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Latif Coulibaly à Pencum Rewmi « Je ne suis pas nommé pour fouiner dans les dossiers des ministres »

Rédigé le Lundi 3 Décembre 2012 à 11:08 | | 0 commentaire(s)

Un tour d’horloge, avec Modou Mbacké Niang, dans son émission Pencum Rewmi, a suffi à Latif Coulibaly pour parler de sa mission, en tant que ministre de la bonne gouvernance et porte-parole du gouvernement. Mettant un terme à l’amalgame qui se fait autour de son ministre, il a précisé ne pas être nommé pour fouiner dans les dossiers des ministres. Synthèse…..



Latif Coulibaly à Pencum Rewmi « Je ne suis pas nommé pour fouiner dans les dossiers des ministres »
Porte-parole du gouvernement et ministre de la bonne gouvernance, comment vous voyez-vous ?

C’est le respect des lois et principes qui déterminent la forme d’un gouvernement d’un pays. La bonne gouvernance est la base ou le principe fondateur de la constitution de 2001 du pays. Il faut, cependant, dire que depuis, il n’y a pas eu de ministère ou d’institution pour statuer sur le fait. Aussi, le Président a-t-il pensé le faire et me l’a confié.

Quel est votre vision de ce secteur ?

Cela fait deux ou trois semaines depuis que je dirige ce secteur. Ma vision est celle pour laquelle je suis nommé et je compte la mener jusqu’au bout. J’étais d’abord ministre conseiller qui, auprès de Macky Sall, travaillait dans la dynamique du Yoonu Yokouté. C’est une confiance totale de figurer sur la liste restreinte des ministres d’un gouvernement et le fait d’être porte-parole du gouvernement en dit aussi gros. Je suis nommé ministre pour servir mon pays, avec un cahier de charge bien déterminé et je n y manquerai pas, s’il plait à Dieu.

On vous connait engagé, être ministre n’entrave pas ce principe ?

Rien de facile. Seulement, c’est comme une continuité, nous avons toujours travaillé pour la bonne marche du pays, dans le respect des lois et institutions.

N’y a-t-il pas nuance entre porte-parole du gouvernement et ministre de la bonne gouvernance, pour qui connait la solidarité gouvernementale ?

Il faut que cela soit clair, une bonne fois pour toutes. Je n’ai pas pour prérogative de fouiner dans les dossiers des ministres. Cela émane de la compétence du président de la République et du Premier ministre.

Quelle est votre mission alors ?

C’est d’abord aller au-delà de nos frontières, voir ce qu’il y a de positif, en matière de gouvernance et qui rime avec nos coutumes et traditions et demander au Président d’en faire un modèle. Il est aussi possible de voir qu’un tel, dans son administration, a mal agi et est contradictoire à la loi et de le ramener à la raison, sur la bonne voie, même avec des sanctions. Il s’agit de faire comprendre au peuple sa part de responsabilité. Par exemple, pour une école dont la construction est estimée à 5 millions et que la population se rend compte que le débit ne fait pas plus de deux millions, il revient, dans ce cas, à la population de savoir qu’elle est en mesure de dénoncer ce fait précis.

Bonne gouvernance, rime-elle avec tenir compte des promesses de campagne ?

Vous savez, les journalistes font amalgame parfois. Comment, à ce moment précis, peut-on dire que le Président Macky n’a pas tenu sa promesse. Les prix du sucre, de l’huile et du riz ont connu une baisse. Il faut savoir qu’il est difficile de lutter contre la salinité de la mer en y ajoutant des seaux d’eau douce. Pour sortir le pays du gouffre dans lequel il est, il faut du temps. Autrement dit, tout ce que Macky fait n’est pas encore visible. N’oubliez pas que Wade avait dit que Macky aura des difficultés pour payer les salaires, une fois élu.

Pourtant, Moubarak Lô parlait d’un prix égal à celui du Mali, pour le carburant. Et, l’effectivité du décret portant baisse des prix entre en contradiction avec ce que vous venez de dire…

Si l’on prend cette décision, en tant que Président et que les commerçants suivent, pendant un instant, cela se comprend. Seulement après, il faut savoir que la loi du marché, surtout au niveau international, n’est pas immobile.

L’expérience de Macky dans le gouvernement de Wade ne devait-elle pas lui servir ?

Il ne contrôle pas le marché, aussi expérimenté qu’il puisse être, le marché n’a pas une loi, même les principaux acteurs sont parfois leurrés dans leurs calculs.

On dit que Macky a commencé par les audits, en oubliant le social ?

Il faut demander aux sénégalais, s’ils ne cautionnent pas les audits que nous sommes en train de faire.

Si, ont-ils répondu mais, en y associant leurs principaux soucis…

C’est la voie que nous avons prise, en atteste les réalisations et les démarches que nous avons entamées. La baisse sur les impôts des salaires, entre autres… il faut donc dire que ça ne suffit pas pour me convaincre et non qu’on n’a rien fait.

On parle aussi d’un acharnement sur les compagnons de Wade ?

Combien de compagnons Wade a eus pendant son règne ? Et pourtant le nombre des poursuivis ne fait pas 30.

Et pourquoi commencer par les plus connus…. ?

Tous les compagnons de Wade ne sont pas fautifs, la loi est en train de faire son travail.

Quand Macky parle de milliards dans son patrimoine, cela ne vous surprend pas ?

Quand on a été Premier ministre, du temps de Wade et qu’on recevait, chaque mois, des fonds qui ne font pas partie de votre salaire, vous ne pouvez pas être pauvre. Si Macky était fautif, aussi petit soit-il, Wade l’aurait conduit en prison.

Quand vous critiquiez la gouvernance de Wade, Macky y était, n’est-ce pas là une contradiction ?

Que ceux qui raisonnent ainsi sachent qu’ils sont libres. Je suis libre de choisir un métier, de l’exercer, avec toutes les rigueurs que cela demande mais, je peux aussi choisir d’abandonner, en choisissant mon camp.

Mais, vous n’êtes plus un homme libre...

Quand je prenais des risques et étais souvent sur le chemin des tribunaux, personne, à part mes parents proches, n’est intervenu, ni matériellement, encore moins financièrement. Je ne demande l’avis de personne, pour prendre un nouvel envol. Je suis aisé financièrement, je suis reconnu par la majorité du pays et cela, sans être ministre. Juste pour dire que je ne cherche pas de notoriété ou de la fortune dans le gouvernement ou mon compagnonnage avec Macky. Je suis avec lui par principe et non pour sa personne.

Yandé DIOP
REWMI QUOTIDIEN



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