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La politique, ce sport d’élite - Par Ibra Pouye


Rédigé par leral.net le Dimanche 28 Juin 2015 à 11:40 | | 0 commentaire(s)|

La politique, ce sport d’élite - Par Ibra Pouye
Ah, le Panthéon ! Ce Panthéon, qu’il est beau ! Qu’il est sublime ! Qu’il nous fait rêver, avec son joli décor ! Ah, l’oraison funèbre ! Qu’elle est belle, cette oraison, dédiée à quatre grands résistants français de la seconde guerre mondiale et de la France sous l’occupation du 3e Reich! Merci à Geneviève Anthonioz de-Gaulle, à Pierre Brossolette, à Germaine Tillion et à Jean Zay ! Tous les français d’âges , de contrées et de classes sociales confondus, se sont donné rendez-vous dans ce lieu ô combien mythique où tout bon français aimerait voir ses restes y reposer. Fort de café non, cette expression? Quatre très jolies et émouvantes histoires de résistance qui ont donné une fois de plus une renaissance à la république française.

L’hommage rendu à ces quatre braves et illustres personnalités, en plus d’être solennel, regorge d’un aspect actuel voire très politique : les valeurs de la République. Mais nous sommes dans une République qui va à vau-l’eau avec ses valeurs secouées par des scandales politiques à n’en plus finir. Et si nous revenions sur terre et que nous nous approchions du soleil comme Icare, jusqu’à nous brûler les ailes ? Et si nous parlions de cette chose qu’est la politique ? Et si nous essayions d’appréhender la quintessence de ce mot qui nous interpelle nous tous ? Plein de sens pour les uns et vide comme le creux de la main pour les autres.

De nos jours, quand on parle de politique, on fait plutôt référence à un cercle d’amis ou de connaissances, mû par un appétit du pouvoir, qui cherche vaille que vaille, à s’accaparer de la soi-disant richesse du peuple, si infime soit-elle. De nos jours, parler de politique, équivaut à du vide pour les masses. En effet, ces dernières s’intéressent de moins en moins à la chose politique. Hélas, cette politique que nous fuyons, est là. Nous ne pouvons pas nous en dépêtrer tellement elle est en nous. Elle nous a dans la peau étant donné que la vie est politique dans ses aspects social et sociétal.

Certains, plus malins que ceux qui hésitent, en ont fait leur métier. Et ces derniers en ont fait, in fine, leur fond de commerce. Bankable est la politique. Effectivement, elle rapporte gros. Elle fructifie les relations que ces soi-disant commerçants tissent entre eux. L’on parle de lobbys, de clans, de réseaux qui profitent à une certaine élite du peuple. L’on parle de politique clanique ou tribale. En effet, ceux qui se ressemblent, s’assemblent comme un vol d’oies sauvages. La politique d’aujourd’hui, c’est savoir à qui profite ce jeu auquel quelques personnes s’adonnent nuit et jour et vont même jusqu’à vendre leur âme au diable. Jeu de dupes. Jeu du mieux-mieux. Quand on dit politique, l’on pense aux affaires de la Cité. Cette cité, c’est nous. Il est une perte de temps que d’essayer de s’en sortir. Est-elle taillée pour ceux qui se réclament de l’élite ? Question à laquelle nous devrons répondre et qui peut être étayée par quelques exemples très contemporains. Mais essayons de nous souvenir du passé et versons dans l’histoire récente ! Faire de la politique, c’est essayer de résoudre les problèmes auxquels est confronté le peuple. Faire de la politique un sport d’élite, c’est faire face aux difficultés que rencontre le peuple qui vous a porté au pinacle.

Depuis la nuit des temps, l’Homme a toujours considéré que ce domaine de prédilection, appartient à une certaine catégorie de personnes que l’on nomme élite. Oups ! La crème pensante, s’exclament certains ! Mais excusez-moi de cet écart de langage qui ne m’honore pas. Laisser ce terrain de jeu fertile à celles et à ceux qui se réclament de cette pseudo-élite, c’est en quelque sorte, baisser les bras et laisser la place à celles et à ceux qui prétendent nous gouverner. Car gouverner, c’est prévoir. Un simulacre ? Un leurre ? Gouverner, s’inscrit dans la durée. La durée, c’est ce qui peut amener le doute dans un processus de maturation. Donc, j’ose donner raison au général Charles de Gaulle, cet esprit éclairé, l’un des sauveurs de cette douce France, chantée sur tous les faîtes du monde, et qui est devenue austère et méchante sous nos cieux. Cette France qu’on aime ou qu’on quitte, veut son quart de nègres et de bougnoules. Allez demander cela à Nicolas Sarkozy avec cette boutade et cette foucade, ‘’Je veux un noir ou une noire de préférence dans mon équipe’’ et à Robert Ménard, l’homme des deux extrêmes, valsant de la gauche à la droite tel un danseur de tango, avec son quota d’arabes dans les écoles de la République. Saletés de politiques ! Haro sur ces mauvais moissonneurs de politique politicienne qui tentent de mettre la République dans un cul-de-sac et à feu et à sang !

Cette République que nous aimons et honnissons en même temps avec son triptyque de Liberté-Egalité-Fraternité, est loin d’être parfaite. La France, en panne d’idées, se cherche. Elle essaie de trouver des solutions et se recroqueville. Elle bloque ou semble tergiverser tel un funambule sur une corde raide. La société se replie sur elle-même et renferme des relents racistes et fascistes. On passe d’une douce France à une France aigrie et dépassée. Même le Maroc marche sur les prébendes de la France. Titre à la une de certains médias: Le royaume chérifien et sa politique expansionniste en Afrique de l’ouest. Incroyable mais vrai ! L’élite française est en émoi et semble perdue.

Finalement, que cherche cette élite qui nous gouverne et dont on égrène ses exploits, ses carences et ses errements ? De la visibilité sur le plan international ? D’un règne sans partage du pouvoir? Apparemment, elle cherche de l’admiration, de la reconnaissance et de la célébration. Cette élite qui nous gouverne, devrait prendre de la graine auprès de François Hollande, avec sa phrase on ne peut plus populaire, prononcée lors de son discours au Panthéon, au sujet de ces quatre vaillants résistants cités en préambule,« (…)Admirables , sans avoir voulu être admirés ; reconnus, sans avoir cherché à être connus ; célébrés, sans avoir imaginé être célèbres, ces quatre grands Français incarnent la Résistance, l’esprit de résistance. » Reconnaissons à François Hollande cette clairvoyance empreinte d’humilité, de démocratie et de courage dont devrait s’inspirer toute cette pseudo-élite pour nous gouverner.

POUYE Ibra
ibpo2004@gmail.com







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