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La rentrée des classes plombée par la Tabaski

C’est hier que s’est déroulée la rentrée des classes dans tous le territoire nationale. Mais, dans Dakar et sa banlieue, les écoles publiques peinaient à recevoir leurs élèves. D’aucuns estiment que c’est la fête de la Tabaski qui en est la cause.


Rédigé par leral.net le Jeudi 10 Octobre 2013 à 15:05 | | 1 commentaire(s)|

Pour la rentrée des classes, hier, seuls quelques rares élèves étaient présents dans les établissements. En effet, certains enseignants ont même brillé par leur absence. A l’occasion, le ministre de l’Education nationale a fait une visite dans certaines écoles. Le directeur de l’école primaire Mor Sy de Grand Yoff, où le ministre a démarré sa visite, lui a expliqué : « Les gens ont pensé que l’ouverture devait se faire après la fête de la Tabaski. C’est pourquoi nous n’avons pas reçu autant d’élèves ». Le constat était le même au Cem de Keur Massar-Zone de recasement et au lycée de Plan Jaxaay. Certains parents d’élèves estiment que l’ouverture des écoles devrait être programmée après la fête de la Tabaski puisque, présentement, ils sont plus préoccupés par les préparatifs de l’Aid El Kébir que par la rentrée des classes. Cependant, le ministre a interpellé la fédération internationale des parents d’élèves et étudiants pour une sensibilisions afin que les élèves rejoignent les écoles.

Fatou Camara



1.Posté par dian diakité le 19/10/2013 12:12 | Alerter
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TABASKI 2013 : derrière les moutons de Tabaski, la ‘’moutonnerie sociale’’


Le brouillard est passé. Derrière la fête du mouton, la ‘’Tabaski’’, l’éclaircie laisse voir un pan des moutonneries de la société sénégalaise préparant la grande fête musulmane.
« Encore une occasion de se faire belle ! Mais, avec mes cheveux de négresse… Couac ! Il me faut mettre de l’ordre dans tout ça.
 Il me faut des cheveux …, blonds, gris, noirs, longs, lisses, et naturels ; mais pas synthétiques ! Pour mes ‘’soins esthétiques céphaliques’’, je dégage 250 000 f CFA (deux cent cinquante mille francs CFA).
 Une tête bien arrange, à la mode, réclame indubitablement une couture stylisée l’avenant, donc 300 000 f CFA (trois cents mille francs CFA).
 J’ai aussi l’occasion de revisiter beaucoup de vitrines de la capitale pour me chausser : je débourserai donc 250 000f CFA (deux cent cinquante mille francs CFA).
 Quand je marche, une pochette de marque lestera bien ma main gauche : je réserve 100 000 f CFA (cent mille franc CFA) pour ça.
 Le mouton est l’affaire des enfants. Je laisse les enfants s’en occuper. Hier, ils ont acculé leur père qui leur avait promis un mouton pour fêter la ‘’Tabaski’’ » :
- « Ecoute papa le bêlement du mouton de notre voisin… » ; « Papa écoute… ».
- « Bon ! Ce n’est pas grave ! Demain j’irai chercher 100 000f CFA (cent mille francs CFA) pour vous acheter un bélier moyen… ! »
Somme toute, la maisonnée a passé une très bonne fête de ‘’Tabaski’’ avec une valeur absolue de 1 000 000 f CFA (un million de francs CFA). Cette somme non investie est dépensée en consommation, donc consommée. Elle provient du budget familial qu’elle a corrodé au lieu de la consolider. C’est ici un cas familial de prédation des ressources d’une maisonnée représentatif de la société sénégalaise naïvement chevillée à une sociologie de folie de grandeur. Le cas est explicatif à l’échelle locale des échecs des politiques de lutte contre la pauvreté. Si un Nouveau Type de Sénégalais (NTS) doit émerger au Sénégal, la cellule familiale de base a l’obligation de substituer la production et l’accumulation des ressources à la consommation et à la prédation des biens acquis au de peines vaines.


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