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La politique ou les limites d’un exercice efficace du pouvoir.(SILIMA NIEUMBE DIOUF)


Rédigé par leral.net le Mercredi 7 Août 2013 à 08:09 | | 1 commentaire(s)|

Une fois installé au pouvoir, le souci d’un parti ou d’une coalition de partis c’est de se maintenir. L’idée en soi est acceptable, en ce sens que notre charte fondamentale permet à un président, une fois élu, de briguer un second mandat. Mais, le problème réside dans la manière de procéder.
Au Sénégal, on a observe avec désolation, depuis 2 000, la psychose de perdre le pouvoir au bout de cinq ans, frisant parfois la parano qui habite les régimes en place. Pourtant, que ce soit en 2000 ou en 2012, il s’agit bien d’une alternance, un mandat de rejet de la politique actuelle et un choix pour une nouvelle démarche accordé par le peuple. Une occasion d’analyser la situation et d’entreprendre des ruptures et des réformes profondes. Hélas, les promesses de rupture et de changement ne durent que le temps d’une rose, avant d’être rattrapées par la « realpolitik » sénégalaise. Une culture politique qui consiste à se maintenir au pouvoir par la massification en pratiquant la transhumance et le débauchage, la rhétorique permanente dans les médias et parfois même la menace. L’idée de bien travailler et de présenter un bilan aux populations n’agrée pas nos hommes politiques. Ils ont conscience du jugement du peuple sénégalais et pensent pouvoir l’influencer qu’en période de campagne électorale. C’est pourquoi, une fois au pouvoir, le régime tolère difficilement une opposition dynamique, pourtant indispensable à toute démocratie. Il ne s’imagine pas ne pas posséder des mairies, des conseils régionaux réputés avant la prochaine présidentielle. Ainsi, il s’emploie énergiquement à s’emparer de bastions électoraux par la transhumance, le débauchage à coup de postes ou de millions dans le seul but, nous dit-on de massifier le parti. Mieux, et c’est marrant, des personnes jusque là inconnues, sans leadership politique, affichent leur ambition de diriger une collectivité par le seul fait qu’elles occupent une station de député, DG ou de ministre avec une suffisance qui n’a d’égal que leur arrogance ou leur activisme démesuré. Car, être ministre ou DG membre de l’APR ne suffira pour détrôner Khalifa Sall de la mairie de Dakar. Il est cohérent, élégant, efficace et aimé des dakarois. Son homonyme de Président, au lieu l’encourager et de consolider son travail pour le rayonnement de notre capitale, instruit aux responsables de son parti de gagner leurs localités au risque de perdre leur fromage.
Les tenants du pouvoir préfèrent les garanties politiques offertes par les transhumants sans scrupules et sans représentativité à l’évaluation de leurs performances économique, sociale, institutionnelle, environnementale par le peuple en 2017.
On ne s’étouffe point à s’entourer de conseillers, de ministres conseillers, de chargés de mission sans aucune utilité et qui appauvrissent davantage le contribuable sénégalais. Beaucoup d’entre eux pouvaient rester à l’Université ou dans le secteur privé et apporter leur contribution comme c’est le cas du doyen Amadou Moctar MBOW ou de ATTALI en France.
Ensuite, on promet la rupture mais on se garde de supprimer les agences et directions pléthoriques et inefficaces dans l’espoir d’entretenir une clientèle politique propice à la massification. On essaie de charmer la presse qui est injustement privilégiée et qui n’aide pas les gouvernants à s’éloigner de la politique, leur sujet favori.
Enfin, on veut des alliés dociles, aphones. Des alliés qui chargent le jour dans les médias et déchargent la nuit au sortir du palais après avoir obtenu un strapontin. Par contre, ceux qui émettent des critiques ou remarques objectives sont embarrassants et menaçants. Ils doivent être combattus au détriment de la rupture prônée. Depuis la sortie du leader de Rewmi le 25 mars dernier le navire APR est en eaux troubles. Une situation qui n’arrange pas les choses dans la dynamique de rupture d’avec la politique politicienne.
Nous faisons partie de ceux qui, sans supporter Idrissa Seck, pensent que ses critiques sont fondées. La situation économique et sociale actuelle ne laisse pas beaucoup de place à une autre analyse. La démarche suivie par le président Macky Sall, c’est un secret de polichinelle, ne débouchera ni sur la création de 500 000 emplois ni sur la de la couverture médicale universelle en 2016.
La vision du Chef de l’Etat n’est pas encore bien comprise des sénégalais. Il a beaucoup été diverti par le débat sur la durée du mandant du président de l’assemblée nationale et surtout par les responsables du PDS qui ont réussi à imposer un agenda unique pendant presque deux ans : la traque des biens mal acquis. Il n’a même pas eu le temps de bien accélérer le rythme de parachèvement des bons chantiers de Wade, de bien juguler la demande sociale. La politique a pris le dessus sur tout et continue malheureusement d’entraver la gouvernance sobre et vertueuse, en somme le retour à la croissance promis par la nouvelle équipe. N’ayant pas pour l’instant beaucoup de réalisations à faire valoir et pris de panique, le pouvoir semble résolument se tourner vers la politique vers le seul aspect visible du Yonu Yokuté : la politique. En effet, quand on fait part d’une notaire qui a rejoint l’APR à une heure de grande audience dans une rencontre solennelle au palais, il y a lieu de s’inquiéter sur le chemin pris pour arriver à la rupture. Tout le monde sait que la transhumante politique dont il est question, hormis des informations confidentielles sur Idy, ne peut faire trembler une mouche politiquement parlant.
Malheureusement, le pouvoir comme la presse n’a pas compris que ce sujet n’occupe pas les sénégalais plus tournés vers le Ramadan et la Korité. Nous sommes persuadés que nos concitoyens n’auront aucun état d’âme à permettre à la coalition au pouvoir de réaliser un exploit inédit au Sénégal : faire un seul et unique mandat. C’est une réalité universelle très actuelle qui a emporté Sarkozy et qui risque de devenir l’arme fatale à la disposition des sénégalais. Une arme qui nous permettra de lever les freins au développement économique et social en réduisant le politique au simple citoyen qui aspire à participer à la gestion de la Cité dans l’intérêt des populations.




SILIMA NIEUMBE DIOUF
mohalamdiouf@gmail.com




1.Posté par ahd le 07/08/2013 08:53 (depuis mobile) | Alerter
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Sui pa engagé mais même les yeux fermè je voterè khali sall

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