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Le député UFDG, Ousmane Gaoual Diallo, en prison pour violence

Rédigé par ( Les News ) le 13 Août 2015 à 03:07 | Lu 544 fois

Le député de l'opposition Ousmane Gaoual Diallo a été écroué lundi pour des violences contre le PDG d'une société de vente de véhicules. Il doit être jugé rapidement en procédure de flagrant délit, mais son parti, l'UFDG, réclame déjà sa libération.


Ousmane Gaoual Diallo, député de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG de Cellou Dalein Diallo), a passé sa première nuit à la Maison centrale de Conakry, lundi 10 août. Il a été placé sous mandat de dépôt la veille au soir, par le parquet du Tribunal de première instance de Mafanco (banlieue de Conakry).

Avant d'être écroué, le député s'était présenté en compagnie de ses avocats, de responsables politiques et de militants de l'UFDG au procureur général de la Cour d'appel de Conakry, à la direction nationale des investigations judiciaires puis au Tribunal de Mafanco.

Le procureur de la République près de ladite juridiction, Sidiki Keita, poursuit Ousmane Gaoual Diallo pour « coups et blessures volontaires, injures publiques, violences et voies fait et diffamation » sur Mamadou Diouldé Diallo, PDG de la société Tané corporation, bénéficiaire d'un contrat de vente de véhicules à l'Assemblée nationale.
« Dans l'après-midi du samedi 1er août 2015, M. Ousmane Gaoual Diallo s'est rendu au siège de la Société Tané Corporation pour réclamer son véhicule de député au PDG, explique le procureur Keita. Il a été invité par celui ci à s'adresser au questeur de l'Assemblée nationale pour l'accomplissement des formalités afférentes. Mécontent de cette réponse, Ousmane Gaoual Diallo s'est mis dans une colère extrême et a tenu à l'égard de son interlocuteur des invectives grossières, des propos outrageants et s'est emparé d'un verre à boire qu'il a jeté violemment à la figure de Mamadou Diouldé Diallo ».

Procès dès jeudi

Les avocats de Ousmane Gaoual déplorent une violation de la procédure qui prévoit la levée préalable de l'immunité du député. Ils s'appuient sur l'article 65 de la Constitution guinéenne qui conditionne l'arrestation et la détention d'un député à l'autorisation préalable de l'Assemblée nationale. Sauf, justement, en cas de flagrant délit, invoqué ici par le parquet de Mafanco, mais rejeté par les avocats de Ousmane Gaoual Diallo.

La défense a néanmoins choisi de se battre pour la tenue rapide du procès de son client, l'autre exigence du flagrant délit dont l'article 386 du Code de procédure pénale prévoit que l'individu placé sous mandat de dépôt soit « traduit sur-le-champ à l'audience ». Le procès a été fixé à jeudi, mais l'UFDG a d'ores et déjà déclaré une mobilisation de ses militants dès mercredi pour demander la libération de son député.

Barry Diawo / Jeune Afrique


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