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Le Président Moustapha Niasse accusé du délit d’oubli…

Le 16 février 2012, lors de la campagne électorale, le camion sono de Moustapha Niasse s’écroulait sur trois victimes innocentes. Trois ans après, la douleur est toujours indicible chez les familles.


Rédigé par leral.net le Jeudi 19 Février 2015 à 02:45 | | 0 commentaire(s)|

Le Président Moustapha Niasse accusé du délit d’oubli…
L’oubli est froid et cynique. Mais, il n’efface pas les souvenirs ensevelis sur un trajet escarpé d’une route sortie de nulle part entre Matam et Bakel. Ce jour-là, la caravane du candidat Moustapha Niasse est en détresse.

Les trois corps sans vie de Hamady Diop (l’électricien), Ameth Sakho (le disc-jockey) et Ndiaga Sow (le micro-central) sont coincés sous le lourd camion sono qui s’écrase de tout son long sur ces trois victimes. Cette nuit du 16 février 2012 fut la plus longue de l’homme politique Moustapha Niasse, candidat à l’élection présidentielle de 2012 sous la bannière de la coalition Benno Siggil Sénégal (Bss).

«Cet événement a marqué Moustapha à jamais», confie Malick Diop, porte-parole de l’Afp. Les corps des 3 victimes sont restés bloqués sous le camion de 23H à … 5H du matin. A 4H58, Moustapha Niasse était là, debout, choqué par le drame. Il portait une tenue traditionnelle grise, les bras croisés et ne ratait rien du spectacle. Il donnait l’impression d’être affligé, concerné et consterné par le drame.

L’actuel président de l’Assemblée nationale montrait un visage humain… si ce n’était du cinéma ? …Le jour d’après, à la suite d’une halte dans le fief de Abdoulaye Bathily, à Tuabou (Bakel), Moustapha Niasse, les traits tirés, le regard absent, tentait de se montrer digne dans la douleur.

Debout sur la véranda de la maison familiale du professeur Abdoulaye Bathily, à Tuabou, à quelques kilomètres du centre-ville de Bakel, où le cortège du candidat de Bennoo Siggil Senegaal fit une halte, il s’employa à faire front.

La voix gagnée par l’émotion, Moustapha Niasse s’est exprimé d’un ton solennel sur l’événement tragique occasionnant trois morts, qui a conduit à l’arrêt jusqu’à nouvel ordre de sa campagne électorale. Puis, ce fut les obsèques empreints d’émotions où tout le directoire de la coalition Benno Siggil Senegal (Bss) s’est mobilisé pour compatir à la douleur des familles attristées.

Chez la famille de Hamadi Diop àl’Unité 20 des Parcelles Assainies (Dakar), la douleur de son père Samba Diop est indicible. Sous une tente dressée devant le domicile modeste des Diop, Moustapha Niasse, candidat de la coalition Bennoo Siggil Senegaal, vêtu d’un caftan blanc, un long chapelet à la main. La tristesse étreint l’assemblée.

La même atmosphère lourde de deuil régne aux Hlm 5 et le candidat de la coalition de Bennoo Siggil Senegaal (Bss) n’a pu manquer de céder à la forte émotion qui le tenaillait. En pleurs, Moustapha Niasse, qui tenait à peine sur ses deux jambes, était soutenu par sa directrice de campagne, Katy Cissé Wone. Chez Ndiaga Sow à la Zone B, même atmosphère de deuil. Dans toutes ces maisons, Moustapha Niasse, ému comme jamais, a fait un chapelet de promesses.

Et c’est là où le bât blesse, car ces familles ne supportent plus l’abandon dont elles font l’objet. «Nous avons été abandonnés par Moustapha Niasse et les responsables de Bennoo Siggil Senegaal», hurlait de toute sa rage Mamadou Diop, le grand-frère de Hamadi. Le temps passe, les souvenirs de Hamadi Diop, Ndiaga Sow et Ameth Sakho sont encore vivaces dans les esprits de leurs proches, encore attristés.

Ameth Sakho a laissé un enfant, un petit bout de chou de six (6) ans qui ne cesse de réclamer son père. A la Zone B, chez Ndiaga Sow, qui tenait le micro à chaque déplacement du candidat Niasse, son épouse, qui était en début de grossesse, a donné naissance à un mignon petit garçon qui porte le nom de son père…Ndiaga Sow.

L’épouse est retournée chez elle. Chez la famille Diop aux Parcelles Assainies Unité 20, c’est Mamadou Diop, le grand frère, très remonté contre les responsables politiques de «Bennoo Siggil Senegaal» de Moustapha Niasse, qui crie la colère de la famille. Comme si le devoir de mémoire s’imposait…au Président Niasse.

gfm






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