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Législatives 2017: La Raddho redoute un taux d’abstention "inédit"


Rédigé par leral.net le Jeudi 13 Juillet 2017 à 18:45 | | 0 commentaire(s)|

Le secrétaire général par intérim de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (RADDHO), Sadikh Niass a estimé, jeudi à Dakar, que les élections législatives du 30 juillet prochain "risquent d’avoir le plus fort taux d’abstentions jamais enregistré dans l’histoire électorale du Sénégal".

Pour ces législatives, "nous redoutons un fort taux d’abstention pour ces élections, qui risquent d’être l’une des élections ou il y a le plus grand taux d’abstention au Sénégal", a-t-il dit, lors d’un point de presse de présentation du rapport de sa structure sur les élections législatives du 30 juillet.

Ce rapport est le fruit d’une mission d’enquête menée récemment par la RADDHO du 05 au 10 juillet, portant sur le retrait des cartes biométriques de la CEDEAO sur l’ensemble du territoire national et sur les difficultés rencontrées par les acteurs dans le cadre du processus global.

Selon le secrétaire général de la RADDHO, "plusieurs facteurs militent en faveur de la prévision d’un fort taux d’abstention".

"Le taux de retrait des cartes biométriques est relativement faible sur l’ensemble du territoire national et dans les pays de la diaspora", a-t-il indiqué, précisant qu’au niveau national, il est estimé à "57,51% par rapport aux cartes disponibles et 39,05% par rapport au total des inscrits".

De même, a-t-il poursuivi, "la pléthore de candidatures risque d’influer négativement sur le comportement de l’électeur, sachant que ce scrutin ne suscite pas le même engouement que celui de la présidentielle".

"Les citoyens n’ont pas suffisamment d’accès à l’information concernant la production et la disponibilité de leurs cartes", a estimé Sadikh Niass, regrettant que "le numéro vert gratuit 800 00 2017 destiné à renseigner le citoyen, ne satisfait manifestement pas la demande".

Il dit avoir peur que les cas "d’erreurs sur les noms, les lieux de vote et sur les photos des électeurs" ne puissent être corrigés compte tenu du court temps qui nous sépare des élections du 30 juillet.

Le secrétaire général de la RADDHO a aussi demandé à ce que la liberté provisoire soit accordée à khalifa Sall, maire de la ville de Dakar, pour lui permettre de "battre campagne au même titre que les autres".










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