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Le MFDC veut une reconnaissance de son combat par les populations, selon Seynabou Male Cissé

Les combattants du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC, rébellion) qui ont manifesté une volonté d’aller vers la paix, veulent aussi que leur action soit reconnue par les populations, selon Seynabou Male Cissé, coordinatrice du Comité régional de solidarité des femmes pour la paix en Casamance (USOFORAL en langue diola).


Rédigé par leral.net le Vendredi 12 Septembre 2014 à 21:42 | | 1 commentaire(s)|

Le MFDC veut une reconnaissance de son combat par les populations, selon Seynabou Male Cissé
''Ce que nous avons senti en tant que mères, c’est la volonté de ces groupes armés d’aller vers la paix. Mais nous avons aussi senti un besoin de reconnaissance de tout ce que ces combattants ont fait et qui a contribué à une discrimination positive de la Casamance de la part de l’Etat’’, a-t-elle dit dans un entretien exclusif accordé à l’APS en marge d’un atelier de l’association USOFORAL organisé à Kaolack

Cette rencontre des femmes du Comité régional de solidarité des femmes pour la paix en Casamance (USOFORAL) vise à dégager et élaborer un plan d’action de la semaine de mobilisation au niveau des régions du Sénégal et de la sous-régionale.

USOFORAL compte organiser en avril prochain une semaine de mobilisation nationale et sous régionale pour la paix en Casamance.

‘’Les autres femmes de la Plateforme pour la paix en Casamance peuvent témoigner de cet état d’esprit des combattants’’, a ajouté Seynabou Male Cissé, insistant sur ‘’la volonté (de ces combattants) d’arriver à la paix et de déposer les armes’’.

‘’Ils (les combattants) ont surtout besoin d’une reconnaissance des populations de Casamance’’, a dit Mme Cissé, expliquant qu’ils ‘’restent convaincus que tout n’a pas été mauvais dans leur combat’’.

Ces combattants pensent aussi avoir ‘’contribué au développement et à la reconnaissance de la Casamance’’, selon elle.

Coordinatrice de l’association USOFORAL, une structure membre de la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance, Seynabou Male Cissé, a indiqué plusieurs rencontres avec les différents chefs de combattants du MDFC ont pu se tenir grâce à l’initiative de la Plateforme.

Ces rencontres, selon elle, ‘’ont permis aux femmes de la Casamance de demander aux combattants d’aller à des négociations avec l’Etat pour un retour à la paix conformément à la volonté des populations sénégalaises’’.

‘’Les groupes que nous avons rencontrés n’ont pas posé de conditions pour la paix, sauf celles de la nécessité de leur unification et de la reconnaissance de leur combat durant des décennies’’, a-t-elle indiqué, estimant que ce ‘’n’est pas facile’’ et qu’il ne faut pas oublier que ces gens ‘’sont depuis 32 ans coupés des autres’’.

‘’Il y a donc des habitudes prisent par les uns et les autres. Il y a des intérêts de l’économie de guerre, et il y a des personnes qui se trouvent à différents niveaux de la société sénégalaise et qui n’ont pas intérêt à ce que cette guerre finisse. Et il faudra tenir compte de tous ces aspects pour avancer’’, a-t-elle expliqué.

Par contre, a-t-elle relevé, pour ce qui est du manque d’unité et de leadership du MFDC constaté depuis la disparition de l’Abbé Diamacoune, ‘’nous avons invité les groupes rencontrés à chercher des alliés, des amis qui vont les accompagner à surmonter ces problèmes’’.

‘’Je pense qu’ils ont les ressorts internes nécessaires pour arriver à se retrouver et parler d’une seule voix dans le cadre de négociations avec l’Etat du Sénégal’’, a-t-elle ajouté.
APS






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