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Le jugement de Charles Taylor est un ’’message fort’’ pour les auteurs de crimes contre l’humanité (diplomate)

le 30 Avril 2012 à 20:41 | Lu 699 fois

Le jugement de l’ancien président du Liberia Charles Taylor (1997 à 2003) est un ‘’message fort’’ envoyé à tous les chefs de l’Etat commettant des crimes contre l’humanité dont ils devront répondre un jour devant les tribunaux, a souligné lundi à Dakar Stephen Rapp, Ambassadeur itinérant des Etats-Unis en charge des crimes de guerre.


Le jugement de Charles Taylor est un ’’message fort’’ pour les auteurs de crimes contre l’humanité (diplomate)
Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) qui siégeait à Leidschendam, près de La Haye a reconnu, jeudi, l’ancien président du Liberia, 64 ans, coupable d’avoir aidé et encouragé une campagne de terreur visant à obtenir le contrôle de la Sierra Leone, dans le but d’exploiter ses diamants, lors d’une guerre civile ayant fait 120 000 morts entre 1991 et 2001.

La juridiction spéciale entendra le 16 mai les observations des parties sur la peine qui sera infligée à l’ex-chef d’Etat et purgée en Grande-Bretagne. L’ancien président libérien Charles Taylor, reconnu coupable de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre en Sierra Leone entre 1996 et 2002, est le premier ex-chef d’Etat condamné par la justice internationale depuis le procès de Nuremberg.

La condamnation de Charles Taylor, qui sera fixé sur sa peine le 30 mai, a été saluée par la communauté internationale et de nombreuses ONG qui y voient une "décision historique" dans la lutte contre l’impunité. Le TSSL ne prononce pas de peine de prison à vie mais fixe un certain nombre d’années de prison.

L’ambassadeur itinérant des Etats-Unis en charge des crimes de guerre a aussi salué les autorités ivoiriennes pour le transfèrement de l’ancien président Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI).

Stephen Rapp a souligné que quatre ou cinq autres personnes vont le rejoindre.

‘’Nous travaillons avec la CPI, avec le système des Nations Unies, les autorités judiciaires, la Commission vérité, justice et réconciliation pour établir et déterminer les crimes contre l’humanité’’, a dit le diplomate.


SOURCE:Aps