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Le Nigeria vend deux avions présidentiels

le 5 Octobre 2016 à 13:29 | Lu 808 fois

Le Nigeria vend deux avions présidentiels
La présidence a confirmé la mise en vente de deux jets privés appartenant au gouvernement nigérian, dans un contexte de crise économique et de restriction budgétaire mise en place par le président Muhammadu Buhari.

"La petite annonce publiée dans les journaux pour la vente de deux avions, un jet privé Falcon 7x et un Hawker 4000, avait été autorisées par la présidence", a fait savoir le porte-parole de M. Buhari, dans un communiqué diffusé mardi soir.

"Vous vous souvenez que lors de sa campagne électorale, Muhammadu Buhari (...) avait promis de se pencher sur la flotte aérienne présidentielle dans l'intention de couper les dépenses inutiles", indique Garba Shehu.

La vente de ces deux avions de luxe, devrait rapporter 7 milliards de nairas à l'Etat (près de 20 millions d'euros). "A vendre: Avions appartenant au gouvernement fédéral", pouvait-on lire dans une petite annonce publiée dans un quotidien local, daté du 4 octobre.

Des photos montrent un intérieur particulièrement luxueux, avec des fauteuil en cuir, et du mobilier en acajou. L'annonce indique que la mise en circulation des deux appareils date de 2011 et 2012, années qui correspondent au mandat de l'ex-président nigérian Goodluck Jonathan.

L'administration Buhari accuse régulièrement l'administration précédente d'avoir volé "des sommes astronomique" dans les comptes de l'Etat pour expliquer la grave crise économique que traverse le Nigeria et s'est engagé à mener une guerre contre les dépenses inutiles et contre la corruption.

Le mois dernier, une enquête du journal nigérian The Punch, avait crée la polémique, révélant que le gouvernement actuel a dépensé 5 milliards de Nairas (14 millions d'euros) pour l'entretien de ses 10 avions privés, "malgré la récession".

Les comptes de l'Etat nigérian sont au plus bas, en raison des nombreuses attaques de militants sur les infrastructures pétrolières qui ont fait chuter la production d'hydrocarbures, et avec la chute du prix du baril, qui représente 70% des revenus de l'Etat.

AFP