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Le Général Diendéré dit vouloir éviter "un bain de sang"


Rédigé par leral.net le Lundi 21 Septembre 2015 à 23:45 | | 5 commentaire(s)|

Le Général Diendéré dit vouloir éviter "un bain de sang"
Le Général Gilbert Diendéré, joint par la Voix de l’Amérique, a confirmé l’arrivée des unités de l’armée aux portes de la capitale burkinabè et dit vouloir éviter la confrontation.

« Nous pensons qu’il faut éviter cette confrontation possible et nous avons entamé quelques discussions avec les responsables de ces unités-là pour éviter un bain de sang inutile. Nous sommes en train de discuter. Nous pensons trouver une décision heureuse », a-t-il expliqué à la VOA.

Il a aussi réaffirmé qu’il allait rendre le pouvoir au Président de la transition, conformément à l’accord de la CEDEAO. Le Chef d’état-major général des armées a appelé les éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) à déposer les armes et à se rendre afin de préserver « la confraternité » d’armes.

MICHEL KAFANDO : « JE FÉLICITE LE PEUPLE BURKINABÈ »


Dans une interview téléphonique accordée à RFI, le président de la transition Michel Kafando a révélé n’avoir pas été associé aux négociations pour une sortie de crise par les médiateurs de la CEDEAO. Il commence cependant par féliciter le peuple burkinabè.

RFI : Est-ce que vous êtes d’accord avec le projet de résolution proposé par la CEDEAO ?

Président du Faso Michel Kafando (M.K) : Avant tout, permettez-moi de remercier et de féliciter le peuple Burkinabè et particulièrement les jeunes pour leur patriotisme, qui ont su dire non au coup d’Etat perpétré contre la démocratie et de la liberté au Burkina, leur détermination.

En tout cas, cela fait honneur pour tout ce que nous recevons comme message, comme déclaration, comme prise de position. Je peux dire qu’en plus de l’insurrection qui a été comme un exemple donné au monde, celui-là aussi, cette détermination sera un autre exemple donné au monde.

Concernant l’accord, je veux tout simplement vous dire que moi je n’ai pas été associé aux négociations à l’hôtel Laico. Comprenez bien que je suis toujours en résidence surveillée, et ce n’est que ce matin d’ailleurs que j’ai reçu une copie de ce projet d’accord proposé par les médiateurs de la CEDEAO.

Dans tous les cas, moi je veux simplement dire que les populations se rassurent, surtout les jeunes parce que en ce qui concerne l’avenir de ce pays, après cette tragédie que nous avons connue, rien ne pourra se faire qui ne prendra pas en compte l’intérêt du peuple burkinabè.

En tout cas, voilà ce que je voulais dire. Je n’ai pas été associé, j’en ai pris connaissance comme tout le monde. Je n’ai pas été associé, je tiens à le dire clairement.

RFI : Est-ce que vous avez été informé de la nature de cet accord ce dimanche matin ou après-midi avant qu’il ne soit présenté par le président Macky Sall ?

Président Michel Kafando : Non, je peux vous dire seulement que la veille, c’est-à-dire samedi, j’ai reçu la visite des deux médiateurs, le président Macky Sall et le président Yayi Boni qui sont venus me rendre visite. Et notamment nous avons profité parler de la situation qui prévaut au Burkina Faso.

Après leur départ, je n’ai plus été recontacté. C’est vrai que le bruit a couru que le projet a été envoyé pour avoir mon avis mais je vous assure que je ne l’ai jamais reçu.

Je vous le dis et vous le confirme que je ne l’ai jamais reçu un tel projet et ce n’est que ce matin que je viens d’avoir une copie de ce projet d’accord qui a été proposé par la médiation de la CEDEAO.

RFI : Donc, en clair vous prenez vos distances avec ce projet d’accord ?

Président Michel Kafando : Dans tous les cas, je suis très réservé pour ce projet d’accord parce que tous les problèmes qui ont été abordés ne peuvent pas trouver une solution comme ça, notamment les problèmes de fonds.

Donc je suis très réservé sur ce projet d’accord. Je tiens à le dire et je dis aussi une chose, dans une situation comme celle que nous vivons, évidemment il faut toujours ouvrir une porte de négociation, c’est-à-dire qu’il ne faut pas rester sur ses certitudes, il faut toujours écouter les autres.

Est-ce que cela a été fait, je ne sais pas. Je sais simplement qu’il ya un certain nombre de personnes de la société civile qui se sont plaints n’avoir pas été intimement associés aux négociations.

Mais nous, nous restons toujours ouverts aux négociations, s’il y a à négocier on négociera mais en ce qui concerne ce projet moi je suis très réservé.

RFI : Vous êtes très réservé sur ce que vous appelez le problème de fond c’est-à-dire la participation des candidats pro Comparé aux prochaines élections présidentielles ?

Président Michel Kafando: Ce n’est pas seulement que ça. Il y a beaucoup de problèmes de fond qui sont là, qui sont posés par l’irruption, disons par ce coup d’Etat. Il n’y a pas que le problème seulement le problème de l’exclusion, il y a d’autres.

RFI : Quel est le problème de fond selon votre avis qui est le plus important à régler ?

Président Michel Kafando : On aura l’occasion d’y revenir. Il est trop tôt de le faire, je vous promets qu’on y reviendra.

RFI : Qu’est-ce que vous attendez du sommet extraordinaire de la CEDEAO ce mardi au Nigeria ?

Président Michel Kafando : Je ne sais pas, moi-même je n’ai pas été convié à ce sommet. J’attends qu’on me dise ce qui doit se faire. Le sommet certainement comme c’est un sommet extraordinaire des chefs d’Etats prendra connaissance des propositions qui ont été faites.

Maintenant pour le reste, comme tout le monde j’attends ce qui va être décidé.

RFI : Vous n’êtes pas très optimiste au succès de ce sommet en votre absence ?

Président Michel Kafando : Je ne peux pas le présager mais je me dis que ce sera certainement difficile vu tout ce qui est proposé.

RFI : Notamment ce point, la participation des candidats pro Compaoré, voulez-vous dire ?

Président Michel Kafando : Non, ce n’est pas seulement ce point. Il y a beaucoup de problèmes, mais je dis on ne pourra pas en parler maintenant.

RFI : Vous dites que vous êtes toujours assignés en résidence. Pouvez-vous nous donner quelques précisions. Où est-ce que vous êtes actuellement?

Président Michel kafando : Je suis à ma résidence que j’occupais avant le putsch mais je suis quand même gardé par le Régiment de sécurité présidentielle. Je suis là, je reçois mais je ne sors pas.

Je suis libre de mes mouvements sauf que je ne peux pas franchir le pas de la cour. Dans tous les cas, je suis là, je suis bien traité, je n’ai pas de problème, je n’ai pas de problème de liberté de déplacement, il n’y a pas de problème à ce niveau.

Source : RFI






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