exécutées pourront permettre d’ici à six ou sept mois une reconsidération des positions par rapport au titre Sénégal.
Dans l’urgence, les adjudications ne devaient et ne doivent pas être la solution pour les recherches de financement au risque de déprécier considérablement la note du Sénégal et ainsi réduire nos marges de manœuvre pour toutes négociations de financement. Il faut privilégier la coopération bilatérale et surtout les bonnes relations avec les partenaires traditionnelles comme la France, la Chine, les Pays arabes mais aussi la relance de la diplomatie économique avec la redynamisation des bureaux économiques au niveau des missions diplomatiques sénégalaises à l’étranger.



Abdoulaye SECK
Analyse Financier
Ancien Conseiller Technique
en économie et finance
Cellule des grands Projets à la Présidence



1.Posté par Madrid le 23/07/2012 18:13 | Alerter
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Il faut saluer votre analyse tres pertinent mais le bureau économique du Sénégal en Espagne ne vaut rien du tout, c´est une femme xesalisée, très arrogante qui passe tout son temps à faire des fautes
Elle dévie les promoteurs espagnols qui se présentent à l´ambassade à ses affaires personnels.
Elle a arnaqué les Sénégalais Espagne sur un projet dit MABALE qui n´a jamais vu le jour.
C´est la madame Wone C´est un bon exemple le bureau Economique de Madrid

2.Posté par Madrid le 23/07/2012 18:15 | Alerter
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Il faut saluer votre analyse trés pertinent mais le bureau économique du Sénégal en Espagne ne vaut rien du tout, c´est une femme xesalisée, très arrogante qui passe tout son temps à faire des fautes
Elle dévie les promoteurs espagnols qui se présentent à l´ambassade à ses affaires personnels.
Elle a arnaqué les Sénégalais Espagne sur un projet dit MABALE qui n´a jamais vu le jour.
C´est la madame Wone C´est pas un bon exemple le bureau Economique de Madrid.

3.Posté par ameth le 24/07/2012 14:47 | Alerter
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Très pertinente comme analyse merci . C'est de cela dont notre pays a besoin et non de bavardage politique politicienne. il nous faut des gens compétents et moins bavards pour faire avancer les choses par ce que l'heure est grave§

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