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La traite des charlatans

« Lorsqu’on voit des gens très instruits contempler sans broncher l’oppression et la persécution, on ne sait pas ce qu’il faut mépriser de plus de leur cynisme ou de leur aveuglement.»
Georges Orwell


Rédigé par leral.net le Dimanche 13 Septembre 2009 à 16:53 | | 0 commentaire(s)|

Les périodes pré et post-hivernales en basse et moyenne Casamance sont réputées être celles de toutes les maladies infantiles. Lorsque ces périodes pointent à l’horizon, les mères, par groupes, s’approchent des vielles praticiennes - même s’il y a des hommes en petit nombre- pour se faire confectionner des gris--gris sensés protéger les enfants à bas âge de ces maladies. Et, miraculeusement, les porteurs de ces objets étaient vaccinés contre ces maladies bénignes. Pourtant dans le voisinage tout le monde savait que ce sont, parfois, ces mêmes femmes qui jetaient leur mauvais sort dans la rue afin de gagner un peu d’argent et faire face à ces périodes de soudure. On les appelle des charlatans. La déclaration d’Abdoulaye Wade, à son retour de villégiature, ressemble bien à celle de ces femmes qui diffusent gratuitement le mal et promettent de les guérir. Et celle de Samuel Sarr, se découvrant des ennemis tapis dans des mafias pour le faire partir, n’obéit qu’à cette règle de fonctionnement du charlatanisme. Et, comme des griots obligés de chanter les louanges d’un Cééddo, des journalistes alimentaires, toute honte bue, tentent de nous faire gober cette ce mensonge qui veut que le ministre de l’Energie, pour sortir ce pays des ténèbres, aurait trouvé 5 milliards de FCFA et qu’une vingtaine d’autres milliards lui seraient promis. Comme quoi, après avoir mis notre secteur énergétique à genou, le ministre de l’Energie va le remettre à marcher. Au même moment il fait passer la hausse des prix des produits d’hydrocarbures. Car, il ne faut plus se voiler la face, les caisses de l’Etat sont vides et les hommes de Wade vont tout mettre en place pour mieux nous voler nos maigres ressources afin d’exister; tout en travaillant à redorer leur sale image. Ainsi la diffusion la semaine dernière de l’information sur des millions payés gratuitement à GTI entre dans cette droite ligne d’anoblissement de dangereux brigands. À les entendre, le calvaire que vivent les Sénégalais avec le secteur de l’Energie depuis quatre ans maintenant ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir. Quelle mauvaise foi !
Pour recadrer le débat, c’est en 1996 que GTI est entré en collaboration avec la Sénélec et c’est M. Magued Diouf, le frère d’Abdou Diouf, qui a signé cet infâme contrat qui veuille que, l’on prenne ou pas l’électricité chez GTI, la Sénélec doit le payer pendant 15 ans. Et ce contrat, puisqu’il est léonin, ne peut être dénoncé sans conséquence financière pour le Sénégal. C’est ainsi que la Sénélec, depuis de nombreuses années, qu’elle prenne dans ses réseaux l’électricité de GTI ou pas, lui payera de l’argent. Il n y a rien de neuf, pour qui connaît ce secteur, dans cette information. Et il est important de noter que si Samuel avait démissionné de la direction de la Sénélec, le 15 octobre 2006, avant de faire son «come back» au ministère, c’est à cause de son refus de prendre cette électricité de GTI dans «son réseau». Il avait volontairement refusé de prendre de l’électricité déjà payée. C’est ce qui a irrité Madické Niang, alors ministre de l’Energie, et Macky Sall, Premier ministre, et les a poussé à demander son départ de la Sénélec. Aussi, pour rétablir la vérité, il faut noter que, après sa démission, il a été payé 400 millions de F CFA, en cadeau de Wade. Aujourd’hui, ce n’est pas un secret, GTI continue de recevoir des millions du contribuable sénégalais alors qu’il ne nous sert à rien. Il n’est pas le seul d’ailleurs puisque les Députés et Sénateurs de Wade sont dans le même lot. Mais cela ne doit pas nous faire perdre de vue l’essentiel : la gestion catastrophique de l’Energie. Car, au moment où on nous annonce ce «scoop», un tanker commençait, grâce aux 5 milliards empruntés auprès des banques, à livrer son contenu à la Sar. Retenons que, sur chaque baril arrivé à Dakar, le régime gagne 4 $.US. Alors à chaque fois qu’un tanker arrivera au large de Dakar, faisons le calcul et nous comprendront pourquoi même s’ils seront trainés dans une mare de sang, Wade et ses enfants n’abandonneront jamais cette vache laitière qu’est devenue le Sénégal. Pour permettre à chacun d’entre nous de savoir ce qui s’est passé,- et qui se passe actuellement- à la Sénélec, nous décidons solennellement de mettre à l’appréciation de tous, puisque les élites qui devaient être les sentinelles et aider le peuple à comprendre son mal ont failli et afin que la vérité triomphe, des documents confidentiels que la Sénélec ne voudra pour rien au monde publier. Et comme pour la Sénélec, nous avons une multitude de documents confidentiels aussi bien du ministère de l’Energie que des sociétés voyous qui travaillent contre les intérêts présents et futurs du peuple sénégalais et nous n’hésiteront pas à les mettre en ligne. S’ils contestent, ne serait-ce qu’un seul document, une seule phrase de ce que nous dirons, nous l’interpréterons comme déclaration de guerre. Et comme telle, notre réplique sera dommageable pour de nombreuses personnes que le peuple prend pour de braves gens. Le temps de la récréation est terminé. Ces documents doivent servir aux professeurs de Gestion, de Comptabilité et de Finances, aux étudiants et simples intellectuels de manuels de référence. Afin qu’ils s’inspirent des ces trahisons des agents et employés de la Sénélec et essaient de nous éviter pareilles catastrophes à l’avenir. La souffrance de mon peuple a trop duré et le temps des charlatans est bel et bien révolu. Que Dieu bénisse et protège le Sénégal!
Bacary Touré
kimikikiko@yahoo.fr
Direction des Finances et de la comptabilité

Département comptable

Dakar, le 05 juin 2007

NOTE EXPLICATIVE SUR LES ETATS FINANCIERS 2006


Objet : commentaires résultat et bilan 2006

Messieurs,

Nous avons procédé à la clôture des comptes au 31 décembre 2006 et avons le plaisir de vous faire parvenir la présente note explicative portant sur le compte de résultat et les principales rubriques du bilan. L’analyse détaillée du résultat vous sera fournie à travers le rapport de gestion et éventuellement le rapport des commissaires aux comptes. Cette présente note facilitera la compréhension des états financiers qui vous sont présentés.

Nous attirons l’attention sur le fait que les présents états financiers au 31 décembre 2006, révélent une situation financière assez préoccupante. En effet, le montant des capitaux propres (43 377 millions de f cfa) du fait des pertes cumulés sur les exercices antérieurs (137 milliards de f cfa ) et de l’ampleur de la perte de l’exercice 2006 ( 33 milliards de f cfa), sont à un niveau inférieur à la moitié du capital social (119 , 4 milliards / 2 = 59, 7 milliards ). Ainsi la société se trouve dans une situation où aux termes de l’article 664 de l’Ohada, le Conseil d’Administration devra se prononcer sur la continuité de l’exploitation. Au regard des mêmes dispositions juridiques, un délai de deux (02) est imparti pour permettre la reconstitution des capitaux propres pour au moins la moitié du capital social.

Nous signalons par ailleurs que nous avons pris l’option du non consolidation de la filiale SSER (Société Sénégalaise d’ Electrification Rurale) dans le cadre de l’élaboration des états financiers 2006 pour les raisons suivantes :

- le non démarrage effectif des activités d’exploitation de SSER
- le caractère non significatif du patrimoine de la filiale par rapport à la société mère
SENELEC.

La structure de l’actionnariat de SSER (capital détenue par Sénélec) constitue le principal facteur de blocage pour sa participation aux appels d’offres de l’ASER et pour lever ce blocage son conseil d’administaion a autorisé l’ouverture et l’augmentation de son capital aux privés.

I – PRESENTATION DU COMPTE DE RESULTAT

Le résultat net des opérations de la société du 1er janvier au 31 décembre 2006 est déficitaire de – 33 548 millions contre un déficit de – 4 031 millions de FCFA en 2005.

L’ampleur du déficit de 2006 découle d’un environnement particulièrement difficile marqué notamment par la hausse continue des coûts du combustible et des conditions d’exploitation extrêmement difficile (perturbations notées dans le système d’approvisionnement en combustibles de nos centrales, l’indisponibilité de certaines machines pour des périodes plus longues que d’habitude entrainant le recours à une utilisation des TAG en base et la prolongation de la location des groupes Aggéko avec une capacité de production additionnelle, une contribution beaucoup moins importante de Eskom Manantaly dans notre approvisionnement en énergie, etc.).

Aussi la principale rubrique de charge «matières premières et fournitures liées» a augmenté de l’ordre 38 milliards de f cfa comparativement à 2005 contre un total de compensation pour gel des tarifs de l’électricité accordée par l’Etat du Sénégal et comptabilisée en subvention d’exploitation de 33 milliards de f cfa.

La difficile situation de trésorerie a entraîné au-delà du recours systèmatique aux découverts bancaires d’autres mécanismes de mobilisation de ressources (créances futures sur l’Etat au titre de la compensation pour gel tarif 2007 et 2008 et des consommations d’électricité de l’Administration en 2007). Au total Sénélec a procédé au courant de l’exercice 2006, en novembre et décembre, à des cessions de créances de valeur nominale 50 milliards, en deux opérations de 25 milliards chacune, avec respectivement Ecobank et CBAO.

Cela a permis d’apurer l’encours dette fournisseurs au 31 décembre 2006 pour un coût de f cfa
3 milliards 896 millions aggravant ainsi le déficit financier qui se situe à – 12.3 milliards de f cfa.


Les résultats et soldes intermédiares de gestion se présentent ainsi qu’il suit :


- En milliers de f cfa -
EXERCICE 2005 EXERCICE 2006 VARIATION
(2006-2005)
MARGE SUR MATIERES - MSM 60 031 862 77 619 290 17 587 428
VALEUR AJOUTEE - VA 27 464 675 13 614 341 - 13 850 334
EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION - EBE 8 358 324 - 7 297 480 - 15 655 804

RESULTAT D ’EXPLOITATION - RE - 7 829 060 - 23 906 694 - 16 077 634

RESULTAT FINANCIER - RF - 6 942 798 - 12 370 395 - 5 427 597

RESULTAT HAO - RHAO 10 741 456 2 150 787 - 8 590 669

RESULTAT NET - RN - 4 031 401 - 34 127 303 - 30 095 902

L’analyse des soldes intermédiaires de gestion révèle une forte dégradation de l’exploitation et des conditions de financement de l’activité. En effet, la hausse continue des cours des combustibles s’est traduit par des variations négatives des indicateurs de gestion atteignant respectivement -13 850 millions et -15 655 millions de FCFA pour la valeur ajoutée et l’excédent brut d’exploitation. La forte hausse des cours du combustible durant l’année 2006 et la baisse de rendement global des unités de production consécutives aux arrêts importants dans la fourniture d’énergie ont caractérisé fortement l’exploitation de la SENELEC durant l’année 2006.

Durant l’exercice 2006, les charges de combustibles ont augmenté de 54% passant de 72 milliards en 2005 à 112 milliards. Cette importante variation est expliquée par un effet prix exogène de 21 milliards et un effet volume de 18 milliards dû principalement au changement de la structure de la consommation avec le diesel oil qui représente plus de 31% des volumes consommés contre 19% en 2005. L’exploitation des groupes d’AGGREKO explique en grande partie l’augmentation de la quantité de diesel oïl consommé qui est à l’origine du changement de la structure de la consommation.

La baisse de la production des centrales de SENELEC est due principalement aux perturbations importantes enregistrées dans le marché du combustible avec des ruptures de stocks au niveau national. Le chiffre d’affaires a cependant augmenté passant de 139 681 millions de FCFA en 2005 à 162 534 millions en 2006 en raison notamment de l’augmentation considérable de la production immobilisée. L’excédent brut d’exploitation, l’indicateur principal de l’exploitation a varié négativement de 15,6 milliard avec comme conséquence majeure la dégration du résultat d’exploitation.

Le résultat financier s’est dégradé de dégradation de 5 428 millions de FCFA comparativement à 2005. En effet, les difficultés de trésorerie auxquelles la SENELEC est confrontée expliquent le recours aux concours bancaires et aux escomptes de créances pour le financement de son exploitation dont les conditions ont été fortement impactées par la flambée des cours du combustible.

La composition du résultat financier est déclinée dans le tableau ci-dessous.
.

RUBRIQUES MONTANT COMMENTAIRES
CHARGES FINANCIERES
Frais financiers 10 545 440 Ce montant de décompose comme suit :
- Intérêts ordinaires : 4 394 257
- Intérêts obligataires : 221 006
- Intérêts sur opérations : 5 930 177 dont
Coût des cessions de créances pour 3 750 millions

Perte de change 675 309 Perte subie au moment des remboursements
Dotations aux amortissements et aux provisions 1 193 376 Concerne notamment l’étalement de la perte de change suite dévaluation de 1994 pour
1 193 376 709 FCFA
TOTAL CHARGES 12 417 450
PRODUITS FINANCIERS

Revenus financiers 45 490 Ce montant correspond à des intérêts créditeurs
Gains de change 1 563 Gains de change au moment des remboursements d’emprunt en devises
TOTAL PRODUITS 47 054

En ce qui concerne le Résultat hors activités ordinaire (HAO) favorable, il correspond à la quote-part de reprise d’amortissement relative à la subvention d’équipement. Ces subventions portent sur une partie du réseau électrique financé par les tiers, les promoteurs privés et par le biais des Fonds de préférence et de l’Energie et la TAG 4 qui est un don de l’Etat du Sénégal.

En résumé, la dégration du résultat net de 30 milliards en 2006 comparativement à 2005, s’analyse pour l’essentiel comme ci-desous :

- accroissement de la prime fixe Aggréko : 2 793 millions,
- augmentation des charges de personnel : 1 805 millions,
- surcoût combustibles / compensation : 5 003 millions,
- augmentation imôpts et taxes (TVAEE Aggréko notamment ) : 767 millions,
- baisse des autres produits (profits résiliés créditeurs ) : 1 500 millions,
- hausse des privisions clients ICS : 1 500 millions
- hausse des charges financières imputables aux cessions de créances sur Etat : 3 750 millions
- baisse des produits financiers DAT- emprunt obligataire CBAO : 477 millions,
- baisse des produits HAO consécutifs reprise de provision / inventaire des immobilisations en 2005 : 8 590 millions.


II – PRESENTATION DES PRINCIPALES RUBRIQUES DU BILAN

2.1 LES COMPTES D ’ ACTIF

2.1.1 IMMOBILISATIONS CORPORELLES

Au 31 décembre 2006, la situation des immobilisations et des investissements réalisés au cours de l’exercice, s’analyse sommairement comme suit :

En milliers de FCFA
Rubriques (en milliers) Exercice 2005 Exercice 2006 Variations
Immobilisations corporelles nettes 157 226 963 194 391 706 37 164 743
Immobilisations corporelles brutes 373 029 359 425 964 504 52 935 145
Total Actif immobilisé 175 052 610 208 219 538 33 166 928

La variation du poste immobilisations corporelles brutes de 52 935 millions de FCFA s’explique notamment par des acquisitions d’immobilisations qui s’analysent comme suit par niveau d’avancement et par branche.

 Immobilisations terminées.

Les investissements de production terminés en 2006 concernent principalement :


 Activité Production

- Centrale 60 MW de BEL AIR : 30 419 millions de FCFA
- Extension centrale Boutoute 5MW : 5 488 millions de FCFA

 Activité de Transport

- installation de pylônes et mise en réseaux du Trunk : 517 millions de FCFA
- Poste 90/30 KV de MBAO : 200 millions de FCFA

 Activité de Distribution

La distribution a connu un vague d’investissements importants faisant un total de 2 802 millions de FCFA dont notamment :

- Alimentation en MT des postes BAS à Rufisque et Banlieue : 159 millions de FCFA
- Création de réseaux BT dans Rufisque et Banlieue : 292 millions de FCFA
- Ligne aérienne 30 KV aux villages de Dioule et de Diabel : 110 millions de FCFA
- Extension du réseau BT à Tivaouane : 136 millions de FCFA



 Immobilisation en cours

Les investissements encours durant l’exercice 2006 s’analysent comme suit :

 Activité Production

- Remplacement des groupes GMI dans les centrales secondaires : 416 millions de FCFA
- Alimentation de secours à la C2 : 175 millions de FCFA
- Remise en état tuyauterie eau de mer C4 : 110 millions de FCFA

 Activité de Transport

- Dispatching national sur le site de MBAO : 5 140 millions de FCFA
- Renouvellement poste 30 KV de Hann: 1 350 millions de FCFA
- Ligne 225 KV Tobéne, Touba, Kaolack : 1 216 millions de FCFA

 Activité de Distribution

Les investissements en cours dans la distribution totalisent 7 567 millions de FCFA dont 1 948 millions durant l’exercice 2006. Les principaux mouvements de 2006 sont :

- Renforcement réseaux MT Dakar phase 2: 100 millions de FCFA
- Equipement électrique de 30 postes : 144 millions de FCFA
- Pose réseau MT Dakar phase 2 du renforcement : 87 millions de FCFA
- Equipement électrique 25 postes : 114 millions de FCFA



2.1.2 LES STOCKS

Au 31 décembre 2006 la situation des stocks de matières premières et autres approvisionnements s’élève à FCFA 5 662 millions contre 4 218 millions de FCFA en 2005. La rubrique stock se présente comme suit :

Rubriques (en milliers) Exercice 2005 Exercice 2006 Variations
Total brut 10 590 309 11 766 368 1 176 059
Provisions 6 371 771 6 136 114 - 235 657
Total net 4 218 538 5 630 254 1 411 716

Les stocks s’analysent comme suit à la date du 31 décembre 2006 comparativement en 2005 :

- pièces électromécaniques centrales, 4654 millions, contre 4255 en 2005,
- pièces et matériel du réseau, 4 015 millions, contre 3 182 en 2005,
- stocks de combustible, 1 411 millions contre 1 284 en 2005,
- stocks des services généraux, 1 114 millions 1 006 millions en 2005.

La variation significative de 235 millions de FCFA de la provision s’explique par l’application de la méthode comptable de dépréciation des stocks anciens fonction de la fréquence des consommations. Ainsi, les dotations de l’année se sont chiffrées à 870 millions contre des reprises de provision de 635 millions donnant la variation de 235 millions de FCFA.

2.1.3 LES CLIENTS

Au 31 décembre 2006, la situation des créances nettes sur les clients s’élève à 58 086 millions de FCFA contre 46 130 millions de FCFA en 2005 et s’analyse par niveau de tension et par type de clients comme suit :

Rubriques (en milliers de FCFA) Exercice 2005 Exercice 2006 Variations
Clients Particuliers MT-BT 18 368 909 19 327 252 958 343
Clients Haute Tension 2 075 484 3 950 507 1 875 024
Clients Administration 8 223 434 16 088 948 7 865 514
Clients Effet à Recevoir 28 114 10 464 -17 650
Clients Douteux 3 649 477 4 288 066 638 588
Clients Douteux Résiliés 5 051 377 6 464 148 1 412 771
Clients Factures à établir 15 145 169 18 584 621 3 439 452
Total créances brutes 52 541 964 68 714 006 16 172 042

Provision pour dépréciation créances client 6 411 606 10 627129
4 215 523

Total créances nettes 46 130 358 58 086 876 11 956 519

Les créances clients au 31 décembre 2006 se chiffrent à 58 086 millions de FCFA contre 46 130 millions de FCFA à la même date en 2005. Cette hausse s’explique principalement par les retards de paiement des factures de l’administration dont l’encours est passé de 8 223 millions de FCFA en 2005 à 16 088 millions FCFA au 31 décembre 2006. A cela s’ajoute l’effet du changement de tarifs de l’électricité intervenu en septembre 2006 qui se traduit par une hausse des créances clients particuliers.

L’analyse par antériorité de la créance clients se présente ainsi qu’il suit :

- créances non échues / ventes de décembre particulier : 17 296 millions de F cfa
- créances non échues / ventes de décembre administration : 5 060 millions de F cfa
- échéance de 0 à 6 mois : 7 944 millions de FCFA dont administration : 4 779 millions
- échéance de 6 à 12 mois : 4 331 millions de FCFA dont administration : 3 626 millions
- échéance de 12 à 24 mois : 2 720 millions de FCFA dont administration 1 966 millions
- échéance de plus de 24 mois : 6 030 millions de FCFA dont administration 1 345 millions

Le politique d’assainissement des comptes clients a occasionné en 2005 un toilettage des comptes clients avec une reprise importante de provision de dépréciation des créances clients. Le niveau de la provision pour dépréciation des créances se chiffrait à 12 875 millions de FCFA au 31 décembre 2004, cette provision a été ramenée à 6 411 au 31 décembre 2005 suite à des reprises de relatives à la mise en œuvre des options de nettoiement des comptes clients. L’application de la méthode de dépréciation des créances clients fondée sur l’ancienneté des créances a abouti en 2006 à une dotation supplémentaire qui a ramené le niveau de la provision à 10 627 millions de FCFA.



Le chiffre d’affaires a connu une hausse relativement importante du fait de l’augmentation de la production immobilisée et de la hausse des tarifs de l’électricité intervenue en 2006.

Rubriques (en milliers de FCFA) Exercice 2005 Exercice 2006 Variations
Chiffre d’affaires 139 681 442 162 534 113 22 852 670


2.1.4 AUTRES CREANCES

Au 31 décembre 2006, la rubrique autres créances affiche un solde net de 43 252 millions contre
23 731 millions en 2005 et s’analyse comme suit :

Rubriques (en milliers de FCFA) Exercice 2005 Exercice 2006 Variations
Total brut 29 632 782 50 623 321 20 990 539
Provisions 5 901 629 7 370 921 1 469 292
Total net 23 731 153 43 252 400 19 521 247


La variation importante des autres créances s’explique essentiellement par la hausse sensible des postes suivants en milliers de FCFA :

DESIGNATION
2005
2006

TVA récupérables sur achats de combustibles 4 677 106 10 208 817
TVA récupérables sur services extérieurs 1 404 540 2 079 185
Etat subvention à recevoir 9 904 000 7 207 539
Etat subvention de déclassement Diesel 0 8 453 566
Créances déléguées 200 627 950 449
SAR frais de douanes sur combustibles 0 1 196 437
Sinistres 4 918 882 5 588 961
Crénaces sociales 2 312 961 2 252 081
Autres créances fiscales 3 617 225 5 187 689
Autres créances diverses 2 597 441 7 498 597

Le niveau élevé des prix du combustible a créée un déséquilibre dans le mécanisme de collecte et de récupération de la TVA provoquant des cumuls de TVA à récupérer qui atteignent 12 milliards de FCFA. La créance de 8 453 millions de FCFA relatives au déclassement du diesel contribue à l’explication de la forte variation de la rubrique Autres Créances.


2.1.5 TRESORERIE - ACTIF

La trésorerie active de la SENELEC se présente comme suit à la date du 31 décembre 2006 en comparatif avec l’année 2005

Rubriques (en milliers de FCFA) Exercice 2005 Exercice 2006 Variations
Total brut 12 364 252 13 147 746 783 494
Provisions 324 723 324 723 0
Total net 12 039 529 12 823 022 783 494

La trésorerie active est essentiellement composée des valeurs à l’encaissement et des disponibilités dans les comptes banques, les comptes de domiciliation des créances et les comptes séquestres relatifs à l’emprunt obligataire. La détérioration de la situation de la induite par les coûts élevés du combustible s’est poursuivie durant l’exercice 2006.

Les principaux soldes qui composent la rubrique à la date du 31 décembre 2006 sont les suivant :

2005 2006

• les chèques à l’encaissement 1 295 193 971 285
• Compte Séquestre relatif à l’emprunt obligataire 1 468 923 1 219 903
• Compte de domiciliation de créances 362 524 788 108
• Concours Ecobank relatif au projet Dispatching 0 7 630 931
• Dépôt Emprunt Obligataire 6 821 648 278 734
• Comptes courants ordinaires 1 787 003 1 036 748


2.2 LES COMPTES DE PASSIF

2.2.1 EMPRUNTS

L’endettement global de la SENELEC a augmenté sur l’année 2006 par rapport à l’année 2005. Les chiffres relatifs à la dette se présentent comme suit à la date du 31 décembre 2006 :

Rubriques (en milliers de FCFA) Exercice 2005 Exercice 2006 Variations
Emprunts 56 117 890 60 447 544 4 329 654

La variation de l’endettement s’explique par l’effet combiné des nouvelles mobilisations de l’exercice et des remboursements des échéances de 2006 sur l’encours de la dette globale. Les mobilisations de nouveaux emprunts se détaillent comme suit en 2006 en milliers de FCFA:

• BOAD 10 relatif à l’extension de la centrale de Boutoute : 4 140 588
• BOAD 11 renforcement et extension du réseau : 600 218
• BID financement de la centrale C6 de BEL AIR 2 651 624
• ECOBANK financement du projet de Dispatching National 5 000 000

Total : 12 392 430 milliers de FCFA
Les remboursements de l’année évalués à 8 191 365 milliers de FCFA se détaillent comme suit en milliers de FCFA:

• CBAO CMT 1 354 107
• BICIS CMT 1 318 061
• BOA CMT 1 035 198
• SGBS CMT 3 & 5 538 964
• Dette rétrocédée 2 350 035
• Dette directe étrangères 1 595 000
Total : 8 191 365 milliers de FCFA

L’encours de la dette est structuré comme suit en principale à la date du 31 décembre 2006 en milliers de FCFA :

• Emprunt Obligataire 5 625 000
• Emprunt auprès des banques locales 15 319 057
• Emprunt direct auprès des banques étrangères 17 659 500
• Emprunt rétrocédé par l’Etat du Sénégal 11 305 209
• Emprunt réévalués suite à la dévaluation de FCFA 1 656 606
• Dettes impayées objet de moratoires 6 809 307
• Emprunt en cours de mobilisation 1 294 904
• Effet des variations des cours de clôture (277 295)

Total : 59 392 288 milliers de FCFA

• Les intérêts courus sur emprunt à la date du 31 décembre 2006 1 055 256 milliers de FCFA

Total de la Dette à la date du 31 décembre 2006 : 60 447 544 milliers de FCFA

La dette de crédit –bail ou leasing s’ élève à 24 498 millions de f cfa dont 24 413 millions relativement au financement de la centrale C6 de bel-air.


2.2.2 PROVISIONS FINANCIERES POUR RISQUES ET CHARGES

A la date du 31 décembre 2006, les provisions financières se détaillent comme suit en comparatif à l’année 2005 :

Rubriques (en milliers de FCFA) Exercice 2005 Exercice 2006 Variations
Provisions financières 11 021 522 10 098 437 - 923 085







Les provisions financières, constituées principalement des dotations au titre des pensions retraites, des grosses réparations et des litiges, sont composées comme suit :

2 005
2 006

• Provision pour pensions retraites 7 607 587 8 270 911
• Provisions pour grosses réparations 3 071 000 1 408 200
• Provisions pour litiges 212 541 212 541
• Autres 130 394 114 785









2.2.3 SUBVENTION D’EQUIPEMENT

La rubrique subvention d’investissement se résume comme suit à la date du 31 décembre 2006 :

Rubriques (en milliers de FCFA) Exercice 2005 Exercice 2006 Variations
Subvention d’investissement 28 687 221 26 700 629 -1 986 592

La subvention est décomposée comme suit :

2 005 2 006

• Subvention d'équipement par l'Etat 20 805 775 20 233 023
• Subvention clients sur opération d'extension 2 832 812 2 690 076
• Subvention branchements abonnés 18 650 18 650
• Subvention TAG Bel air 5 029 983 3 758 879

La variation de cette rubrique s’explique par la quote part de reprise d’amortissement de l’exercice 2005 d’une part, et d’autre part, par le financement de certaines immobilisations par les tiers notamment (extensions financées par les clients eux-mêmes, par l’Etat par le biais du fonds de l’énergie, etc.).

2.2.4 FOURNISSEURS D’INVESTISSEMENT

A la date du 31 décembre 2006 la situation des fournisseurs d’immobilisations se présente comme suit :

Rubriques (en milliers de FCFA) Exercice 2005 Exercice 2006 Variations
Subvention d’investissement 6 108 634 10 140 535 4 031 901
La dette due aux fournisseurs d’immobilisation est structurée comme suit :

2 005 2 006

• Fournisseurs d'immobilisations incorporelles 22 922 3 575
• Fournisseurs d'immobilisations corporelles 4 620 666 8 547 662
• Fournisseurs retenues de garantie 413 256 494 250
• Effets à payer 1 051 790 1 095 048



Total 6 108 634 10 140 535

Les principaux fournisseurs d’immobilisations ayant un encours significatif en milliers de FCFA au 31 décembre 2006 sont :

 AREVA T&D 1 348 065
 LES SPECIALISTES DE L'ENERGIE 1 197 374
 SLS 962 309
 LA SENEGALAISE DE L'AUTOMOBILE 665 293
 SIMELEC 491 593
 WARTSILA 406 037








Total 5 070 671


2.2.5 FOURNISSEURS D’EXPLOITATION

La situation des fournisseurs d’exploitation s’analyse comme suit à la date du 31 décembre 2006.

Rubriques (en milliers de FCFA) Exercice 2005 Exercice 2006 Variations
Fournisseurs d’exploitation 40 888 423 57 259 395 16 370 972


La dette due aux fournisseurs d’exploitation est structurée comme suit :

2 005 2 006

• Fournisseurs de Combustibles 22 325 817 31 149 791
• Fournisseurs d'approvisionnement 6 857 435 14 353 107
• Fournisseurs effets à payer 10 776 614 11 123 286
• Autres 928 558 633 211

Total 40 888 424 57 259 395




Les principaux fournisseurs d’exploitation et de combustibles ayant un encours significatif en milliers de FCFA au 31 décembre 2006 sont :


 STE AFRICAINE DE RAFFINAGE 10 112 035
 ESKOM 7 960 439
 PERCEPTEUR DAKAR PORT (Droits douanes) 7 735 870
 GTI DAKAR 7 589 878
 TOTAL SENEGAL 3 833 521
 AGGREKO 1 836 269
 FORTESA 1 584 945
 SHELL SENEGAL 613 509
 MAN Diesel SA 414 306
 SONATEL 412 478

Total 42 093 256


2.2.6 DETTES FISCALES

La situation des impôts à payer se résume à la date du 31 décembre 2006 comme suit :

Rubriques (en milliers de FCFA) Exercice 2005 Exercice 2006 Variations
Dettes fiscales 7 856 460 10 181 628 2 325 168

Le détail de la répartition de solde fiscal par nature d’impôt est le suivant :

2005 2006

 Autres Impôts et Taxes 501 377 162 616
 Droits d'enregistrement et de timbres 172 118 236 826
 Taxe sur la Valeur Ajoutée TVA 4 121 259 5 415 184
 Taxes Communale 1 956 734 2 890 183
 Retenues Impôts sur le Revenu 569 485 615 279
 Retenue BNC sur prestation étrangère 535 487 272 703
 Etat effets à payer 588 837

Total 7 856 460 10 181 626


2.2.7 DETTES SOCIALES

La situation de la dette sociale de la SENELEC s’analyse comme suit à la date du 31 décembre 2006 :

Rubriques (en milliers de FCFA) Exercice 2005 Exercice 2006 Variations
Dettes sociales 2 849 380 4 375 174 1 525 794





La dette sociale globale est composée comme suit :

2005 2006

 Dette due au Personnel 2 502 266 2 886 905
 Fonds de Pension 45 830 625 071
 Comptes des Associations de Personnel 47 519 521 043
 Organismes sociaux 253 764 342 155

Total 2 849 380 4 375 174


La dette due au Personnel est essentiellement composée de la provision pour congés à payer et de la provision pour prime à payer.


2.2.8 AUTRES DETTES


Rubriques (en milliers de FCFA) Exercice 2005 Exercice 2006 Variations
Autre dettes 3 050 069 55 038 320 51 988 251


L’évolution significative de la rubrique s’explique par les deux( 02) opérations, de 25 milliards chacune, relatives à la cession de créances sur l’Etat du Sénégal à Ecobank et à CBAO.



2.2.9 TRESORERIE - PASSIF

La trésorerie passive se présente comme suit à la date du 31 décembre 2006 :

Rubriques (en milliers de FCFA) Exercice 2005 Exercice 2006 Variations
Trésorerie Passives 33 070 492 36 969 951 3 899 459


Cette rubrique est composée des concours bancaires et des crédits à très court termes ainsi des découverts en comptes courant. L’évolution des différents crédits constituant la trésorerie passive sur les années 2005 et 2006 se présente comme suit en milliers de FCFA :

2 005
2 006

 SGBS COMPENSATION COMBUSTIBLE 3 686 000 3 686 000
 CBAO COMPENSATION COMBUSTIBLE 3 686 000 2 495 350
 ECOBANK COMPENSATION COMBUSTIBLE 6 614 812 4 852 712
 ECOBANK facilité pour financement projet Dispatching 0 4 000 000
 CREDITS SPOTS DIVERS 12 743 000 16 768 374

Total 26 729 812 31 802 436

Le total des montants en découvert dans les comptes de dépôt courants se chiffre à la date du
31 décembre 2006 à 5 603 514 milliers de FCFA contre 6 340 680 milliers de FCFA à la même en 2005.

Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire que vous souhaiteriez obtenir et vous prions de croire, Messieurs, à l’assurance de notre haute considération.


Le Directeur des finances et de Comptabilité

PJ : états finananciers ( bilan, résultat, tafire)






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