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La réduction de la mortalité compliquée par le déficit de gynécologues et de sages-femmes

La réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile est rendue difficile au Sénégal par un déficit de gynécologues et de sages-femmes expérimentés, même si d’énormes efforts ont été consentis, a affirmé samedi le Dr Mbaye Paye, secrétaire général adjoint du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES).


Rédigé par leral.net le Dimanche 15 Avril 2012 à 16:17 | | 0 commentaire(s)|

La réduction de la mortalité compliquée par le déficit de gynécologues et de sages-femmes
"Nous nous sommes rendu compte qu’il n’y a pas assez gynécologues et que la majeure partie de ces gynécologues et autres sages-femmes sont à Dakar. Il fallait mieux répartir ces ressources humaines au niveau des quatorze régions du pays, surtout que la mortalité maternelle et infanto-juvénile est très élevée dans certaines régions du Sénégal, notamment à Kolda et autres zones reculées où il y a un déficit en sages-femmes, en gynécologues et infirmiers et aides-infirmiers", a déclaré le Dr Paye.

S’exprimant dans le cadre d’un atelier de partage du Programme national de développement sanitaire et social 2009-2018, il a signalé un autre problème qui freine les efforts de réduction de la mortalité maternelle et infanto-juvénile.

Celui-ci est, selon lui, lié au manque d’infrastructures adaptées, de produits d’urgence dans les maternités, de boîtes d’urgence, d’ambulances médicalisées, entre autres.

Selon le secrétaire général adjoint du SAMES, cette situation fait que le personnel médical est confronté à un problème de mortalité néonatale, de réanimation et de transport des malades vers des structures sanitaires plus compétentes.

Le Dr Mbaye Paye à par ailleurs relevé le faible taux de prévalence contraceptive en matière de prévention familiale.

"Avec 10% seulement de taux de prévalence contraceptive au niveau national, la situation est aggravée par des tabous liés, entre autres, à des problèmes culturels, qui font que la prévalence contraceptive est très faible, alors qu’elle devrait atteindre, au moins, 25 à 30%", a indiqué Dr Paye, par ailleurs médecin-chef du centre de santé municipal de Hann sur mer, à Dakar.

Il a révélé que le SAMES envisage de produire une nouvelle plateforme à présenter aux nouvelles autorités sénégalaises, par rapport à l’élaboration d’une politique sanitaire, en mettant en exergue le besoin d’une couverture médicale universelle au Sénégal.

"Au Sénégal, la couverture médicale universelle reste encore très faible, avec un taux de 20%. Donc, il y a 80 % de la population sénégalaise qui ne sont pas couverts", a signalé le Dr Mbaye Paye, cardiologue de formation, qui estime qu’il faut trouver des mécanismes pouvant permettre l’effectivité de la couverture médicale universelle au Sénégal.

"Notre principale revendication c’est une couverture médicale universelle, ensuite la réforme hospitalière", a-t-il précisé.

Pour le SAMES, a-t-il indiqué, l’accès des pauvres et des populations rurales aux services de santé spécialisés, le coût de la prise en charge des soins élevés, l’absence de couverture médicale universelle, la vétusté du plateau technique constituent encore des enjeux et des défis majeurs pour le Sénégal.

P.-S.
ADE/ASG






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