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Le véritable plan ORSEC pour les Sénégalais, c’est la rupture effective et la réparation de moult erreurs commises par Me Wade.

« La découverte de l’art, comme toute conversion, est la rupture d’une relation antérieure entre un homme et le monde » de André Malraux extrait de la psychologie de l’art


Rédigé par leral.net le Jeudi 30 Août 2012 à 09:42 | | 0 commentaire(s)|

Le véritable plan ORSEC pour les Sénégalais, c’est la rupture effective et la réparation de moult erreurs commises par Me Wade.
Déjà à l’entame de son mandat, Macky Sall devait nécessairement procéder tout d’abord, par stopper l’hémorragie financière généralisée que, Abdoulaye Wade a provoquée dans le pays, au cours de ses douze (12) ans de pouvoir. La situation qu’il a héritée est si grave pour ne pas dire catastrophique, car son prédécesseur lui, dépensait toujours sans compter. Me Wade ne savait pas non plus ou plutôt, ne se préoccupait pas de sérier et de classer soigneusement les besoins prioritaires par ordre d’importance et d’urgence.

C’est ainsi, qu’il a utilisé nos ressources publiques, ailleurs et en tout, sauf pour résoudre les véritables problèmes de développement du pays. Ces problèmes de survie qui préoccupent justement au plus haut point les populations sénégalaises dans leur écrasante majorité, étaient le cadet des soucis de Wade. Abdoulaye Wade, nous l’avons vérifié maintenant, dépensait plutôt pour son prestige personnel, pour enrichir aussi sa famille, sa cohorte d’amis et les militants de son parti, au détriment des autres Sénégalais, les légitimes ayant-droits qui ne comptent que sur le fruit de leur labeur. Au vu de tout cela, les Sénégalais, ont en majorité, décidé souverainement et en parfaite connaissance de cause, de renvoyer sans ménagement Abdoulaye Wade à la retraite forcée, avec 65% de rejet. En procédant ainsi, les électeurs ont voulu par-là, donner une leçon à Me Wade mais aussi, prévenir le futur président, qu’ils veulent rompre définitivement avec les pratiques du régime libéral. Sans doute, dans leur for intérieur, ils se disent, plus jamais cela dans notre pays. Voilà pourquoi, Macky Sall doit bien comprendre et méditer que le choix qui est porté sur sa personne, relève d’un espoir réel dans les perspectives, pour qu’il fasse beaucoup plus que Wade. Donc, ce n’est pas le choix d’un homme providentiel, car ceci n’existe pas dans la réalité. Le mot espoir (Yaakar en Wolof) qui est bien collé à son parti qui s’appelle : APR-YAAKAR, signifie-t-il une fidélité au terme ou un simple maquillage pour attirer les Sénégalais? Ça, c’est l’avenir qui nous le dira.

Par conséquent, vrai ou faux, le terme peut bien susciter un espoir auprès de certaines catégories de notre population, soit de bonne foi soit avec une réserve. Quoi qu’il en soit, le temps qui est devant nous, est le meilleur juge pour attester de ce qu’il en sera réellement. Au cours de la campagne électorale de la présidentielle de 2012 et même durant tout le long de la pré-campagne, nous avons remarqué que le mot qui revenait le plus souvent chez tous ceux qui se battaient pour le départ de Me Wade du pouvoir et qui traduisait aussi un espoir en cas de victoire sur lui, était bien : la rupture. Ce qui exprime que c’était un fort sentiment que les Sénégalais ressentaient et désiraient, au plus profond d’eux-mêmes. Par conséquent, la rupture doit figurer en bonne place, dans l’agenda du nouveau président de la République. Mais la rupture, c’est quoi ? N’est-ce pas le fait de rompre avec une antériorité, une pratique ou un passé jugé désuet et complètement devenu stérile pour la Société ? Il est évident pour la majorité des Sénégalais, que les pratiques de gestion des affaires de l’Etat et les méthodes de direction antidémocratiques et archaïques de Wade, rentrent parfaitement bien dans le cadre de ce qui est décrit plus haut. Voilà pourquoi, les Sénégalais, ou tout au moins la plupart, avaient accueilli avec enthousiasme et même applaudi avec les deux mains, l’annonce des audits sans exclusive et le retour de la loi réprimant les délits d’enrichissement illicite, afin que tous les biens mal acquis, les biens et ressources volés soient restitués dans les meilleurs délais et par tous les moyens, au peuple sénégalais.

Parce que c’est son patrimoine. Cette promesse faite avec fermeté et solennité par le président Macky Sall, n’était pas considérée comme des propos de campagne électorale par certains, car, beaucoup d’entre nous se disaient, qu’il était bien différent de Me Wade, adepte de Maxoon waxeet. Mais si les mesures annoncées, ont tempéré tant soit peu les ardeurs des revendications tous azimuts et donné de l’espoir, cela ne suffit plus pour calmer les tombeurs de Me Wade. Les Sénégalais parmi lesquels lui-même, avaient bien dit le lendemain du 25 mars 2012,

que rien ne sera plus comme avant. Pour les honnêtes gens et hommes d’honneur, la promesse est bel et bien une dette, qui doit se payer à l’échéance, et non comme le dit malheureusement Me Wade : « que ses promesses n’engagent que ceux qui y croient ». Au demeurant, Macky Sall, président de la République doit savoir qu’il a un tableau de bord bien précis avec les Sénégalais et qu’il doit le tenir à jour, car les sentinelles d’hier qui l’ont accompagné dans sa victoire, sont encore en éveil. Apparemment, il ne semble pas trouver encore ses marques par rapport à ses engagements face aux Sénégalais et non à ses propres militants de l’APR, ses alliés de tout bord et les transhumants qui font un appel du pied à l’arrière-cour. Il doit également être très attentif, se référer toujours à son serment devant la nation et se rappeler qu’il est le président de tous les Sénégalais sans exception.

Autrement dit, il faudrait qu’il soit conscient de ses responsabilités et sache bien, qu’il travaille pour son peuple et non pour un clan. Il doit savoir aussi, quel genre de président veut-il être? Et quelle image veut-il laisser à son peuple, à l’histoire pour la postérité ? Qu’il sache et se souvienne bien aussi, que les laudateurs et les nouveaux « amis », par cupidité, n’ont jamais aidé et n’aideront jamais, un président de la République à prendre les bonnes et les meilleures décisions en faveur de leur peuple. Et si vous en doutez un seul instant, interrogez vos prédécesseurs vivants. Donc prenez garde Monsieur le président ! Quand vous avez annoncé la réduction de la taille du gouvernement à 25 ministres et de votre mandat de 7 à 5 ans, même parmi les plus sceptiques Sénégalais, certains d’entre eux ont bien dit que vous étiez sur une bonne rampe de lancement, pour la réduction du train de vie de l’Etat, si, de tels efforts se poursuivaient sans relâche dans le même sens. Il en était de même l’appréciation positive de la suppression de certaines agences spéciales, qui étaient créées par Wade pour ses besoins personnels de recaser ses résidus. Mais, il faut le reconnaitre tout de même, la réduction du train de vie de l’Etat n’était pas que cela.

Aujourd’hui, des problèmes épineux en tous ordres, se posent dans notre pays et ont même redoublé d’intensité, comme pour mettre à l’épreuve le président Macky Sall, afin de savoir, quelles mesures radicales et courageuses, va-t-il prendre, face à la grave situation du pays, et ce uniquement, dans l’intérêt supérieur de la nation ? Notre pays est en ce moment confronté à de graves inondations avec ses problèmes connexes tels que, l’assainissement et l’insalubrité; certes, elles sont récurrentes et naturelles mais plus accrues encore cette année. L’insécurité galopante de divers ordres se propage de manière plus accrue avec une violence gratuite sur l’ensemble du territoire national; ce qui pousse d’ailleurs certaines populations à se faire ou à vouloir se faire justice elles-mêmes, puisque l’Etat est devenu impuissant et semble même démissionner de son rôle de garant de la sécurité publique, faute de moyens matériels et humains suffisants. Le problème de l’énergie qui s’était amélioré certes par démagogie, pendant la campagne présidentielle, voit les délestages reprendre à un rythme inquiétant. L’accalmie au niveau de l’éducation nationale, que nous avons notée vers la fin de l’année, dans l’ultime but de sauver l’année scolaire, pour éviter au pays une année blanche ou invalidée, semble être, le calme qui annonce la tempête, si l’on en croit à certains syndicats d’enseignants. Et tant d’autres problèmes dans d’autres secteurs du pays, car la liste n’est pas exhaustive. N’importe quel citoyen, que vous interrogerez aujourd’hui, au sujet de tous ces problèmes te dira nettement que, c’est essentiellement un manque de ressources qui est la cause de tous ennuis. Par conséquent, il faut que le président de la République trouve les ressources nécessaires adéquates, en commençant par le commencement et dans le pays.

Comme on dit, charité bien ordonnée commence par soi-même. (Dimbël na ca fekk loxol borom).Comme je le disais dans une de mes contributions, il faut mettre fin à la République des privilèges pour celle des droits et devoirs citoyens dans notre pays. Il me parait inadmissible, indécent voire suicidaire face à de tels problèmes aussi sérieux et épineux, que le chef de l’Etat se permette d’octroyer gracieusement des voitures, de surcroit de luxe, à des députés, sans y être obligé par la loi et même si c’était le cas. Déjà, c’est une aberration et une injustice notoire inqualifiable d’allouer un salaire faramineux à des députés qui n’ont pas une obligation de présence quotidienne à l’hémicycle en dehors des sessions ; dans un pays aussi pauvre que le nôtre et où le chômage est endémique, particulièrement en lieu jeune. Il s’y ajoute un cumul inacceptable et immoral dont certains députés font l’objet car, en dehors des députés chômeurs, les autres continuent d’exercer cumulativement à leur mandat, leur activité professionnelle rémunératrice normale, là où les travailleurs sénégalais
n’ont droit qu’à leur propre salaire, pour tout faire avec. J’estime qu’il y a énormément de sources d’économie non exploitées où nous pourrions récupérer des ressources importantes au profit du développement du pays, si l’on procéder simplement à enrayer toutes ces mesures antinationales et impopulaires de Me Wade, qu’il avait camouflées dans des lois préfabriquées, que ses députés votaient mécaniquement et sur ordre, pour les intérêts personnels de leur clan.

Des possibilités de récupérer davantage des ressources existent bel et bien, il suffit uniquement, que le président de la République ait le courage d’aller dans cette direction de suppression de tous les privilèges accordés à la pelle par Me Wade. Je renvoie les lecteurs à mes dernières contributions dans lesquelles j’ai suggéré un certain nombre de propositions et de pistes de réflexion en vue de réduire le train de vie dispendieux de l’Etat et d’arrêter l’hémorragie financière. Par exemple j’avais préconisé, en plus des mesures déjà prises, la réduction du Bureau de l’Assemblée nationale, la réduction du salaire et des nombreux avantages des ministres, des DG de sociétés nationales, à des proportions raisonnables ; la suppression du titre de ministre conseiller pour ne conserver uniquement que le terme conseiller, dans un domaine à préciser oui ou non, tout cela en rapport avec la grave situation du pays que nous constatons tous. Et l’élan de solidarité populaire qui s’est manifesté et s’est matérialisé ces jours-ci face aux inondations dans le pays, montre bien que les Sénégalais sont sensibles et réceptifs à tout qui arrive à leur pays. Ils participent effectivement au plan ORSEC de fort belle manière sur surtout spontanément.

Et je suis persuadé, qu’ils verraient d’un très bon œil, des mesures plus accrues plus hardies allant dans le sens d’une réduction profonde du train de vie de l’Etat. Au total, toutes ces lois et mesures qui n’avaient pour objet que de créer des riches artificiels, doivent être rapportées ou abrogées tout bonnement. Car, nous savons tous, que beaucoup de ces lois, qui devraient en principe passer par la voie référendaire, ne l’ont pas été et pour cause, elles allaient être rejetées sans aucun doute par le peuple. Par conséquent, si le Président Macky Sall prend son courage à deux mains pour aller dans le sens de réparer les torts faits au peuple sénégalais par Me Wade, à travers ces lois frauduleuses, il aura le soutien franc et indéfectible de son peuple. Et tant qu’il ira et restera sur la voie de la défense des intérêts de son peuple, il n’aura rien à craindre du côté de celui-ci. Si on se rappelle bien. N’est-ce pas que c’est Me Wade qui avait dissous le Sénat en 2001 pour son inutilité déclarait- il ? Avant de le ramener à nouveau par le biais d’une simple loi constitutionnelle. Pourquoi alors, le président Macky ne pourrait-il pas suspendre ou dissoudre le Sénat ? Ce que la situation du pays justifie valablement, en attendant sa suppression prévue dans le cadre de la nouvelle constitution qui sera soumise au référendum en 2013.

Cet article, ayant été rédigé avant que je n’apprenne les mesures importantes et salutaires du président Macky Sall, relatives au Sénat, je le publie quand même tel quel. Et je salue et approuve entièrement toutes ces mesures se rapportant au Sénat, parce qu’elles vont dans le sens que j’ai indiqué plus haut et voulu par tous les patriotes sénégalais. Avec de tels actes patriotiques, nous notons déjà une différence de taille avec la méthode Abdoulaye Wade. Et nous saurons bientôt, dans les mois à venir, quel genre de président de la République nous avons réellement. Nous encourageons le président Macky Sall à maintenir le cap sur cette trajectoire et à prêter toujours une oreille attentive et une bonne écoute à son peuple, à chaque fois que de besoin.

Gaye Mandiaye
Gaye_mandiaye@hotmail.com






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