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Le ministre iranien des affaires étrangères rencontre Assad

le 19 Septembre 2012 à 14:08 | Lu 186 fois

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, dont le pays est un allié de Damas, a rencontré mercredi le président Bachar al-Assad en Syrie, où Amnesty International a dénoncé des attaques "aveugles" de l'armée, avec les civils pour principales victimes.


Le ministre iranien des affaires étrangères rencontre Assad
A son arrivée, M. Salehi a affirmé à la presse qu'il allait "consulter" les dirigeants syriens sur la crise, ajoutant que son règlement se ferait "uniquement à l'intérieur de la famille syrienne". Depuis le début de la révolte contre le régime en mars 2011, Moscou préconise un dialogue entre le régime et l'opposition, s'opposant à toute ingérence en Syrie des pays occidentaux qui réclament eux le départ du pouvoir de M. Assad.

M. Salehi, qui a rencontré plus tôt son homologue Walid Mouallem, a en outre regretté l'absence de l'Arabie saoudite à une réunion lundi au Caire du "groupe de contact" régional sur la Syrie (Iran, Egypte, Turquie et Arabie saoudite).

Lors de cette réunion, le ministre iranien avait proposé l'envoi en Syrie d'observateurs des quatre pays pour tenter d'aider à mettre fin aux violences malgré l'échec de missions similaires sous l'égide de la Ligue arabe cet hiver puis de l'ONU. Il avait également "appelé à un arrêt simultané des violences par les parties en présence, à un règlement pacifique sans intervention étrangère et à un arrêt de l'aide financière et militaire à l'opposition syrienne", selon Irna.

L'Iran accuse les Occidentaux et plusieurs pays de la région, Arabie saoudite et Turquie en tête, d'apporter une aide militaire et financière aux groupes armés qui combattent le régime syrien. Téhéran a de son côté toujours réfuté apporter une aide militaire à Damas.

Retrait des rebelles de quartiers sud de Damas
Sur le terrain, l'armée a bombardé les quartiers de Hanano, al-Chaar, Sakhour, Massaken al-Fardos et Kalassé à Alep, grande métropole du nord, faisant "plusieurs blessés", selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Plusieurs localités de la province d'Alep étaient également bombardées, selon cette ONG qui se base sur les témoignages de militants sur place. A Damas, après deux mois de violents affrontements avec les forces loyalistes, accompagnés d'intenses bombardements, des combattants rebelles ont annoncé leur "retrait" des quartiers de Hajar al-Aswad et Assali (sud), a affirmé l'OSDH.

La Commission générale de la révolution syrienne (CGRS), qui organise la mobilisation sur le terrain, a indiqué que ces zones tout comme Qadam, également dans le sud, étaient "sinistrées" ajoutant que "l'armée du régime et ses milices ont (...) bombardé les maisons et les commerces depuis le 15 juillet, poussant la majorité des habitants à fuir".

"Plus de 200 personnes" y ont été tuées par les forces du régime depuis début septembre, selon la CGRS. Le quotidien al-Watan proche du pouvoir titrait mercredi: "Damas est sécurisée", "l'armée anéantit les terroristes à Alep".

Depuis le début de la révolte qui s'est transformée au fil des mois en véritable conflit, les autorités assimilent les rebelles à des "terroristes" appuyés selon elles par l'étranger. Les forces régulières ont également bombardé mercredi les régions de Deir Ezzor (est), Lattaquié (nord-ouest) et Homs (centre), selon l'OSDH. Mardi, les violences avaient coûté la vie à 173 personnes, selon un bilan de l'OSDH.

Dans le nord du pays, les rebelles, qui contrôlaient déjà au moins trois des sept postes-frontières avec la Turquie, se sont emparés mercredi de celui de Tall al-Abyad (sud-est) à l'issue de violents combats avec l'armée, selon les médias turcs.


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