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Le prince héritier de Bahrein promet de véritables réformes

Rédigé par (Plus d'informations demain sur leral .net) le 22 Février 2011 à 01:16 | Lu 904 fois

Place de la Perle, à Manama, l'opposition demande désormais la fin du règne de la dynastie des al-Khalifa et prépare une grande marche pour ce mardi. Ailleurs dans la ville, les partisans du gouvernement se sont rassemblés autour de la mosquée sunnite al-Fateh. Au vu de l'importance des troubles, le royaume s'est trouvé contraint de renoncer à l'organisation du Grand prix de F1 qui devait inaugurer la saison le 13 mars prochain.


Le prince héritier de Bahrein promet de véritables réformes

Avec notre correspondante à Manama, Nathalie Gillet

Cela fait deux jours déjà que les manifestants à Bahrein ont repris le rond-point de la Perle. Après le retrait des forces de sécurité, la situation est revenue au calme, plus une seule voiture de police en vue, l’armée a disparu, les tentes ont repris leur place.

Des centaines de personnes campent de nouveau la nuit pour organiser une présence permanente. La place est devenue le point d’arrivée privilégié des manifestations quotidiennes et l’ambiance est de nouveau bon enfant. Mais la brutalité de l’assaut mercredi dernier reste dans les mémoires. Aux revendications politiques s’ajoute désormais la volonté de voir les responsables de cette répression poursuivis.

Plusieurs défis attendent les autorités

En fin de journée, une autre manifestation, cette fois pro-gouvernementale, a rassemblé des dizaines de milliers de personnes autour de la grande mosquée al-Fateh. De leur côté les leaders de l’opposition se réunissent depuis deux jours pour déterminer leurs conditions avant de participer au dialogue national proposé par le prince héritier.

L’absence de coups de feu et le retrait des forces armées, cependant, n’a pas suffit à convaincre les organisateurs du Grand prix de F1 de maintenir l’événement. Demain, plusieurs défis attendent les autorités : les funérailles de la septième victime des manifestations, une grande marche organisée par les partis politiques dans l’après-midi, et enfin, le retour de Londres de Hassan Machaimaa, le leader d’un parti chiite interdit dont plusieurs membres sont actuellement en prison.