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Les JO de Londres pourraient n'avoir d'été que le nom

le 12 Juillet 2012 à 10:58 | Lu 824 fois

Le comité d'organisation des Jeux olympiques de Londres a commandé en catastrophe 250.000 ponchos pour protéger les spectateurs en cas de pluie.


Les JO de Londres pourraient n'avoir d'été que le nom
À quinze jours de l'ouverture, les Jeux pourraient n'avoir d'été que le nom tant la pluie menace le bon déroulement de certaines épreuves. Seuls trois quarts des 80.000 sièges du stade olympique sont abrités. Les sites d'équitation à Greenwich, d'aviron à Eton Dorney, de mountain bike dans l'Essex, de beach-volley aux Horse Guards Parade dans le centre de Londres ou de hockey au parc olympique sont aussi concernés par les intempéries.

Le printemps a été déjà remarquablement humide, avec des records de précipitations en avril et en juin. Ce mercredi, un concert en plein air prévu à Hyde Park avec notamment Kylie Minogue a dû être annulé la veille en raison de l'impraticabilité du terrain devenu une mare de gadoue. Les concerts de Paul Simon ce week-end et de Madonna la semaine prochaine au même endroit sont en sursis.

Les cinq météorologues employés par l'organisation des JO scrutent le ciel avec angoisse. S'il est encore trop tôt pour prédire le temps du soir de la cérémonie d'ouverture le 27 juillet et des compétitions qui suivront, les prévisionnistes s'attendent à une persistance de la pluie durant les semaines à venir.

Fonte des glaces
L'organisme national Met Office a annoncé des précipitations supérieures à la moyenne pour juillet, ce qui laisse augurer d'un sixième été mouillé consécutif en Grande-Bretagne. La date du jubilé de la reine avait été fixée début juin dans l'espoir de tirer parti du week-end statistiquement le plus sec de l'année: il a été détrempé par des trombes d'eau.

Plus de 3000 propriétés au Royaume-Uni ont été victimes d'inondations depuis mais 55.500 autres ont reçu une alerte de l'Agence de l'environnement. Un rapport de l'Agence prévoit que le risque d'inondation dans le pays pourrait quadrupler d'ici à 2035.

C'est l'une des plus grandes menaces qui pèsent sur la Grande-Bretagne, représentant un coût de 1 milliard de livres (1,26 milliard d'euros) par an. Selon une étude de l'université de Sheffield, la fonte des glaces dans l'Arctique entraîne un courant d'air froid sur le nord de l'Europe, responsable du maintien de ces perturbations.

Par Florentin Collomp