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Le Sénégal : Une république bananière ?

Pour la deuxième fois, le gouvernement de Macky Sall, Compaoré 2, a interdit le colloque programmé à la salle de conférence de l’ONG de la ‘’Fondation Rosa Luxembourg’’, par le Front du contre Sommet de la Francophonie, ce dimanche 30 novembre 2014.


Rédigé par leral.net le Lundi 1 Décembre 2014 à 11:48 | | 18 commentaire(s)|

Le Sénégal : Une république bananière ?
En effet, vers 9h. 30, une escouade de gendarmes emmenés des camions et des Pick Up, armés jusqu’aux dents a débarqué devant les locaux de la Fondation. L’officier de gendarmerie, conduisant la troupe a indiqué aux responsables du Front qu’il avait reçu l’ordre d’empêcher la tenue de toute manifestation en ces lieux.

La référence aux lois et règlements de la république, sur les réunions privées, rappelée à notre officier par les responsable de la manifestation ne lui a pas permis de démordre de sa volonté d’appliquer sans ‘’discussion ni murmure’’ les ordres reçus. Il leur a même menacé d’investir les locaux s’ils refusaient. Pour ne lui donner ce prétexte, la directoire du Front a évacué les lieu.

Mais des ordres reçus, d’où et de qui ? Nous pensons qu’on ne devrait pas chercher de midi à quatorze heures, pour répondre à cette question. Cet ordre ne peut venir que du Palais, de la part du Président Maky, soucieux de réussir ‘’son Sommet’’, et mériter des louanges de Hollande qui a payé le massacre de ‘’Thiaroye’’ 44, à travers l’intervention de la France au Mali. C’est comme qui dirait la lâcheté du Yaddu Kalpe, (coupeur de toute), de Bukki (hieye) qui n’attaquent son sa ‘’proie’’ que lorsqu’elle est isolé. Les rapports de force étant défavorables aux animateurs intellectuels d’un colloque on leur envoie la force armée. Donc, il y a une peur bleue quelque part envers les petits poucet.

Se pose la question de savoir si le Sénégal est une république démocratique ou une ‘’République bananière’’ telle que ces formations sont apparues en Amérique du Sud, Washington considère comme son pré carré, avant et pendant la guerre froide. La réponse coule de source, si on observe les traits de caractère du régime de Macky, confronté à la pratique concrète. De la violation de notre constitution à l‘interdiction, tout azimut, de manifestations la répression d’expressions d’opinions défavorables au régime, autorisent une réponse affirmative.


A partir de ce moment, les Sénégalais doivent savoir avec qui nous avons affaire. Nous avons affaire, non pas à Macky, personne physique, mais à Macky Sall, commis expéditionnaire de la Fraçafrique, système d’oppression de répression et d’exploitation. De ce point de vue, la responsabilité non pas des partis, mais celle des sénégalais dans leur entièreté, sans distinction de race, ou de confession religieuse est engagée. Car cela est, ici, une question fondamentale.

Mais parlant de responsabilités, nous ne devons pas occulter celles qui pèsent sur les épaules de certains leaders et partis se réclamant de la gauche de façon tapageuse à cor et à cri. Que dire de certains pauvres historiens communicateurs-hagiographes et de ce député qui, lors d’un soir à la télé, ont défendu le honteux postulat ‘’des cotés bénéfiques de la colonisation’’, parce que nous pouvons nous communiquer avec d’autres’’. Nous disons sans ambages, qu’au lieu de parler ‘’d’unité de la gauche’’, nos gars se devraient d’être, d’abord, conséquents. Surtout que, pour certains poles, l’unité de la gauche ne pourrait se concevoir que si, seulement, le ‘’maoïste historique’’, ‘’le jallarbiste historique’’ ou ‘’le patriarche à la canne’’, l’un ou l’autre, passe comme dirigeant. Il faudrait que cesse cette, arrogance et condescendance, cette revendication de préséance et d’antériorité (1) sur l’échiquier de la ‘’gauche’’. Il faut que cesse cette duplicité (siéger au conseil des ministres, à la coalition BBY (Benoo Bokk Yaakaar’’ , matraquer la gauche, puis venir appeler à son ‘unification’). Ceux qui ont cette conception de la politique de gauche, de même que celui là, l’historien-archiviste, qui faisait l’apologie de la colonisation par ce que la France de François Hollande, a restitué des archives au Sénégal, ne se rendent pas compte qu’ils sont appelés au lit, depuis belle lurette. Car, est ‘’il déjà minuit’’ !

En fin, il faut que cesse ce prêchiprêcha des ‘’prêt-répéter’’ (plus dangereux qu’un rebelle, armé de Kalachnikov et bazooka), qui nous serinent et nous balancent des catégories absurdes, sans consistance : ‘’un président né après les indépendances’’, ‘’en 1960 le Pib du Sénégal était supérieur à celui de la Corée du Sud’’

Par ailleurs, qui a entendu ou lu un communiqué de parti ou d’ONG, sourcilleux du respect des droits de l’homme et non des hommes, dénoncer les atteintes aux droits et libertés, auxquelles nous avons assisté les 29 et 29 novembre 2014 ?
Certainement, devant la faillite d’une certaine gauche, dans le ventricule droit de certains leaders politiques oligarques de cette sensibilité, ont souhaité l’échec du projet du ‘’nouveau gauchiste’’. Secrètement, ils vu d’un bon œil l’élan des corpuscules qui pendant 48 heures, ont empêché Blaise 2 de dormir, se briser. ‘’Booy baa ngi nu rocci, ci sunu camoon,(le gosse nous débordent à gauche), ont du dire ces Messie.

Si ce qui se déroule sous les tropiques a pu se produire, c’est en grande partie du fait des agissements d’une certaine élite félonne, toute catégorie confondue. Qui a entendu nos opérateurs économiques se prononcer sur le sort réservé aux producteurs de riz de la vallée, qui ont entre leurs mains leur production. Alors que l’aliment de baise du sénégalais est le riz ? Et pour sûr, ceci préfigure une perte sèche sur investissement. Pourquoi on ne devrait pas leur accorder les mêmes facilités accordées à la compagnie sucrière du Sénégal ? Tout simplement, par ce que notre pays étant un pays dominé, notre économie par voie de conséquence, ne peut qu’être u’une économie. D’autres exemples qui foisonnent démontrent que notre pays n’est ni souverain ni indépendant. Les Ics, la Sonatel, renforcent ces exemples. Mieux, un minerai qui vaut de l’or et du fer réunis, semble t-il (Le zircon), est en train d’être exploité, du coté de Mékhé par une société étrangère, de façon presque clandestine. Nous pensons que les journalistes d’investigations doivent être interpelés. En tout cas si la valeur de ce minerai n’était pas évidente, Salif Sadio n’allait pas y faire mettre un embargo. Car on le retrouve au Sud du Pays. Quant à l’or, depuis les lingots exhibés devant la télé, les ministres chargés du secteur : Finances et Mines gardent le silence des cimetière, là-dessus.

Tout ceci renvoie à la Francophonie/Françafrique que nous combattons sans ménagement. Inutile, donc de faire de nous des ‘’modérés’’ de nous conseiller, le ’’Mun’’ (patience, stoïcisme), le ‘’Kersa’’ ( pudeur, retenue),envers ceux qui nous exploitent, nous répriment, présentement.

Dakar le 30 novembre 2014
Ababacar Fall-Barros
Ancien conseiller municipal
Membre du comité de pilotage du
Front Contre le Sommet de la Francophonie
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(1) Personne ne peut prétendre nous enseigner le patriotisme, contrairement à celui qui a avoué qu’un ancien colon et l’éminence grise du système de l’époque, le lui a enseigné. Bernés, très jeunes, le 20 aout 1960,par Senghor avec son ( ‘’les maliens veulent nous réduire en esclavage’’), lors de l’éclatement de la Fédération du Mali, nous étions dans le camion de retour de Dakar ,sur Louga, après un accident de la route, où feu Elimane Thiam , enseignant émérite a perdu la vie , Mademba Diop, Alassane Ndiaye, de grands intellectuels et Racine Dièye, ancien officier de police ( demeurant actuellement à Rufisque), ont été atteints d’infirmité invalidante pour la vie.






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