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La mobilité urbaine à Dakar, un frein à l’émergence !

Communément appelés embouteillages, les bouchons de la circulation existent presque dans toutes les grandes métropoles au monde. Mais à Dakar, ils sont devenus un véritable chemin de croix pour les habitants. Les automobilistes y passent trois à quatre heures voire plus par jour non sans conséquence sur l’ensemble de l’activité économique. Les Dakarois se réveillent chaque jours vers 4 heures du matin pour se diriger vers les lieux de travail : en taxi, en car rapide, en DDD etc.


Rédigé par leral.net le Jeudi 18 Décembre 2014 à 09:28 | | 6 commentaire(s)|

La mobilité urbaine à Dakar, un frein à l’émergence !
Quand le bouchon atteint son peak (point culminant), il n’épargne personne où le désordre des uns et des autres l’emporte sur le respect des règles. Et, ces derniers mois le calvaire des conducteurs est devenu tout simplement incommensurable. Nous en savons quelque chose, nous qui vivons quotidiennement au cœur du goulot d’étranglement que constituent les abords de la VDN, de l’autoroute, de la Corniche, etc. Non, nous ne faisons pas allusion ici aux conséquences de l’exiguïté des routes par rapport au flux du parc automobile toujours plus croissant (tiens, en voilà un autre indice capital de développement humain à prendre en compte).

Nous faisons allusion aux comportements des uns et des autres face aux scènes d’embouteillage monstre qui sont désormais devenues le lot quotidien des Dakarois. Ces derniers endurent chaque jour des situations chaotiques aux différents points névralgiques de la ville où, pour un rien, on tombe dans l’impasse totale du fait de l’inconséquence de certains automobilistes qui n’en font qu’à leur tête. Car, ne nous voilons pas la face, le vrai problème reste et demeure l’inconscience, disons même le comportement irresponsable, de certains usagers. Prenons l’exemple de la situation qui sévit, chaque matin aux heures de pointe, sur le tronçon allant de Cambérène à l’Hôpital Abass Ndao.

Cette voie qu’empruntent la plus part des acteurs économique, comme tout le monde se rend au bureau presque au même moment, cette route est devenue le point de passage obligé, le cafouillage s’y installe tous les matins. Ce qui est tout à fait normal et acceptable. Mais ce qui irrite dans cette affaire, c’est le comportement de certains automobilistes qui, brûlant la politesse, aussi bien aux autres usagers qu’aux agents de la circulation déployés aux différentes intersections pour gérer le trafic, jouent aux perturbateurs. En effet, il n’est pas rare de voir des automobilistes se détacher de la longue file de véhicules pour dépasser tout le monde et aller plus loin bloquer le passage à ceux qui viennent dans le sens inverse. Ainsi s’instaure inévitablement une situation d’impasse totale au niveau des intersections.

D’autres ne se gênent point pour stationner à la hauteur d’un commerce pour marchander le prix d’un produit, obligeant les autres usagers se trouvant derrière eux à une longue attente. Sans compter la présence des animaux (en l’occurrence le troupeau de bœufs) qui arpentent chaque matin ce tronçon. Tout ceci, vous en convenez, frise le manque de respect à l’égard des autres usagers, des lois de la République, ainsi que des agents chargés de veiller à l’application stricte de la loi. Devant de tels faits, et étant établi qu’on ne peut pas développer notre pays avec de telles mentalités, nous invitons les agents de la circulation à se donner les moyens appropriés d’imposer le strict respect des règles. Il est temps que nous nous imposons une certaine discipline dans la circulation. Si nous ne pouvons pas faire l’effort d’y arriver par nous-mêmes, alors il faudra que force reste à la loi.

Les embouteillages coûtent plus de 960 milliards de Francs CFA au Sénégal sur une année, cela représente 800 000F/an pour chaque foyer se déplaçant en voiture. Ce coût global est le résultat de l’addition des coûts directs (en carburant et en temps perdu) et indirect (répercussion sur les prix des biens et services vendus par les entreprises). Malgré les efforts des autorités, rien n’indique que la situation peut s’améliorer. Alors il faut chercher une solution alternative à ce phénomène. Pourquoi ne pas remettre le projet de tramway sur les rails à Dakar. Le petit Manhattan qui est Dakar doit avoir des infrastructures modernes. Pourvu qu’on n’assiste pas à des embouteillages sur les rails !

Patrice SANE
Militant APR
Membre de la CCR et du Club des Intellectuels et Cadres Républicains (CICR)






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