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Le président malien par intérim Dioncounda Traoré n'ira pas au sommet de la Cédéao

le 5 Juillet 2012 à 19:51 | Lu 612 fois

Les Maliens sont dans l'attente du sommet ouest-africain sur le Mali, qui doit se tenir samedi 7 juillet à Ouagadougou, au Burkina Faso. Une attente partagée par la communauté internationale qui estime que la résolution de la crise dans le Nord passe d'abord par l'instauration d'un pouvoir stable et reconnu par toute la classe politique. Ce qui n'est pas le cas à ce jour. Le sommet de Ouagadougou doit définir ce qui pourrait être un gouvernement d'union nationale, mais ne verra donc pas la venue du président de la transition malien.


Le président malien par intérim Dioncounda Traoré n'ira pas au sommet de la Cédéao

« Dioncounda Traoré ne peut pas se déplacer pour des raisons médicales ». Voilà ce qu'a expliqué à RFI un proche du chef de l'Etat par intérim. Son état de santé est stabilisé mais ce sont en fait les médecins français qui le suivent depuis son arrivée à Paris fin mai qui auraient donné un avis défavorable à tout voyage en avion. Dioncounda Traoré doit subir un nouvel examen ce samedi et le personnel soignant veut absolument faire cet examen avant de se prononcer.

Cette annulation de dernière minute prend tout le monde de court, puisque les services du protocole de la présidence malienne étaient déjà en place à l'aéroport à Paris pour organiser le départ de Dioncounda Traoré vers la capitale burkinabé.

Pas de réactions pour le moment, ni du gouvernement malien, ni de la Cédéao. Au sein de l'institution ouest-africaine, la présence de Dioncounda Traoré était très attendue. Notamment pour aborder la difficile transition politique du moment à Bamako.

Ce samedi, le président Blaise Compaoré et d'autres chefs d’Etat de la région doivent retrouver des représentants de la classe politique et de la société civile du Mali. L’objectif est de mettre en place un nouveau gouvernement d’union nationale.

L'annulation du voyage du Dioncounda Traoré va donc compliquer un peu plus la transition politique et la gestion de la crise malienne.



SOURCE:Rfi