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Le reportage de Slate qui prouve l’existence de vignoble : A la découverte d’un vin 100% sénégalais

C’est un vignoble pas comme les autres qui s’étend sur un hectare à peine près du littoral surnommé Petite Côte. Les fFrançais Philippe Franchois et François Normant se sont aventurés à se lancer dans la culture de la vigne 100% sénégalais, dans localité situé 60 km au sud-est de Dakar. La culture du vin, méconnu des sénégalais, commence à porter ses fruits avec quelques 500 bouteilles de vin rouge et de rosé estampillé « Baobab ».


Rédigé par leral.net le Vendredi 9 Octobre 2015 à 13:14 | | 2 commentaire(s)|

Le reportage de Slate qui prouve l’existence de vignoble : A la découverte d’un vin 100% sénégalais
C’est un vignoble pas comme les autres qui s’étend sur un hectare à peine à Nguékhokh. Sur un hectare à peine, des baobabs veillent sur un raisin jeune qui se gorge de soleil dans cette localité situé 60 km au sud-est de Dakar. Le site a été baptisé « Le Cols des Baobabs » par ses fondateurs, deux Français amoureux du Sénégal. « Le principal défi ici, c’est qu’il n’y a pas de saison marquée », explique Philippe Franchois, la soixantaine, un ancien assureur devenu viticulteur qui s’est associé avec François Normant, ex-ingénieur informatique, pour acquérir il y a trois ans dix hectares de terrain à Ngékhokh, près du littoral surnommé Petite Côte.

« En France, on vendange à date fixe ou presque. La vigne au Sénégal se fatigue vite mais l’avantage du climat, c’est qu’on fait deux vendanges dans l’année ! », se réjouit M. Franchois. Autre problème dans ce pays : « le manque d’eau, dans un pays au relief plat et au climat sec, contraint les viticulteurs à ruser. Les deux associés français ont opté pour un coûteux système d’irrigation au goutte à goutte, seulement possible grâce à un forage à 180 mètres de profondeur.

Sur les 10 hectares de leur vignoble, seul un est exploité pour l’instant. Un coup d’essai pour tester la réaction des plants de vigne importés de France sur ce terroir sénégalais imprévisible et un peu capricieux. Cinq cépages y sont cultivés actuellement : Cabernet-Sauvignon, Cinsault, Grenache, Syrah et San Giovese. « Le Cabernet se comporte mal. C’est un cépage long. On ne retentera pas l’expérience », affirme M. Normant qui n’est pas pressé d’atteindre une production industrielle. Cette année, pour les deuxièmes vendanges du domaine, 500 bouteilles de vin rouge et rosé sont sorties estampillées du majestueux baobab qui, espèrent les initiateurs, sera leur marque de fabrique une fois la commercialisation lancée. A 7 000 FCfa (près de 11 euros) la bouteille.

« La culture du vin est en train de naître ici », analyse Mokhsine Diouf, viticulteur-œnologue sénégalais, formé en France, qui donne un coup de main à Franchois et Normant depuis son retour au Sénégal en 2013. Dans ce pays où 95% des habitants sont musulmans, « à cause de la religion, il y a beaucoup d’hypocrisie sur qui boit, qui achète de l’alcool », mais, assure M. Diouf, « 20 millions de bouteilles de vins et spiritueux (y) sont tout de même vendues chaque année ».






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