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La politique nous étouffe !

C’est un fait indéniable que la politique au Sénégal occupe tout l’espace public. Il en est ainsi presque partout dans le monde. C’est peut-être parce que tout revient à la politique, cet art de gérer la cité. Seulement cela ne doit pas justifier un débat politique perpétuel et une campagne électorale permanente chez-nous. Ils sont forts nos hommes politiques, au premier rang on ne peut pas empêcher de désigner le Chef de l’Etat.


Rédigé par leral.net le Mercredi 3 Mars 2010 à 03:21 | | 1 commentaire(s)|

La politique nous étouffe !
La preuve tous les actes qu’il pose font débat et sont pris avec beaucoup de recul par les membres de son opposition. Mais comme dans un coup monté, l’opposition et la mouvance présidentielle sont parvenues à orienter le discours religieux vers leurs préoccupations. C’est le spirituel qui pose le débat pour le temporel, la religion crédibilise le discours politique, le peuple simple n’y voit que du feu. La presse et la société civile débordées de toute part ne servent qu’à donner des coups de pouce.

Ainsi nos chefs religieux malgré eux s’invitent dans ce débat politique. Leurs appels pour la paix en Casamance, le règlement des difficultés du monde paysan, le dialogue sincère entre les politiques sont appropriés par ces derniers. Heureusement pour l’heure leurs soucis restent le bien des citoyens sénégalais. Les marabouts qui sont dans les rangs du jeu politique pour leurs intérêts personnels peuvent revoir leur copie, nous avons les yeux bien ouverts !

Ce qui peut donner du fil à retordre à tous les observateurs du jeu politique, c’est ce penchant du Président à donner des interviews à gauche et à droite sur les médias internationaux : Express, Marianne, la Voix de l’Amérique, Vox Africa… Peut-être une volonté de maintenir le débat intense et sans répit. Comme disent nos cousins ivoiriens : « Président ballon à terre ! ». Concentrez-vous sur le reste de votre mandat pour faciliter les affaires à votre successeur, seuls les sénégalais sont les distributeurs des cartes. La conservation du pouvoir est fonction de la résistance ou de l’accord des gouvernés. Travaillez pour nous ! Le pouvoir de l’Etat est fait de l’abandon des pouvoirs individuels ainsi délégués à une autorité, qui en tire sa souveraineté, en échange de bienfaits attendus et promis au premier rang desquels l’organisation du bien commun. En attendant 2012 vous pouvez faire le bilan, vous allez voir qu’il est temps d’accélérer le rythme des réalisations de tous les chantiers, si bien sûr les moyens le permettent.

Qu’est-ce qu’on peut attendre du dialogue politique entre l’opposition et la mouvance présidentielle ? Rien du tout ! Est-ce que le Président va intégrer des membres de l’opposition dans son gouvernement ? Si c’était le cas qu’est-ce qui va changer dans notre quotidien ? Le Président va-t-il remettre son mandat sur la table et organiser des élections anticipées pourquoi faire ? Lui qui a tous les pouvoirs entre les mains. Les observateurs les plus avertis peuvent nous donner des issus d’un éventuel dialogue ? Ce sera difficile de sortir de la réalité : les uns gouvernent, les autres s’opposent, les observateurs veillent en attendant une prochaine alternance politique. Parmi ces observateurs, les guides religieux malgré tout ont encore leur puissance de frappe. Ce qui explique les vas et viens incessants des politiques vers toutes les capitales religieuses. La religion doit rester au service de l’intérêt général et pour Serigne Moustapha Sy : « l’heure est à la prise de conscience ». Etre conscient d’une chose c’est savoir quelle est là et en être inconscient c’est ignorer sa présence. Nous sommes conscients d’une chose : la vie est difficile au Sénégal et souvent injustement. C’est ici le combat !

NDIAGA DIOUF. Journaliste

ndiagadiouf2005@yahoo.fr



1.Posté par Ben Foster le 03/03/2010 11:48 | Alerter
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Comment ça peut être autrement? La politique nous tue avec son lot de violence! Si vous voyez bien, au Sénégal, ce sont les politiciens qui sont les plus riches alors que pour la plupart du temps, ils ne travaillaient pas avant de faire de la politique. Un pays où les politiciens sont le splus riches ne peut jamais se développer. Ils auront tendance à capter à leur niveau toutes les ressources qui doivent revenir aux populations. Déjà, quand un investisseur est prêt à mettre en place un projet, les politiciens demandent leur part sinon le projet ne verra jamais le jour. C'est le cas avec le projet immobilier des parcelles assainies que Moussa SY a bloqué parce que n'y trouvant pas son compte. Si les initiateurs lui avaient donné une part, vous verrez comment ça va se passer. Abdoulaye Wade, Modou Diagne Fada, Alioune Sow, Mamadou Lamine Keita, Karim Wade, Ousmane Masseck Ndiaye (ancien postier), Abdoul Aziz Sow, Oumar Sarr, Mamadou Dio Decroix, Landing Savané, Ousmane Tanor Dieng, Innocence Ntab Ndiaye, Aminata Tall, Ndèye Khady Diop, Abdoulaye Wilane, Barthélémy Dias, n'ont jamais travaillé ou occupaient de spostes bidons avant d'arriver dans la politique. C'est la politique qui a fait leur promotion! Et tant qu'ils seront là, ils feront tout pour sauvegarder leurs intérêts.

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