leral.net | S'informer en temps réel

La lutte sénégalaise dans les médias.

Nous avons l’habitude d’entendre que : « trop de communication tue la communication ». On est peut-être à ce stade en matière de communication sur la lutte. Si on accepte qu’on ne peut pas ne pas communiquer, on constate que les médias notamment les télévisions sénégalaises en font trop. Malheureusement cela n’est que la conséquence d’une terrible concurrence. Mais les animateurs de ces chaînes de télévision doivent faire attention à l’effet boomerang de ce tapage médiatique extraordinaire qui entoure les différents combats de lutte dans l’arène. Il n’y a presque plus de nivellement tout combat est prétexte pour des émissions, des commentaires et directs à n’en plus finir.


Rédigé par leral.net le Mercredi 17 Février 2010 à 20:57 | | 0 commentaire(s)|

La lutte sénégalaise dans les médias.
Il est vrai que la lutte a relégué presque au second plan le football sur le paysage médiatique sénégalais. Ce qui est l’origine de la naissance des journaux dédiés à la lutte, de plusieurs émissions à la télé et à la radio. Le football sénégalais en nette régression a facilité cet état de fait. D’ailleurs ce n’est pas un mal de donner à la lutte cette place dans les médias, c’est notre tradition. Seulement rien n’explique la diffusion à longueur de journée des annonces des prochains combats et les rediffusions bien calculées surtout de la chaîne publique(RTS) et la première chaîne privée (2STV). Il y’a peut-être un risque : en voulant trop satisfaire les annonceurs on risque d’indisposer les téléspectateurs. En plus pour certains théoriciens : « il n’y a pas de contrainte dans la communication de masse ». Ce n’est pas la peine d’en rajouter il y’a un juste milieu !

La course vers ce produit, la lutte qui est présentement très vendable explique des partenariats entre des chaînes de télévisions pour des couvertures communes. C’est une belle retrouvaille ! Le CNRA qui dénonçait un fait similaire relativement à un débat politique n’a pas d’arguments pour interdire une telle initiative. Cela ne signifie pas priver le public l’accès à une information plurielle c’est plutôt faciliter l’accès.

Loin de nous l’idée de dénoncer le travail des télés sur la vulgarisation de la lutte, si ce n’est pas déjà faite ? Le travail des médias est très important à ce niveau. Tout de même vous convenez avec moi que l’aspect communicationnel pose problème. Si nous vivons le temps du « être c’est être aperçu », le risque est gros de se retrouver rejeter parce que trop aperçu. Demandons aux conseillers en communication du Président de la République et à « leur télé ». L’autre problème c’est la dimension journalistique de la question. La lutte est aujourd’hui à la Une de bien des journaux, elle ouvre les pages sport des radios et télés avec seulement des jeunes reporters qui commencent à y prendre goût, pendant ce temps des communicateurs traditionnels y vont à cœur joie sans tenir compte toujours de l’aspect journalistique. Des consultants sortent d’un peu partout. Une anecdote symbolique, un reporter d’une grande radio de la place faisait un direct lors d’un combat de lutte. Il a tout dit sauf qui a gagné entre les deux lutteurs à la fin de la partie. Notre reporter après un : « il l’a terrassé » était occupé pour recueillir les impressions de quelques autorités et notables bien ciblés dans les gradins. Depuis la rédaction, les confrères ont regardé la télé pour donner le nom du vainqueur. Moralité : avec les communicateurs traditionnels, les préoccupations sont parfois ailleurs.

Il est nécessaire comme cela se fait dans le cadre du football d’organiser des sessions de formation sur les médias et la lutte mais aussi sur sa couverture médiatique.

La lutte à la télé c’est beau mais beaucoup de choses est à revoir !



NDIAGA DIOUF. Journaliste.

ndiagadiouf2005@yahoo.fr






Hebergeur d'image



Hebergeur d'image