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Le Syndicat des Travailleurs de la Justice annonce une grève de 72 heures à partir de demain, mardi


Rédigé par leral.net le Lundi 26 Septembre 2016 à 21:28 | | 0 commentaire(s)|

 

 
Le Bureau Exécutif National des Travailleurs de la Justice a annoncé son quatrième plan d’action consistant à observer sur toute l’étendue du territoire national une grève de 72 heures, à partir de demain, mardi 27 septembre 2016. Cette grève est une action «en réaction au non-respect des engagements auxquels le gouvernement avait souscrit dans le cadre des négociations avec le Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST) le 8 août 2016 au Ministère de La Justice».
 
Les Travailleurs de la Justice restent convaincus que «les travaux du second comité technique qui devait procéder, le 18 août 2016, à la relecture des projets de statuts produits par le Ministère de la Justice et le SYTJUST ont été sabotés par le Ministre de la Fonction publique et le Directeur général de la Fonction publique. En d’autres termes, aucun des deux comités techniques n’a, à ce jour, accompli les tâches qui lui ont été assignées».
 
C’est pourquoi «la décision d’observer cet arrêt collectif du travail est par ailleurs motivée par l’absence de réaction du gouvernement après le déroulement du troisième plan d’action du SYTJUST, plus particulièrement le mutisme de monsieur le Ministre de la Justice sur les questions relatives à ce mouvement d’humeur des travailleurs exerçant sous sa tutelle. Le constat est que depuis son retour de voyage, Monsieur le Garde des Sceaux ne s’est préoccupé visiblement  que de la mutinerie des détenus de la MAR (maison d’arrêt de Reubess)».
 
Or, pour les travailleurs de la Justice, «le dysfonctionnement du service public de la justice devait enregistrer le minimum d’attention de sa part. Malheureusement, jusqu’à cet instant, il n’y a eu aucune invite faite au SYTJUST par les soins de la chancellerie pour renouer le fil du dialogue. Ce manque d’égard manifeste est caractéristique du dilatoire auquel le gouvernement fait recours pour esquiver la résolution des doléances des Travailleurs de la Justice dont la satisfaction est intrinsèquement liée à l’amélioration de la qualité du service public de la Justice».
 
Au demeurant, constate le bureau national des travailleurs de la Justice, «face à ce dilatoire et à ce défaut d’interlocuteurs crédibles, les Travailleurs de la Justice n’ont d’autres choix que de continuer résolument la lutte jusqu’à la satisfaction de leurs légitimes revendications».
 
Massène DIOP






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