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Le terrorisme islamique en question - Par Ahmed Khalifa Niasse

L’Islam a vécu plus de mille ans en diffusant le savoir. C’est dans les contrées lointaines telles que le sud-est asiatique qu’il s’est diffusé le plus, alors que ses armées ne pouvaient y parvenir. L’Islam est le vecteur des algorithmes, donc des mathématiques qu’un autre Mohamed a inventés. Des Mohamed ont inventé la médecine moderne, l’astronomie.


Rédigé par leral.net le Mardi 29 Décembre 2015 à 15:04 | | 3 commentaire(s)|

Réinventé la philosophie. Donné une monnaie unique qui avait cours partout où le dollar a court aujourd’hui. Sa marine marchande mouillait dans les quatre continents (l’Amérique n’était pas encore découverte) et dans les trois océans (Atlantique, Pacifique, Indien).

Pendant ce temps il a subi l’invasion Mongole, les Croisades, la balkanisation de ses contrées, l’annihilation de son khalifat Ottoman, qui reliait la Baltique au Mali (frontière algero-malienne) en passant par l’Arabie et l’Afrique du Nord, la colonisation.

Toutefois la Oumah est restée passive. Elle s’est même installée dans une léthargie tapissée par la pauvreté et plafonnée par l’ignorance.

Le pétrole jaillit, alors, des entrailles de ses terres. De l’Indonésie au Nigéria, avec la Péninsule Arabique comme centre.
Cependant ce facteur de richesse et de force n’a fait que mettre à nue ses faiblesses, accroissant ses divisions et ses contradictions.

Et c’est seulement au milieu des années 70 que l’Islam allait devenir la victime expiatoire de la Guerre Froide entre l’URSS (donc la Russie) d’une part, les USA et le reste de l’Occident d’autre part.

C’est aux confins de la Chine et de l’Indus que se situe le théâtre des opérations. Précisément en Afghanistan. Pays envahi par la dernière armée de l’URSS. La CIA (les USA) décidait, alors de créer le Mouvement Djihadiste (le Djihadisme) en Afghanistan. Et c’est en Arabie Saoudite, puis au Qatar que l’on battait les tambours de la Guerre Sainte contre le Mécréant (URSS). De 1979 à 1989.

Cette propagande a fait converger des dizaines de milliers de jeunes musulmans que l’Amérique a mobilisés, en faisant financer ce djihad par des pétrodollars.

L’endroit était si bien choisi qu’il s’agit du cœur géographique du monde musulman, adossé à un réservoir humain de cinq cents millions d’âmes. Indonésie, Malaisie, Bengladesh, Pakistan.

L’Amérique a créé un Etat Major dans la ville pakistanaise de Peshawar, une base (Al Qaeda). Jeune recrue de la CIA, Usama Ben Laden est issu d’une des trois familles qui se sont partagé les trois pouvoirs en Arabie Saoudite

• Le politique aux Al Saoud
• Le religieux aux Al Cheikh
• L’économique aux Ben Laden, d’origine yéménite

Son père était le roi du BTP. Faisant de lui, jeune diplômé par les Américains, un archi milliardaire en dollars qui aura tout abandonné pour la cause islamisée des Américains.

Jusque là nous sommes dans une démarche classique par rapport à l’Histoire.

Il y a lieu de penser qu’il leur a été promis, une fois victorieux, un royaume. Ce royaume, pour, eux, c’était l’Arabie.
Une longue période d’attente s’en est suivie.

La guerre frappe à leur porte avec l’Iraq (Guerre du Golfe). Ils se sont promis de gagner cette guerre comme ce fut le cas en Afghanistan. Il était, alors, logique que la famille régnante en Arabie s’opposât à une telle manœuvre, sachant que victorieux les djihadistes et autres Arabes Afghans ne feraient qu’une bouchée de leur royaume. L’attente se passait au Soudan où Ben Laden était devenu un investisseur privilégié. En d’autres termes un nabab.

C’est alors que, tel que me l’a raconté mon défunt ami Kadhafi, la CIA a proposé à Ben Laden d’installer son royaume en Libye. C’est, d’ailleurs, la Libye qui a été la première à émettre un mandat d’arrêt international contre Ben Laden auprès d’Interpol.

Entre temps, et en désespoir de cause ou par orientation américaine, une série d’actes dits djihadistes se sont multipliés contre des cibles américaines.

Un navire de guerre américain, l’USS COLE, est éventré par l’explosion de centaines de kilos de dynamite sur un zodiaque aux larges du Yémen en octobre 2000, dans le sillage des attentats de Nairobi de 1998. Cette série d’actes a culminé avec les spectaculaires évènements du 11 septembre 2001. Finissant, ainsi, de faire avaler à l’opinion la grosse couleuvre qui consiste à dire l’armée des djihadistes, cette armée créée par les Américains en Afghanistan, avec Ben Laden à sa tête, a retourné ses armes et son savoir tuer américain contre ses instructeurs !

Entre temps, Ben Laden a gagné son bâton de Maréchal après la célèbre bataille de Tora Bora. Pourtant une bataille aussi ridicule qu’une « Troisième Guerre Mondiale » déclenchée avec toute l’Armée de l’Air américaine jadis destinée à écraser la grande URSS en plus de la Chine. Pour canarder deux piétons perdus dans les vallées et contreforts de l’Himalaya (Ben Laden et Ayman Zawahiri), avec quelques soldats de l’An II. Des va-nu-pieds, sans nourriture ni base logistique, ni capacité militaire d’aucun ordre.

Le « héro » prenait sa retraite dans la dépendance d’une caserne pakistanaise contrôlée par la CIA, où il a vécu sans attirer l’attention et, ce, pendant plus de dix ans.

L’homme, au même moment, avait l’auréole d’un jeune riche et diplômé qui a mis en place un système ingénieux et omnipotent susceptible de déstabiliser l’Amérique et l’Occident. Et, même, de les démanteler, comme ce fut le cas avec l’URSS.

Ben Laden disparaissait subitement et définitivement de la scène le 2 mai 2011 à Abbot Abad, un peu comme Hitler, en nous laissant un mort sans cadavre. Et dont Snowdon, le bien informé de l’espionnage électronique, dit qu’il a fait son entrée dans un paradis luxuriant du Panama. Alors que pour ses orphelins djihadistes c’est au Paradis qu’il se trouve.
Entre temps, les moudjahidines afghans de Hekmatyar se sont métamorphosés en talibans (talibés) armés.

La Russie a subi ce djihadisme dénommé terrorisme jusque chez elle. Notamment en Tchétchénie (11 décembre 1994), en Ingouchie et au Daghestan. En plus de la prise d’otages à Moscou (Grand Théâtre 28 octobre 2002)
Fini, donc, le premier acte du djihadisme en amont. Le deuxième acte s’appelle DAESH.

Comme son nom l’indique, DAESH a choisi comme théâtre de ses opérations les contreforts de l’Anatolie et les vallées de la Mésopotamie. En d’autres termes, la partie mésopotamienne de l’Iraq et la partie syrienne située dans le Croissant Fertile.

S’agit-il de préparatifs pour prendre militairement possession de l’Arabie quand on sait que DAESH se trouve à ses frontières ?

Ou, alors, s’agit-il d’accepter comme royaume de substitution la Libye ? A moins que ce ne soit les deux !
Toujours est-il que dans ce processus le Croissant Fertile (c’est-à-dire la Syrie) et dans une moindre mesure l’Iraq et l’Afghanistan se vide au profit de l’Europe.

Toutefois, une grande question se pose. Pourquoi l’Occident a-t-il déclenché une longue opération sur des dizaines d’années pour se repeupler par des millions de musulmans devenant de nouveaux Allemands, de nouveaux Nordiques, voire des néo British ?

C’est d’ailleurs par ce mot British que je vais conclure cet article, le premier d’une série produite pour le compte de notre nouvel Institut. En effet, lorsque les Romains ont érigé le Mur d’Hadrien en l’an 122 c’était curieusement, et aussi stupéfiant que cela puisse paraître, il s’agissait de se barricader contre les Brutes (British).

Aujourd’hui l’Occident, à son tour, est en train d’édifier un nouveau Mur pour se barricader contre les nouvelles brutes que sont les musulmans terroristes ou les musulmans tout court. Appelons-le le Mur de Donald Trump. Si les Britanniques ont crié leur brutalité pour en faire une fierté, les musulmans traités de terroristes en feront-ils de même ?

Ahmed Khalifa Niasse
Fondateur du Centre Africain d’Etudes Européennes et Occidentales






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