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Le chef de l’Etat poursuit son mandat de sept ans : Macky Sall et sa marche risquée vers 2019

Le chef de l’Etat a enfin décidé de faire un mandat de sept ans. Il met ainsi de l’eau dans le moulin de ses opposants, brise le pacte de confiance qui le liait avec une certaine opinion nationale et internationale. Le 20 mars, au même titre que le projet de révision constitutionnelle, son image sera soumise au référendum, en attendant les Législatives de 2017 et bien sûr la Présidentielle.


Rédigé par leral.net le Mercredi 17 Février 2016 à 08:30 | | 64 commentaire(s)|

Le chef de l’Etat poursuit son mandat de sept ans : Macky Sall et sa marche risquée vers 2019
Le Président Macky Sall s’applique un « wax waxeet », selon Le Quotidien qui rappelle une recette d’une volte-face qui a coûté à son prédécesseur Abdoulaye Wade en image et en estime. En revenant sur son engagement de réduire son mandat en cours à cinq ans, il joue et met sa crédibilité en jeu. Macky Sall court le risque d’une rupture avec le Peuple comme Wade l’avait subie en 2011, à cause de la célèbre dédite relative à son troisième mandat. Macky Sall devra trouver des ressources pour regagner la confiance des citoyens qui peuvent désormais avoir de bonnes raisons de ne plus croire aux engagements présidentiels. A plusieurs occasions, il a réitéré que sa décision de réduire son mandat de deux ans était définitive, si bien que la non-prise en compte des autres propositions de réforme lui était presque tolérée.

La circonstance aidant, le chef de l’Etat ne serait pas surpris de voir des alliés lui servir des lettres de démission. D’autant que certains d’entre eux peuvent avoir la prétention de briquer les suffrages des Sénégalais en 2019. Au demeurant, le leader de l’Alliance pour la République accorde encore du temps à ses potentiels adversaires pour que ces derniers puissent mieux affûter leurs armes. En attendant, au-delà d’un projet de révision constitutionnelle, le scrutin du 20 mars sera le moment de soumettre sa crédibilité et la parole du Président au référendum. Une victoire du « Oui », mais surtout le taux de participation en seront les indicateurs et les enjeux sur lesquels le chef de l’Etat devra se battre






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