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La chronique politique : Évidences

Les oppositions au président Wade, depuis 2000, exception faite des dernières élections locales, n’ont jamais réussi à se coaliser de manière durable contre le « Sopi ». C’est coalisés que les partis opposés à la Cap 21 depuis 2000, et à « l’Alliance Sopi pour toujours » depuis quelques mois, ont su sortir la tête de l’eau en six consultations électorales majeures depuis la première alternance politique du Sénégal indépendant. Le référendum de 2001, les législatives qui l’ont suivi, les locales de 2004, la présidentielle de 2007 et les législatives boycottées par les vaincus du scrutin précédent : lors de toutes ces élections, le camp du Sopi, largement entraîné par la dynamique Wade, l’a toujours remporté.


Rédigé par leral.net le Lundi 14 Juin 2010 à 12:41 | | 2 commentaire(s)|

La chronique politique : Évidences
En mars 2009, en coalition, « Benno Siggil Sénégal » a remporté les mairies de plusieurs grandes villes dont Dakar, Kaolack, Saint-Louis, Pikine, Guédiawaye, Diourbel ou encore Louga. Les libéraux se sont toujours consolés de savoir que le nombre de suffrages exprimés était en leur faveur lors de ces joutes, mais la réalité de leur défaite s’était fortement conjuguée à l’élan unitaire de l’opposition. Aujourd’hui, cette forte incitation à l’unité a volé en éclats. Il est de la nature de l’évidence qu’elle passe inaperçue. Or, à l’évidence, la seule constante à savoir que l’unité est seule faiseuse de remise en cause est mise à mal pour devenir une variable ; au sein de « Benno », il faudra bien s’y faire, les candidatures seront multiples. Le dernier discours en tant que secrétaire général du Pit de M. Amath Dansokho, à Thiès, a sonné comme une homélie, « un appel à la raison » et à l’union. Sera-t-il entendu ?

Il faut remarquer que trois partis membres de la coalition de l’opposition dite significative se sont signalés lors de la dernière rencontre des mouvements de jeunes, il y a un mois, pour installer une coordination à l’échelle nationale : le Ps, l’Afp et l’Apr. Les trois représentants de ces partis ont reproduit à l’échelle réduite ce qui va se déployer sous peu. Lieu de prospective par excellence des partis politiques, le mouvement des jeunes dit ce que l’on prépare mezza voce en haut lieu. Paradoxalement, les leaders de ces trois formations se sont déjà mis dans la peau du candidat. L’ancien Premier ministre Macky Sall a déjà annoncé qu’il est partant. Un autre ancien chef du gouvernement, M. Moustapha Niasse, secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès, se voit correspondre au profil dégagé par les fameuses conclusions des assises nationales. Au Parti socialiste, la « nouvelle vague », incarnée par les jeunes et les adhérents après la défaite historique de 2000, annonce la candidature du secrétaire général Ousmane Tanor Dieng, surtout pour tuer dans l’œuf celles, originales, qui pourraient émerger...

La réalisation plus que de ce scénario de trois candidats au moins de « Benno Siggil Sénégal » lors de la prochaine présidentielle explique sans doute le récent gel des activités, au sein de la coalition, de « l’Alliance Jëf-Jël ». Son président, M. Talla Sylla, estime en effet que la question de la candidature unique est « la priorité » ; pas le débat sur la nature des institutions. Il semble que conscients de la vacuité du projet, d’influents cercles travaillent pour rendre l’évidence moins amère et faire accepter les candidatures multiples à doses homéopathiques. Dédiés, par essence, à la conquête démocratique du pouvoir, beaucoup de partis et, surtout, les principaux leaders de l’opposition, devraient nier leur raison d’être dans la vie publique si, par une transcendance des ambitions personnelles, « Benno » parvenait à mettre un seul candidat face au président Wade et à tous les (nombreux) autres...

L’opposition reste calée dans le débat sur le principe même de la candidature unique. Déjà qu’en parler et évoquer la faible probabilité de sa survenue expose à la vindicte, voilà que cette mystique éloigne de plus en plus de la construction d’un programme alternatif de gouvernement à proposer aux électeurs et à l’élaboration de la réponse à la fameuse question : que faire en cas de victoire....

Apposer sa signature au bas des bonnes intentions qui suintent des conclusions des assises nationales a été un geste de haute portée symbolique pour les cadors de l’opposition. Ils ne pouvaient pas faire moins. Seulement, les demandes de contrition, d’effacement et renoncement seront « pour les autres ». Du moins, c’est ainsi que le comprennent les militants adossés, notamment pour le Ps et l’Afp, à la recherche d’un retour de légitimité historique. La masse critique qui avait fait sublimer l’opposition au régime du président Diouf, entre 1998 et 2000, a-t-elle été atteinte ? Tous les comptes ont-ils été définitivement soldés ?

La Ca 2000 puis le Front pour l’alternance avaient un candidat tout trouvé. Ce qui n’est pas le cas pour « Benno » aujourd’hui. A moins de deux ans de l’échéance présidentielle de 2012, la majorité connait déjà son candidat ; ce qui n’est pas le cas de « Benno ».

Par ailleurs, une sorte de chantage moral pèse sur la conscience de beaucoup de leaders : qui va endosser la responsabilité de l’effritement ? Dans cette perspective, une modification du calendrier électoral ne serait pas pour déplaire là où on le pense le moins...


Par Samboudian KAMARA




1.Posté par feuze le 14/06/2010 19:43 | Alerter
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1 - video: passeurs de drogue
2 - Audio Zillane Mbeungue le fou qui se venge très
bien
MORT DE RIRE
sur: d**a*k**a*r*o*n**l*i*n*e* . n*e*t

2.Posté par Hamiou DIA le 15/06/2010 12:44 | Alerter
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le BSS est né à quelques jours des élections locales de 2009 avec l'arrivée de l'AFP et de l'APR. Il a remplacé le FSS. Il est clair que le BSS était seulement pour les élections locales. Donc après les locales de 2009 le BSS n'existe plus. La réalité de l'élection présidentille étant différente de celle locale, il est évident que le BSS ne peut pas résister aux exigences de l'élection présidentielle. Il lui est impossible de soutenire un candidat du BSS qui n'existe plus !
Si l'opposition tient à survivre elle n'a qu'à trouver un autre système d'alliance ( hypothétique ) pour contrer le candidat du SOPI. Et l'histoire a déjà montré que le pape du SOPI est de loin plus fort que tous les opposants de ce pays .
Ainsi le BSS est déjà enterré sans héritier !

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