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La bagarre entre les deux vigiles de «Djolof sécurité» finie à la barre du tribunal

Pour avoir tenté de solder leurs comptes à leur manière, Moustapha Souaré et Arfang Sané, deux vigiles employés par l’agence «Djolof sécurité», en sont venus aux mains.Le premier nommé a comparu hier pour coups et blessures volontaires (Cbv) ayant entraîné une Incapacité temporaire de travail (Itt) de 21 jours au préjudice du second. Risquant ainsi un mois ferme, si le tribunal suit le parquet dans sa réquisition.


Rédigé par leral.net le Samedi 17 Septembre 2011 à 02:07 | | 0 commentaire(s)|

La bagarre entre les deux vigiles de «Djolof sécurité» finie à la barre du tribunal
Moustapha Souaré et Arfang Sané sont deux collègues que le destin a réuni au sein de l’agence «Djolof sécurité», mais qui ne se pardonnent rien. La preuve a été donnée, hier, à l’audience du tribunal des flagrants délits de Dakar, où M. Souaré a comparu pour répondre du délit de coups et blessures volontaires (Cbv), ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (Itt), de 21 jours et commis sur A. Sané.

Sur la genèse de leur différend qui a conduit le plaignant à porter plainte, il a déclaré que le prévenu l’a frappé par deux fois au visage, lui causant des dommages corporels. À la barre, il est revenu sur les faits en confiant qu’«un soir, il m’a trouvé à mon poste de garde, sis au môle 1, dans le parking de la société Grimaldi, et m’a demandé l’autorisation d’entrer dans la zone relevant de ma responsabilité pour régler une affaire. Ce que je ne lui ai pas accordé. Il m’en a voulu. Après cela, il ne m’a plus adressé la parole jusqu’au jour où, sorti me payer un sandwich pour dîner, il est passé demander après moi. C’est à mon retour qu’il est venu m’accuser d’avoir volé des bagages dans un véhicule du parking. Une altercation s’en est suivie. Il m’a, à cette occasion, administré des coups au visage qui m’ont causé des blessures à l’œil. Je me suis procuré un certificat médical et me suis rendu à la gendarmerie du Port de Dakar pour porter plainte contre lui».

Interrogé à son tour, Moustapha Souaré, le prévenu, a soutenu le contraire. Arguant qu’il n’est pas l’auteur des blessures qui lui sont reprochés, il a indiqué que c’est pour se tirer d’affaire que A. Sané a engagé les poursuites contre lui, après s’être blessé lui-même. Selon lui, la réalité est qu’il a surpris vers 1 heure 30 minutes du matin, Arfang Sané qui est un collègue avec qui il partage le même service, sortir d’un couloir du parking avec un lot de vêtements et de chaussures qu’il avait volés. Ce qui avait attiré son attention sur les lieux est qu’il dit avoir entendu l’alarme de plusieurs véhicules résonner. Et que c’est suivant la direction du vacarme qu’il est tombé sur son collègue qui venait de cette direction. Mais, ce qui est à l’origine de leur altercation c’est, à l’en croire, que dès qu’il s’est enquis de l’origine et la propriété des bagages qu’Arfang Sané détenait dans ses mains, celui-ci s’est jeté sur lui, armé d’un couteau. Une confrontation qui ne sera que de courte durée à cause de l’intervention de ceux qui étaient dans les environs, a précisé le prévenu. Sa surprise a donc été de taille, dit-il, lorsque six jours après il a reçu la convocation de la gendarmerie pour la plainte de son antagoniste.
Le conseil de la partie civile, pour étayer les déclarations de son client, s’est appuyé sur le certificat médical qui fait état d’hématomes et de pommettes enflées. Selon lui, c’est le prévenu qui a été trouvé son client, l’a insulté, l’a attaqué et l’a blessé. Pour cette raison, il a demandé que le tribunal, après avoir reconnu le prévenu coupable, lui alloue la somme de 5 millions de F Cfa à titre de dommages et intérêts réunis.

Le procureur estimant que les cbv sont avérés a reconnu l’existence de circonstances atténuantes due au fait que les témoins avaient déclaré que c’est le plaignant qui a insulté le premier de mère le mis en cause. Aussi, il a requis un mois ferme.

Les avocats de la défense ont à leur tour estimé qu’il y a véritablement une excuse de provocation et même de la légitime défense. Après avoir démonté les arguments de son confrère de la partie civile, la défense a sollicité du tribunal, au cas où il estimerait que son client est coupable des faits, une application extrêmement bienveillante de la loi.

L’affaire sera vidée le 21 septembre prochain.

Youssoupha MINE
Source Le Populaire






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