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Le rat, le goujat et le forçat

Prendre la parole, c’est prendre un risque : celui de se tromper. Mais que peut-on faire ? Dans l’aventure tourmentée d’une jeune nation, il y a des moments de sommation où se taire, c’est mentir. C’est choisir un risque autrement plus périlleux. Devons-nous au tribunal fatal de l’histoire prendre une peine d’infamie ? Qui pardonne un crime, prévint Voltaire, en devient le complice. De quel crime s’agit-il ici ? Du meurtre prémédité de la démocratie sénégalaise, pardi !


Rédigé par leral.net le Mardi 15 Décembre 2009 à 10:36 | | 12 commentaire(s)|

Le rat, le goujat et le forçat
Même pour le rat, la peur est mauvaise conseillère. Depuis bien longtemps, elle emprisonne une certaine élite, lâche et paresseuse. Dans les salons à palabres, place forte d’un renoncement péteux, elle épilogue. Pourtant, le moment n’est plus aux verbiages, à l’orthographe d’usage. Dans la brousse Sénégal, l’herbe de la vie est sèche, le vent de l’accaparement est violent. Et tous les jours bleus, les pyrotechniciens de la Vdn, ricanent, chicanent et pavanent leur dynamite infâme. Que fait le bon peuple pendant ce temps ? Il dort sur le matelas douillet des dates célèbres et rêvent : une démocratie apaisée et une paix sociale préservée. Comme dit Goorgi ci Yoff : « Le Sénégal est un pays de paix, Dieu fasse que cela perdure ».

N’ayons pas peur des maux. Ils sont là. Ces goujats changent de nom au gré des déclarations. On les voit gouailler à longueur de colonnes, le verbe haut comme les Mamelles. Ils ont un dénominateur et un détonateur communs. L’ambition de la majorité libérale. Dans le silence et le renoncement, ils veulent tourner un mauvais film sur l’esclavage. Et dans le style ! Nos amis de la galaxie bleue ont décidé de faire dans la téléréalité. C’est décidé : Wade a sa police-contremaître, sa gendarmerie-plantation, l’armée-caravelle et le fouet des marabouts. Le décor ainsi planté, le peuple n’a plus le choix. Il lui faut prendre les fers de la pauvreté et les lanières des contremaîtres. Mais, est-ce toujours nous, « ce dos qui se courbe et se couche sous le poids de l’humidité, ce dos tremblant de zébrures rouges qui dit oui aux fouets sur les routes de midi ? ». Bien mieux que David Diop, trois voix me répondirent. C’étaient celles du monument de la Renaissance africaine.

Une élection faisandée, une CENA truquée, on se doute bien que le tour pouvait ainsi être joué, mais avec la gifle du 22 mars 2009, on n’est jamais trop maquignon. C’est ainsi que sirotant sa honte tranquillement, la majorité nous balance une modification rétrograde et dangereuse du code électoral. L’air cafard et détaché d’un tricheur de file d’attente, les cadors du Pds se camouflent. Ils propulsent au devant de la scène un Abdoulaye Babou, maître de rien. Avec d’autres goums et farfadets de la place politique dakaroise, ils nous disent, en confession de presse, que les journalistes n’ont pas vocation de proclamer les résultats des élections. Bon Dieu, l’ont-ils jamais fait ? Non, bien sûr ! Babou le sait et le tait. C’est le nouveau Ezzan.

Promis forçats, les journalistes ont intérêt à se lever et à se battre. De toutes leurs forces. Ils doivent accepter le bagne ou l’exil forcé, les matraques électriques et les cachots froids des commissariats. Ils doivent opposer aux discours effrontés des libéraux et de leurs alliés un front inexpugnable du refus de l’arbitraire. Ce pays nous appartenant tous, est-il acceptable de laisser une poignée d’hommes, sous le prétexte de la loi, violer toutes les lois et piétiner tous les droits ? C’est notre devoir civique de porter l’information comme on apporte la nourriture. Crinière au vent, la fauve-liberté doit rugir dans ce Sénégal qui s’ensauvage. Passé du statut civilisé d’Etat de droit aux lois iniques de la jungle, notre pays a faim de son passé démocratique récent. N’en déplaise à Serigne Modou Kara. Si nous étions dans un état de droit, Mame Thierno Birahim Mbacké, son frère, serait aujourd’hui en prison.

Le jeu parait donc clair. Les libéraux, peu assurés de remporter la prochaine présidentielle, semblent poser les pièces d’un grand puzzle. Une Cena docile, une presse encerclée, une opposition affaiblie et un peuple abandonné à lui-même. Les scribes de service pourront alors réécrire et diffuser sur Sopi Fm des résultats contrefaits d’un simulacre d’élection. Vous avez du mal à y croire ? Vous auriez, bien sûr, aimé que notre pays, retrouvât, en 2012, le concert des pays de grande démocratie, sans voir, accroché à notre drapeau, quelques vilains grelots ? Nous aussi, peuchère !

Aliou Ndiaye, journaliste



1.Posté par gorom le 15/12/2009 11:22 | Alerter
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Cher Alioune Ndiaye
Il faut lire et relire votre texte pour comprendre votre état d'âme. Tout de même, vous gagnerez mieux de le décrire de façon plus simple. A notre avis, parler de Abdoulaye Wade et de son régime ne saurait s'accomoder avec des mots (maux ?) qui apparaissent plutôt comme une nébulosité pour un texte qui n'en demandait pas tant....

2.Posté par babacar le 15/12/2009 11:24 | Alerter
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C'est ce que l'on appelle un intellectuel engagé. Cela est a encouragé. Le texte est bien rédigé et le message est poignant. Le discours est le meme partout, le constat est unanime, seule reste la convergence des actions. Mais il y a pas lieu de se presse outre mesure, laissons moutons bêler, Tabaski viendra.

3.Posté par Galay le 15/12/2009 12:33 | Alerter
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Résister, Combattre, Recevoir Des Coups, En donner, Opter Pour La Voie Du Talion... Sinon ;
Disparaitre Ou Devenir Esclaves

4.Posté par sam le 15/12/2009 12:34 | Alerter
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je suis rassuré que des journalistes comme Alioune Ndiaye prennent leur responsabilité. il est temps de sauver le Soldat Senegal. Notre pays va mal. Chaque citoyen est concerné par cette situation, nous n'avons plus, ni le droit , ni le devoir de nous taire. Alioune Ndiaye merci et bon courage.

5.Posté par cliff le 15/12/2009 13:25 | Alerter
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Encore un homme debout, un homme qui refuse de se courber sous les coups des fouets de ces faussaires de la démocratie.
Mais une chose est sure, c'est qu' ils trouveront en face d'eux des sénégalais déterminés à combattre jusquà la fin pour défendre leur liberté et la démocratie. Merci Alioune de ta contribution

6.Posté par dq le 15/12/2009 14:31 | Alerter
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test!

7.Posté par Magida le 15/12/2009 14:46 | Alerter
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il est heureux de constaté k ds le Sénégal de 2009 il reste encor des gens de la trempe de Alioune Ndaiye, ki refuse de se taire pr k naisse un sénégal nouveau.l'histoire retiendra Alioune!je prie k le seigneur te protège de ces mécréants ki sont telma telma capable; mon Dieu protège le! amine

8.Posté par mandou le 15/12/2009 15:31 | Alerter
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je m'adresse à vous dirigeants de léral , il faudra dés à présent faire comme galsentv , trier la contribution des internautes et faire passer celle qui soit "lirable" , parce qu'un type comme gorom , qui lance des tics à un grand journaliste comme alioune ndiaye est vraiment toc toc. pour moi il n'a pas bien lu le sujet de ce journaliste.parfois chers dirigeants je crois qu'il faudra verrouiller certains internautes , nakh ils jouent et ils n'ont pas de cervelle.

9.Posté par Almamy le 15/12/2009 17:32 | Alerter
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Tu es trop pédant Alioune .
Ou étais tu ? Avais tu perdu la voix ?
Es ce les difficultés pour TFM de voir le jour qui te rappellent que tu es un journaliste ?

10.Posté par gorom le 15/12/2009 17:44 | Alerter
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A Mandou
Je sais, tu es ....Mandou. Mais de là à demander à ce que je sois censuré ne relève pas d'une bonne intelligence. Je n'ai pas dit du mal sur Alioune. Tout au moins, je l'encourage à aller plus loin de cette lutte contre ce gouvernement. Je dis pluitôt que cette lutte , même ...littéraire, aurait dû l'amener à être plus simple dans l'écriture. C'est à croire que nos journalistes ne sentent à l'aise que dans les gros.......et irréguliers mots

11.Posté par usa le 15/12/2009 18:06 | Alerter
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MERCI !!! ALIOUNE !!!
Je pense que ton message sera suivi par d'autres citoyens !!!!
ce qui se passe aujourd'hui au Senegal est honteux , DES PERSONNES ASSERMENTEES QUI ONT JURE DE SERVIR LE PAYS ET LA NATION , SONT HELAS AU SERVICE DE ABDOULAYE WADE DE SA FEMME ET DE SON FILS !!!
VIVE UN ETAT DE DROIT FORT AU SENEGAL !!! EN BAS WADE ET SA BANDE DE CRAPULES

12.Posté par crochemore le 16/06/2011 10:15 | Alerter
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Bonjour,

Quelque part en France, sous certains aspects c'est du pareil au même , au moyen âge nous sommes encore dans bon nombre de neurones …... Ne rêvez pas :même en France !!!

Mais et après tout l'état d'esprit de ceux qui seraient parait-il des élites est peut-être le même en France qu'au Sénégal ?

http://troublante-republique.over-blog.com/article-8-la-lettre-d-outrances-61724241.html

Cordialement


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