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Le Saloum malade de ses hauts cadres, par Alioune Seck


Rédigé par leral.net le Samedi 23 Avril 2016 à 18:11 | | 2 commentaire(s)|

Le Saloum malade de ses hauts cadres, par Alioune Seck
Le Saloum fait partie des contrées les plus pourvoyeurs de cadres pour la République depuis les indépendances jusqu’à nos jours. Depuis maître Waldiodio Ndiaye qui,avec courage porta le plaidoyer pour l’indépendance de notre Nation en passant par BabacarBà, les saloum-saloum n’ont jamais été en reste dans les attelages gouvernementaux successifs. Mieux, sur l’ensemble des premiers ministres qui se sont succédé à la tête des gouvernements depuis Mamadou Dia, le taux d’occupation de la Primature par des fils du Saloum dépasse les 50%. Sur les 13 premiers ministres qu’a connus le Sénégal, 7 natifs du Saloum ont eu le privilège de l’occuper soit un taux de 53 %. Il s’agit, par ordre chronologique de:
Monsieur Moustapha Niass
Monsieur Mamadou Lamine Loum
Monsieur Macky Sall
Monsieur Souleymane Ndéné Ndiaye
Monsieur Abdoul Mbaye
Madame Aminata Touré
Monsieur Mouhamed Boune Abdallah Dione
Monsieur Moustapha Niassa eu le privilège de l’occuper deux fois.

Ces positions privilégiées et honorifiques qui font que ces Messieurs et dames soient aux plus hautes des stations des instances de décision, ne se sont jamais reflétées dans le développement socio-économique du Saloum.
Les infrastructures et autres actions de développement n’ont pas évoluées et aucuneparmi celles qui existent ne porte la marque des hauts cadres, exception faite au ministre Babacar Ba.
La région, jadis carrefour privilégié d’échange, a perdu ce rôle. Pourtant la position économique de la région offrait l’opportunité à ces milliardaires d’investir dans des secteurs porteurs d’emploi et de croissance. Malheureusement la plupart a préféré, pour des raisons professionnelles ou de complexe, migrer et s’installer définitivement à Dakar ou à l’extérieur.
Aujourd’hui ce sont les fils de migrants qui occupent le terrain du développement économique de notre chère région naturelle.
Les jeunes, abandonnés à eux-mêmes, sans soutien pour leur maintien au terroir préfèrent emprunter les chemins de l’exode vers les grandes villes. Dakar grouille de jeunes saloum-saloum. Des jeunes qui se sentent, trahis, déçus et révoltés par l’attitude de leurs ainées. Surtout lorsque qu’ils entendent à travers les ondes, l’immensité du patrimoine de ces derniers.
L’on se demande quel malheur frappe le type Saloum-saloum dont la particularité est d’abandonner son frère sur les chemins de la précarité? Lorsque d’autres groupes sociaux se solidarisent et encadrentleurs jeunesses, le type saloum-saloumse contente d’assujettir ses parents à la dépendance (dépense quotidienne, billet de pèlerinage à la Mecque). On ne manque pas de se rappeler un célèbre Maire de la Commune de Kaolack qui se glorifiait d’avoir baptiser plusieurs enfants de ses militants.
Pourtant les saloum-saloum se sont toujours glorifiés de ces hauts cadres. Parmi eux un grand milliardaire qui fait partie des cadres les plus fortunés et qui avait suscité l’espoir. Pour des raisons de parenté, les saloum-saloumlui ont tout donné et s’en glorifiaient. Mais en retour ils n’ont rien reçu en terme de développement économique, sinon la constructionà son compte de châteaux.
On ne lui demande nullement de distribuer à tout vent sa fortune, mais de créer des opportunités d’emploi qui auraient le triple avantages de fructifier ses propres revenus, de réduire le chômage des jeunes et de les fixer dans le terroir, et de gagner pour sa postérité.
Au moment où lePlan Sénégal émergent est considéré comme une alternative au développement socio-économique du Sénégal, les riches fils du Saloum devaient s’organiser en investisseurs pour accompagner le chef de l’État à une époque où on parle de partenariat public privé (PPP). Les pôles territoires en gestation leur offrentcette opportunité qu’ils doivent à jamais saisir.
Les fils jeunes fils du saloumen situation d’exode rural à la recherche d’emploi ne cracheraient pas sur de telles opportunités.
L’autre aspect c’est d’aider les paysans à mutualiser leurs terres au sortir de l’hivernage pour une autosuffisance alimentaire et la fixation des jeunes. Cela se traduit par la mise en place de chaines industrielles de transformationporteuses d’emploi et des mesures d’accompagnement telles que des investissements sur la construction de forages.

Alioune Seck
de Aliou Marame
E.mail : seckbaay65@gmail.com






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