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Le talentueux et le plus réseauté des journalistes, Cheikh Mbacké Guissé, de Libération, parle de l'hypocrisie des syndicalistes de la santé

Des syndicats de Santé ont rué dans les brancards parce que tout simplement la Société nationale d’électricité (Senelec) a demandé aux hôpitaux et autres structures assimilées de solder leurs créances qui tournent autour d’un milliard de FCFA. D’autres ont crié avec les loups pour annoncer une plainte pour « homicide » contre Senelec, au cas où elle délesterait les hôpitaux. Pourtant, ces mêmes syndicalistes, subitement préoccupés par la marche des hôpitaux, n’hésitent pas à ranger dans les placards leurs blouses et seringues au nom de revendication pécuniaires. Combien de fois ont-ils abandonné les malades à eux-mêmes pour « exiger » la satisfaction de leurs « revendications? »


Rédigé par leral.net le Samedi 21 Novembre 2015 à 19:47 commentaire(s)|

Le talentueux et le plus réseauté des journalistes, Cheikh Mbacké Guissé, de Libération, parle de l'hypocrisie des syndicalistes de la santé
Peut-on reprocher objectivement à la Senelec de réclamer son dû ? La question mérite tout son sens si on sait que dans nos hôpitaux la première chose à faire, pour se faire soigner, quelque soit l’état du client, c’est de payer. Même pour retirer un cadavre de la morgue, il faut d’abord casquer. Combien de fois des hôpitaux ont-ils refusé des soins à des citoyens dans un état critique, parce qu’il n’avait pas de quoi payer? Combien de fois des malades ont-ils été « séquestrés » parce qu’ils n’avaient pas solder leurs comptes? Si effectivement les hôpitaux constituent des cas « sensibles », qu’en est-il de Sociétés nationale d’électricité? Si la Senelec s’arrête, c’est tout le pays qui s’éteint. Or, aujourd’hui, cette société a presque 100 milliards de FCFA à recouvrer. Les collectivités locales, à elles seuls, lui doivent 31 milliards de FCFA dont 25 milliards de FCFA pour l’éclairage public. Le plus absurde dans cette vraie fausse affaire est que les hôpitaux, tout comme les postes de santé qui sont gérés par des comités de gestion, disposent de fonds pour payer tous leurs fournisseurs, Senelec y compris. Et pourtant, ils accumulent des arriérés lorsque Senelec leur demandera de se conformer. Osent-ils adopter la même position vis-à-vis de la Sde ?

Décidément, Senelec a bon dos!

Cheikh Mbacké Guissé ( Libération )






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