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Le Jatropha curcas ou « Tabanaani » : Une plante utile pour son biocarburant, son engrais et ses vertus médicinales !

Caractéristiques de la plante
Le jatropha fait partie du sous règne des Tracheobionta, de la classe des Magnoliopsida, de la sous-classe des Rosidae, de l’ordre des Euphorbiales, de la famille des Euphorbiacées, genre Jatropha.
Les wolofs appellent cette plante tabanaani, les bambaras bagani, les diolas délégu, les mandingues tabanano, les peuls kidi, les sérères tuba, les français pourghère. C’est un arbuste qui peut aller de 2 à 6m de hauteur, à tronc droit, feuilles alternes, pentagonales, cordées à la base et acuminées au sommet. Les fleurs apparaissent avec les premières feuilles ou juste avant la feuillaison. Le fruit, une capsule ovoïde, renferme trois graines noires à maturité. Cette plante originaire du Beésil, fut introduite au 16eme siècle aux îles du Cap-vert par les navigateurs portugais. On le retrouve maintenant dans toutes les régions tropicales .Ici au Sénégal, il est cultivé dans les zones rurales où il sert de haies vives. Cette plante est très toxique donc son utilisation demande beaucoup de prudence.


Rédigé par leral.net le Vendredi 30 Juillet 2010 à 02:54 | | 4 commentaire(s)|

Le Jatropha curcas ou « Tabanaani » : Une plante utile pour son biocarburant, son engrais et ses vertus médicinales !
Le jatropha pousse en zone aride ou semi-aride et ne nécessite aucun entretien. Elle peut vivre à la lumière vive ou sous un soleil tamisé et supporte une température minimale de 10°C. L’arbuste donne annuellement et toute sa vie 2 à 3 kg de fruits dont est tirée une huile facile à transformer en biodiesel.
Soulignons que les résultats obtenus sur l’étude de la germination confirment l’effet des deux principaux facteurs qui sont la température et l’humidité environnementales : les graines fraîches germent toujours mieux que celles âgées. Outre sa croissance rapide, le Jatropha curcas a acquis trois caractères adaptatifs principaux qui lui permettent de résister à la sécheresse : un développement racinaire qui lui assure un bon approvisionnement en eau (de surface et de profondeur) ; une protection cuticulaire et une réduction ou élimination du feuillage, qui lui limitent au maximum ses pertes par transpiration.
Contrairement au palmier à huile ou à d`autres plantes oléagineuses, l`arbre de Jatropha ne nécessite pas un défrichement massif des forêts ou de toute autre terre pour la culture. C`est précisément l`huile de Jatropha qui a la meilleure qualité de tous les biocarburants en vente en ce qui concerne les biomolécules (par exemple elle a un contenu faible de phospholipides.
Notons enfin que l’arbre de Jatropha s`intègre bien dans le système d`une agriculture de petits èxploitants et est cultivé avec grand succès pour la conservation du sol et des nappes phréatiques.
Le jatropha, une plante utile pour son biocarburant !
La graine de jatropha fournit une huile à usage industriel qui peut être utilisée comme biocarburant et, de ce fait, intéresse beaucoup les investisseurs étrangers. C’est une plante qui peut produire jusqu’à 1900 litres de diesel par hectare.
Notons que le jatropha peut devenir un outil de développement intéressant pour les pays émergents. « Le biodiesel tiré de cette plante est une huile qui contient plus d’oxygène, moins de monoxyde de carbone, présente 30 fois moins de particules qui causent l’asthme chez l’enfant », argumente Phillip Wood, P-DG de D1, petite société londonienne, créée en 2001, spécialisée dans la production de biodiesel. L’huile du Jatropha, plus connue sous le nom « d’huile de pourghère » en Afrique est déjà utilisée comme combustible dans des moteurs d’essais au Mali, en Tanzanie ou au Ghana. Facile à produire, elle rejette de la vapeur d’eau et non du gaz carbonique.
Sally Ross, directrice de la société D1 Oils Madagascar note que : « En plus de ces vertus énergétiques, le jatropha est apte à remplacer le charbon, à être utilisé comme un engrais ou à servir à la confection de bougies et de savon ».
Précisons aussi que les graines contiennent de 30 à 37% d`huile qui est impropre à la consommation de l`homme et du bétail, mais qui est une des huiles de qualité supérieure qui peuvent servir de carburant. L`huile de Jatropha est un produit de remplacement fiable, rentable, renouvelable et prometteur pour diesel, pétrole et autres carburants. L`huile est encore utilisée comme insecticide et dans la production de vernis, de textiles et comme insecticide.
De même les cultures de jatropha présenteraient des avantages tout particulièrement pour les femmes, car les machines d’extraction, qui fonctionnent avec des moteurs alimentés à l’huile de jatropha, réduisent leur charge de travail. Remplacer les combustibles traditionnels de cuisson issus de la biomasse par des fourneaux alimentés à l’huile de jatropha leur serait également bénéfique car elles cuisineraient dans un environnement sans fumée et gagneraient du temps en n’étant plus contraintes d’aller ramasser du bois de feu. De surcroît, l’utilisation réduite de combustible ligneux atténuerait la pression exercée sur les ressources forestières.
Une plante utile aussi pour son engrais !
Le pourghère protège les sols de l’érosion, et les fertilise par son humus.
Le résidu de ses graines donne de l’engrais naturel et entre implantations de jatropha on peut envisager des cultures vivrières jusque là impossibles.
L`avantage principal de l`emploi de l`huile de Jatropha comme biocarburant est qu`elle ne compromet pas la base de nutrition des petits exploitants puisqu`elle n`est pas comestible (contrairement à l`huile de palme, de céréales, de tournesol, de soja et d`autres qui sont utilisées maintenant comme biocarburants).
Le reste du pressage de l`huile, le tourteau de graine, est en outre un engrais organique de haute valeur et peut aussi servir de carburant. L`arbre pousse sur des petits bouts de terrain de la ferme où il ne concurrence pas pour l`espace de terrain pour la production de nourriture. L`arbre conserve en même temps le sol, améliore les terres dégradées et contribue à diminuer le débit de gaz carbonique et soutient ainsi la lutte contre le réchauffement global.
Les vertus médicinales de cette plante sont énormes !
Le jatropha est prisé aussi pour ses vertus thérapeutiques depuis l’antiquité : son latex est antiseptique, les seins trempés dans une infusion de feuilles de cette plante verront augmenter leur lactation. Le cataplasme des feuilles de jatropha curcas traiterait les furoncles, les rhumatismes, la lèpre.
Dans toute l’Afrique tropicale, différentes parties de Jatropha curcas sont utilisées pour toutes sortes d’usages médicinaux. C’est une source d’huile qui est employée traditionnellement dans la production de savon et comme source d’énergie ; c’est également une importante plante de haies. Les graines riches en huile sont utilisées pour leurs vertus purgatives et pour expulser les parasites intestinaux, malgré la puissante irritation des voies gastro-intestinales, que provoque souvent leur emploi. Les feuilles et l’écorce sont tout aussi purgatives. En usage interne et externe, l’huile est un rubéfiant qui permet de traiter les rhumatismes ainsi que toutes sortes d’infections dermatologiques, malgré les irritations qu’elle peut provoquer sur la peau. L’huile entre dans la composition de revitalisants capillaires. Le latex est partout réputé pour cicatriser les plaies, pour ses vertus hémostatiques et pour soigner les problèmes de peau ; en application externe, il sert à traiter les plaies infectées, les ulcères, la teigne, l’eczéma, les dermatomycoses, la gale et la gale sarcoptique des moutons et des chèvres. Au séchage, le latex, d’abord visqueux, forme une pellicule étanche dont l’aspect évoque celui obtenu avec le collodion. Il a des effets styptiques et on l’utilise pour soulager les douleurs et les piqûres d’abeilles et de guêpes. Séchée et réduite en poudre, l’écorce de racine s’applique en cataplasmes, et en usage interne, elle sert à expulser les vers et traiter la jaunisse. Les feuilles s’appliquent aussi sur les plaies ; en décoction, elles s’utilisent contre la malaria.
Les tiges crues servent de bâtonnets à mâcher pour renforcer les gencives, pour traiter les saignements, les gencives spongieuses ou les abcès. La décoction de racines est un remède contre la diarrhée et la gonorrhée. A Madagascar, la décoction de feuilles et de racines se prend pour traiter le paludisme. Jatropha curcas sert également dans la préparation de poison de flèche ; aux Philippines, c’est l’écorce qui est utilisée pour fabriquer un poison pour la pêche. Les graines provoquent souvent des empoisonnements accidentels, chez les animaux comme chez les humains.
Enfin, l’huile des graines n’est pas comestible, car elle contient des composés toxiques. Son usage est traditionnellement réservé à la fabrication de bougies et de savon, d’huile lampante et de combustible pour la cuisine.

Serigne Samba Ndiaye : Phytothérapeute



1.Posté par Abdoulaye Diop le 30/07/2010 09:37 | Alerter
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Vraiment ce putain de Samba Ndiaye nous fatigue avec ses articles. Il ne connait rien c'est a travers l'internet qu'il fait ses recherches

2.Posté par Mar Cissé le 30/07/2010 14:00 | Alerter
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Vous venez de nous faire encore l´apologie de la plante Jatropha dernière laquelle se cahce des intêrets non avoués.
Ne nous laissons pas embarquer encore une fois par ces pseudo humanitaires en Afrique dont les objectifs non avoués restent l´enrichissement des multinationales qui se cachent derière ces projets.
Nous savons tous que la priorité des populations africaines restent l´alimentation et les soins médicaux. Si nous devons développer une quelconque culture sur nos terres, elle devrait aller dans les sens de l´alimentation des personnes et non celles des moteurs à diesel.
Nous disons non à cette concurance déloyale de nos terres pour des moteur, au détriment des estomacs.

3.Posté par Abdoulaye fall le 30/07/2010 22:30 | Alerter
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Ne soyez pas pessimiste, et essayez d'être rénovateurs! Cette plante ne peut nullement concurrencer nos cultures, les terres sont immenses et y a suffisamment d espace. Serigne Samba Ndiaye est connu pour son sérieux et les résultats spectaculaires qu'il a eu dans le traitement de beaucoup de maladies et ceci peuvent être attesté par bcp de structures sanitaires publiques et privées!
Son sérieux lui a valu la participation y a deux années de cela au colloque sur la GRANDE MURAILLE VERTE et vous pouvez consulter la communication qu'il a faite lors de ce colloque ds son site web: www.sambamara.com dans la rubrique dossier!

4.Posté par oumi le 30/07/2010 22:34 | Alerter
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Merci pour cet article très instructif! ça montre que recherche rékk moo am solo! Courage serigne bi, tu es sur la bonne voie!

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