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Le commerçant et les rondeurs de la Drianké : A chaque fois que Nd. A. Diop passait devant son…

Une cocasse affaire de coups et blessures volontaires a été jugée hier, par le tribunal d’instance de Dakar. Le prévenu a levé la main sur une dame à qui il lançait chaque fois qu’elle passait devant lui : ‘’Drianké yaa taaru !’’


Rédigé par leral.net le Vendredi 11 Mars 2016 à 09:26 | | 14 commentaire(s)|

Le commerçant et les rondeurs de la Drianké : A chaque fois que Nd. A. Diop passait devant son…

’Drianké yaa taaru !’’ Telle est la chanson fétiche qui a valu au boucher Alioune Samb tous ses déboires. A chaque fois que Nd. A. Diop passait devant son étal de viande, il poussait la chansonnette, obnubilé qu’il est par les formes généreuses de la dame. Cette obsession, selon la plaignante, l’a poussé à lui proposer des relations intimes, tout en sachant qu’elle est mariée. ‘’Si je pouvais t’avoir dans mon lit, je serais comblé de bonheur’’, lui a lancé, plus d’une fois, l’ancien émigré rapatrié d’Italie. Se sentant offensée, elle a fini par cracher tout son venin au boucher, à qui il a demandé d’arrêter ses remarques désobligeantes.

Mais c’était sans compter avec l’obsession d’Alioune Samb pour ses rondeurs. Lorsqu’elle est retournée au marché, le lendemain de cette mise au point, le boucher a entonné sa chanson fétiche ‘’Drianké yaa taaru’’. Courroucée, la dame s’est mise à déverser sa bile sur le sieur Samb qui, se sentant humilié, s’en est pris à elle. ‘’C’est le lendemain que nous nous sommes bagarrés. J’étais partie acheter un produit. Mon vendeur qui n’en disposait pas m’a suggéré d’aller voir ailleurs. Lorsque, je suis passée devant son étal, il s’est subitement jeté sur moi et a commencé à me frapper’’, a raconté d’un air dépité la ‘’drianké’’ au teint clair et aux formes généreuse mises en valeur par une taille basse de couleur marron assortie d’un pagne.

Entendu, Alioune Samb a catégoriquement nié la bagarre. Il a raconté que ce jour-là, il s’est poliment adressé à la partie civile. Mais la dame lui a répondu sur un ton insolent et a commencé à lui manquer de respect. Mais il s’est contenté de la raisonner. Il a ajouté qu’il lui a juste fait des compliments, mais n’a jamais tenu de propos désobligeants. ‘’Je lui ai tout simplement dit que je l’aimais, car elle est appréciée par ma copine Astou Faye. Etant donné que je suis fou amoureux d’elle, j’aime tous ceux qu’elle aime’’, a raconté le prévenu dont les propos ont rendu perplexes les juges. Par contre, à l’enquête, il avait reconnu avoir levé la main sur la plaignante.

‘’Il est difficile de résister aux rondeurs’’

C’est pourquoi le représentant du parquet a requis l’application de la loi. La défense a reconnu qu’il y a eu provocation de la part de leur client. Avant de la minimiser, en soulignant qu’il est difficile de résister aux formes de la plaignante, ‘’vu sa beauté qui reflète la vrai beauté africaine’’. Ensuite, les conseils du prévenu ont estimé qu’il y a eu exagération des faits relatés par la partie civile. Ils pensent que si leur client s’en était vraiment pris physiquement à la dame, celle-ci se serait retrouvée avec plusieurs blessures et non une incapacité temporaire de travail de 10 jours. Compte tenu de ces arguments, les robes noires ont demandé une application bienveillante de la loi pénale.

Finalement, Alioune Samb a recouvré la liberté, car il a été condamné à la peine de 3 mois assortie du sursis et d’une amende de 75 000 F CFA.

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