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Les 100 premiers jours "normaux" du président Hollande

le 14 Août 2012 à 18:25 | Lu 339 fois

François Hollande vient de passer le cap symbolique des cent premiers jours à l'Élysée. En moins de trois mois, le chef de l’État a tourné la page des années Sarkozy. Retour sur les grandes mesures qui ont marqué le début du quinquennat.


Les 100 premiers jours "normaux" du président Hollande
François Hollande a célébré mardi 14 août les 100 premiers jours de son mandat présidentiel. Si le chef de l'État a répété vouloir être jugé sur la longueur, on peut d'ores et déjà analyser ses premiers pas sur la scène politique française et internationale. Trois responsables de grands instituts de sondage reviennent pour FRANCE 24 sur les débuts du président français.


Gael Slimane, directeur de BVA Opinion

"On ne peut pas parler d’état de grâce comme on le faisait pour le début du mandat de Sarkozy. Il n’y a pas de déception des Français car son élection n’a pas suscité d’enthousiasme. Les Français ont élu François Hollande pour en finir avec le sarkozysme. Le nouveau président bénéficie malgré tout d’une bonne image auprès des Français. Nos dernières estimations lui confèrent entre 55 et 60 % d’opinions positives. Son style, ses postures sont aux antipodes de son prédécesseur. Sa force est d’avoir construit son image en opposition à celle de Nicolas Sarkozy et cela fonctionne. Il lui faudrait un certain nombre de crises et d’erreurs pour atteindre le niveau d’impopularité de Nicolas Sarkozy. En revanche, les Français l’attendent sur son action dans le domaine social, et là, les opinons sont plus mitigées. C’est véritablement en automne avec les mouvements sociaux que les choses risquent de se compliquer."

Daniel Lévy, directeur du département politique de Harris Interactive


"C’est un début de présidence sans couac. François Hollande a été surprenant sur la scène internationale. Pendant la campagne, les observateurs ont émis beaucoup de doute sur sa crédibilité d’homme politique international. Au terme des 100 jours, on peut dire qu’il a acquis une vraie stature de chef d’Etat, capable de s’imposer avec force sur les dossiers internationaux, notamment au sommet du G8 avec sa proximité avec Barack Obama ou encore sur son positionnement sur le retrait des troupes en Afghanistan. Concernant son action sur le dossier syrien, il s’agit plus d’une volonté politique de l’opposition de le voir agir qu’une réelle attente des Français."

Bernard Sanares, président-directeur général de l’institut CSA

"C’est une présidence que l’on peut qualifier de normale, même de modeste. Il a adopté une communication qui correspond à ce que les Français attendent d’un président en temps de crise. Ses premières réformes fiscales lui ont permis de redonner de la
crédibilité à la parole politique. Le président n’a pas encore donné de ligne de priorité très forte. L’emploi, la compétitivité des entreprises, la lutte contre le déficit sont les points sur lesquels les Français le jugeront dans les mois à venir et à la rentrée en particulier. Ce début de quinquennat a été très marqué par le thème de la sécurité. Ce n’est pas le cheval de bataille de la gauche, mais le gouvernement a montré qu’il pouvait aussi bien agir que la droite dans ce domaine. Manuel Valls reste d’ailleurs la personnalité préférée des électeurs de gauche après Martine Aubry. En ce qui concerne, sa vie privée, l’affaire du tweet de Valérie Trierweiler n’a pas eu d’impact sur son image. C’est une affaire qui intéresse surtout les médias, pas les Français."


Source:France24


1.Posté par nowonshow le 15/08/2012 00:22 | Alerter
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Cent jours de Hollande contre dix ans de Sarkozysme. Copé, Chatel, ceux de l'UMP ne manquent pas d'air. Je précise que je vote à droite. Mais à quoi bon ? La France, sa classe politique et les commentateurs ne changeront pas. J'en veux pour preuve les mêmes constats qui sont faits, ici et là, par des "experts" toujours prompts à tout nous expliquer, sans jamais rien comprendre, sans jamais rien changer, et je fais référence aux récents événements d'Amiens. À titre d'exemple. Je pourrais parler d'économie (ce qui m'intéresse), mais là encore rien n'a changé et, que je sache, les socialistes n'étaient pas au pouvoir. Tout cela, en résumé, renforce l'abstention, et le dégoût. Pour conclure : qu'on ne pense pas que je considère la classe politique comme une classe tout à fait à part. Elle est, dans une grande majorité, à l'image des français. J'en veux pour preuve le niveau lamentable d'une grande majorité de commentaires, laissés ici et là sur les sites d'information : insultes, caricatures, haine au quotidien, propos tenus par des fidèles de ce que les médias peuvent produire de plus glauque, et qui n'aboutit qu'à une forme de lobotomisation des cerveaux. Je n'aime pas cette France. Celle de la médiocrité. De la crasse.

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