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Le Président Macky Sall devant le franc jeu et hors-jeu politique

La vie politique sénégalaise est de plus en plus bouleversée par des courants contradictoires non pas sur une base doctrinale comme durant la période coloniale et au début des indépendances, mais plutôt à travers des manipulations de l’opinion par une partie de la vielle classe politique qui refuse de céder la place à aux générations montantes.


Rédigé par leral.net le Jeudi 18 Juin 2015 à 11:06 | | 4 commentaire(s)|

Le président du Sénégal, Macky Sall, lors d`une interview exclusive accordée à l`Agence de presse Yonhap le 4 juin 2015 à Séoul
Le président du Sénégal, Macky Sall, lors d`une interview exclusive accordée à l`Agence de presse Yonhap le 4 juin 2015 à Séoul
Hier, sacrés modèles à la tête de pelotons de militants endoctrinés à l’aveuglement pour les sacrifices ultimes en vue du triomphe du socialisme et de l’internationalisme prolétarien, aujourd’hui nombreux sont ces dirigeants de l’ancienne gauche, sont tombés dans le révisionnisme moderne par d’abord l’entrisme dans des gouvernements longtemps combattus auxquels ils ont trouvé de nouvelles vertus, et ensuite par de fines combinaisons qu’ils leur permettent de s’assurer des sinécures pour leurs propres familles et un groupe restreint de fidèles parmi les plus infidèles à la solidarité humaniste jadis proclamée.

Conservant leurs partis pour des raisons cosmétiques, les hiérarques de la machine politique organisent et théorisent la véritable transhumance idéologique, à travers des coalitions qui servent de camouflet légitime pour leur capitulation devant les « socialistes » ou « les libéraux », selon l’offre des saisons et des régimes.

Le sort du Sénégal, sa place en Afrique et dans la globalisation planétaire est devenue le cadet de leurs soucis premiers, dés lors qu’ils sont dans les sphères de décisions.

Quand épisodiquement ils claquent la porte et s’égosillent sur la misère du peuple, c’est pour mieux gagner des positions qui confortent leurs positions de maîtres chanteurs. Cela suffit !

La démocratie sénégalaise est vieille depuis les fameux cahiers de doléances saint-louisiennes, en passant par le rôle historique des métis comme Barthélémy durant Valentin, Alfred Gasconi ; puis par des figures aussi emblématiques comme François Carpot, Blaise Diagne, Lamine Guèye, Galandou Diouf, Maurice Guèye, Lamine Senghor, Mamadou Dia et Senghor, Majhmout Diop Cheikh, Anta Diop entre autres précurseurs des mouvements indépendantistes et souverainistes qui continuent à inspirer le génie politique national.

Depuis 1948, nous votons et expérimentons non sans succès différents modes de scrutin au Sénégal, tout en créant les conditions d’une alternance à l’exception de la longue et chaotique parenthèse du parti unique, puis unifié, socialiste.
En dehors de cela, le métissage culturel et religieux a été le ciment de l’exercice politique qui caractérise l’érection de l’architecture institutionnelle et démocratique qui nous vaut le respect que nous voue le monde entier.

Ce n’est donc pas le moment d’accorder un quelconque crédit aux thuriféraires professionnels qui se livrent à des manipulations pour tromper la vigilance du macrocosme politique actuel dans leur mission de service publique, d’organisateur de la conscience civique et de défenseur des valeurs républicaines.

Il en est de même des théoriciens du chaos qui ne cessent de tirer les marrons du feu, à leur seul profit alimentaire et au détriment des grandes causes comme le Plan Sénégal Emergent-PSE qui, après, les infrastructures structurantes construites sous le grand bâtisseur président Wade, est la réponse patriotique sénégalaise, nous ne cessons d’y insister, face aux défis du développement humain durable d’ici à l’horizon 2035.

Nous ne devons pas plomber nos ambitions par des incantations pessimistes sur le danger que constituent les difficultés réelles, même si la corrélation peut être dialectiquement acceptée. Il est cependant sage pour les porteurs et faiseurs d’opinion qui sont à des stations de décisions, de tenir pour viatique, que l’exigence de pédagogie recommande de ne jamais verser dans des discours banalisant les efforts fournis collectivement et dans l’esprit de la continuité de l’état, par les différents gouvernements successifs de l’alternance depuis 2000, dans le domaine de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement, de l’agriculture, de l’école et de la formation, de la santé et de l’emploi. Certes le curseur vacille encore sur les pleins objectifs du fait de la nature tumultueuse des impacts provenant des facteurs exogènes, comme le caractère erratique du dollar et des cours mondiaux.

Depuis 2012, nous ne cessons de soutenir que la question énergétique ne pourrait trouver d’amélioration que d’ici 2017 avec la construction de nouvelles centrales et à travers le Mixt dans une approche régionale. Ce n’est pas un mea culpa. C’est incontournable !

Dans le pipeline des instruments que sont le volet Energie du Programme Economique Régional-PER de l’UEMOA, les relations commensales développées dans la Déclaration de Nouakchott de 2003 relative à l’orientation stratégique de l’OMVS sur le productible de 800GWH/an par le barrage de Manantani, les partenaires traditionnels et d’autres tout nouveaux s’engagent à accroître la production énergétique pour résorber les déficits liés à la vétusté du matériel de production, au transport de l’énergie d’une part ; à la sensibilité de la variable population /consommation et à la faiblesse du pouvoir d’achat des travailleurs, de l’autre.

C’est vrai qu’à l’échelle des pays comme le Sénégal, il est nécessaire de motiver et mieux encadrer le personnel de la Senelec, renforcer aussi les structures de maintenance, de relèvement et de recouvrement, et ne pas politiser la gestion de ce secteur stratégique de premier ordre dans le déroulement du PSE. Il faut s’en tenir au principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut !

Une nouvelle page de l’histoire du Sénégal est entrain de s’écrire à la manière d’une forêt qui pousse, donc sans bruit, mais intensément. La lire avec des lunettes déformantes fausserait naturellement l’interprétation de la trajectoire qui sied. L’attractivité du PSE fait bouger les lignes politiques, entraînant des vagues d’adhésions de leaders et militants issus de formations politiques et religieuses diverses. Cette attractivité dépasse les limites et épouse les contours d’un puissant levier pour propulser le Sénégal au niveau des standards internationaux.

C’est un appel à la coalition nationale du travail pour le meilleur. Tous les peuples qui ont marqué leur époque ont eu un puissant système de référentiels initié par des leaders ambitieux au sens noble du terme. L’exemple pour l’éternité de l’icône Nelson Madiba Mandela devrait être médité par ceux-là qui refusent de bénéficier de la retraite politique.
Tout en restant optimistes sans verser dans la démagogie ou la naïveté, nous soutenons tous les axes programmatiques en phase avec l’idéal d’équité et le challenge du développement que les nouvelles générations nées juste peu avant ou après l’indépendance portent sous le magistère du président Macky Sall qui est, par le franc jeu politique, non seulement le relais des forces démocratiques qu’il a fréquentées, mais également leur premier leader historique ayant accédé au pouvoir.

Tout ce qui leur manque, c’est un encadrement plus serré par des hommes politiques pétris de sagesse et prodigues pour leur éviter d’être déviées par les semeurs du désespoir, pessimistes à vie, de plus en plus hors du jeu politique et qui tentent dangereusement d’enflammer la république par des moyens aux antipodes de l’orthodoxie en vue de bloquer la marche irréversible du pays vers le progrès. La vigilance s’impose cependant !

Par Papa Mody Sow

Consultant en Communication
Email pepms2003@yahoo.fr Tél. 77 324 48 35










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