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Le Dg de "Massa International" condamné à 3 ans ferme et 505 millions à payer

Le Tribunal correctionnel de Dakar a infligé au Directeur général de "Massa International", Chérif Ahmadou Sène, la peine de 3 ans ferme pour escroquerie, abus de confiance et faux et usage de faux en écriture privée de banque. Il doit verser la somme de 505 millions de F CFA à titre de dommages et intérêts à la Société africaine de raffinage (Sar) et à son ex-directeur général, Jean Michel Seck.


Rédigé par leral.net le Mardi 9 Mai 2017 à 16:59 | | 0 commentaire(s)|

Le Dg de "Massa International" condamné à 3 ans ferme et 505 millions à payer
Le Dg de "Massa International" condamné à 3 ans ferme et 505 millions à payer
Le Directeur général de la société de courtage en assurances "Massa International", Chérif Ahmadou Sène, a été reconnu coupable d'escroquerie portant sur plus de 800 millions de F CFA, d'abus de confiance, faux et d'usage de faux en écriture privée de banque. Né en 1953, il a été condamné à 3 ans d'emprisonnement. Toutefois, l'inspecteur en assurance ne retourne pas en prison car le tribunal correctionnel de Dakar ne lui a pas décerné un mandat de dépôt comme demandé par le représentant du parquet, lors du procès. Le maître des poursuites avait également requis une peine de 4 ans de prison contre le prévenu qui comparaissait libre.

En outre, le tribunal correctionnel a mis hors de cause la responsabilité de "Massa International" dans cette affaire. Le conseil de la défense, Me Sady Ndiaye, avait demandé aux juges que la société de courtage en assurance soit déclarée civilement responsable. Car disait-il, "les chèques ont été libellés pour le compte de "Massa International".

Pour le préjudice, Chérif Ahmadou Sène doit allouer aux parties civiles que sont la Société africaine de raffinage (Sar) et son ex-directeur général, Jean Michel Seck, respectivement les sommes de 500 millions et de 5 millions de F CFA. Des montants inférieurs à ceux qui avaient été demandés par les avocats des parties civiles. Conseil de l'ex-Dg de la Sar, Me Alassane Cissé avait laissé entendre que le prévenu avait fait preuve d'une "mauvaise foi maladroite" et réclamait 964 millions de F CFA. Constitués pour la société pétrolière, Mes Bidjély Fall et Borso Pouye sollicitaient 1, 080 milliard de F CFA au titre de dommages et intérêts et une peine assortie de la contrainte par corps au maximum.

En fait, selon les explications de Me Pouye, la Sar proche au prévenu des surfacturations sur la police des biens, des personnes et celle relative au non-versement des primes d'assurance. D'après l'avocate, "sous les directives du sieur Sène, Carmelho Sagna a bénéficié d'une prime de 20 millions de F CFA alors qu'il n'y avait pas droit. Ce, avant de le lui retourner, quand il a eu vent que la Justice a été saisie dans cette affaire". C'est pourquoi, d'après Me Fall, cette procédure judiciaire a été déclenchée par Jean Michel Seck pour "laver son honneur". Il a affirmé que le nom de son client a été sali après son départ de la direction de la Sar en février 2009, pour Total Paris en France.

L’enquête ouverte a permis de découvrir qu'au courant de l'année 2008, 2 chèques d'un montant respectif de 234 millions de F CFA et de 170 millions de F CFA ont été émis en son nom aux titres d'une prime d'assurance retraite et tirés par le sieur Sène sans qu'il n'en soit informé ou qu'il ne reçoive les montants. Lesquels ont été effectivement payés.

Aussi, signale-t-il, lesdits chèques étant libellés au nom du plaignant, ne pouvaient être payés à un tiers sans endossement. Quatre mois après la plainte de Jean Michel Seck, la Sar s'est constituée également partie civile. Puisqu’à la suite du décès d'un de leurs employés, la compagnie "Amsa assurance", qui a été saisie aux fins d'indemniser les héritiers du défunt, a adressé une correspondance aux responsables de la société pétrolière, les informant qu'aucun paiement de prime d'assurance n'a été effectué pour le compte de la Sar. Alors que le courtier avait émis diverses factures au paiement de primes dues à l'assureur.

Interrogé, Chérif Ahmadou Sène a laissé entendre qu'il a agi à la suite des instructions données par son ami d'enfance, qui n'est autre que l'ex-Dg de la Sar. Un argument qui n'a pas convaincu le juge correctionnel.

Enquête
 








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