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Le président de l'Ascosen impliqué dans une affaire de recel puis relaxé : La partie civile déplore la décision du procureur

C’est parce qu’il ‘avait bel et bien reconnu avoir acheté des ordinateurs des mains des prévenus’, que le patron de l’Ascosen, Momar Ndao, ne devrait pas être écarté de la procédure dans cette affaire de recel. L’argument est brandi par un des avocats de la partie civile, Me Gaël Bâ.


Rédigé par leral.net le Jeudi 11 Février 2010 à 16:14 | | 0 commentaire(s)|

Le président de l'Ascosen impliqué dans une affaire de recel puis relaxé : La partie civile déplore la décision du procureur
Le président de l'Association des consommateurs du Sénégal, Momar Ndao, a été impliqué dans une affaire de recel puis relaxé par le procureur. Momar Ndao avait acheté des ordinateurs issus d'un cambriolage. C'était dans le cadre d'un vol de quatre ordinateurs portables perpétrés par un groupe de trois personnes. Mais la décision du procureur de relaxer le consumériste n'a pas plu à la partie civile qui estime que le sieur Ndao devait comparaître au même titre que les prévenus poursuivis pour recel dans cette affaire. Me Gaël Bâ, un des avocats de la partie civile, déplore le fait que le président de l'Ascosen soit écarté de la procédure. ‘A la police, il avait bel et bien reconnu avoir acheté des ordinateurs des mains des prévenus’, note Me Bâ. Me Moïse Ndior réclame dix millions de nos francs pour sa cliente Aïssatou Diouf Konaté. Son confrère Gaël Bâ demande pour sa part deux millions, à titre de dommages et intérêts pour l'autre plaignante, Marie Louise Bâ. Les nommés Mamadou Bâ, Ibrahima Dia et Pierre Corréa sont accusés de vol de quatre ordinateurs portables, de deux téléphones portables, deux cartes bancaires, ainsi que la somme de 750 mille francs Cfa et divers autres biens, au préjudice des dames précitées. De ce fait, ils sont poursuivis par le ministère public pour association de malfaiteurs, trafic de cocaïne, recel et vol commis la nuit avec effraction. A l'interrogatoire, tous les prévenus ont indexé le sieur Mamadou Bâ, chauffeur à la Lonase, comme étant le cerveau de la bande. D'ailleurs, une grande partie des objets volés a été retrouvée chez lui. Le chef de file des présumés malfaiteurs sera ensuite chargé par son acolyte Ibrahima Dia qui soutient avoir reçu les marchandises des mains de son mentor. En ce qui concerne la cocaïne retrouvée par devers lui, Ibrahima Dia accuse toujours le sieur Bâ, auprès de qui il s'est procuré la drogue dure, à charge pour lui de l'écouler sur le marché.
Convaincu de la culpabilité de l'ensemble des membres du groupe, le procureur demande au juge de les déclarer coupables. Il requiert deux ans de prison à l'encontre de Mamadou Bâ et Ibrahima Dia, contre un an ferme pour Pierre Corréa. Le délibéré est fixé au 17 février prochain. L'un des prévenus, le sieur Ibrahima Dia, a un passé pénal pour avoir été condamné à deux mois de prison pour vol. Il est âgé de 41 ans et est domicilié à la Médina. Le plus jeune du groupe, Pierre Corréa, âgé de 23 ans et domicilié à la Cité Soprim, exerce en qualité d'agent d'exploitation. Le cerveau de la bande, Mamadou Bâ, est quant à lui âgé de 24 ans. Il habite le même quartier que le sieur Dia.

Pape NDIAYE
Source Walfadjri






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