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Les Magistères d'Abdou Diouf, Me Wade et Macky Sall vus par Françoise Hélène Gaye

La Directrice générale de Multilingual corporate services a passé à la loupe les magistères, peu reluisants, des trois derniers chefs de l'Etat du Sénégal. Par la force de l'histoire, les deux anciens Présidents Abdou Diouf et Abdoulaye et l'actuel locataire du Palais, Macky Sall, sont tous au Sénégal en ce moment. Si pour le premier nommé il s'agit, en quelque sorte, d'un retour au pays natal pour y recevoir les honneurs pour services rendus à la tête de la Francophonie, le second se retrouve à se battre pour la libération de son fils incarcéré pour enrichissement illicite. Le dernier dont le mandat est en cours doit rendre hommage à un prédécesseur et faire en même temps face aux attaques de son mentor qu'il a bouté hors du pouvoir.


Rédigé par leral.net le Vendredi 28 Novembre 2014 à 10:09 | | 4 commentaire(s)|

Les Magistères d'Abdou Diouf, Me Wade et Macky Sall vus par Françoise Hélène Gaye
"Force est de regretter l'immobilisme, l'austérité sous Diouf, couplé à un favoritisme, une injustice congénitale dans la gestion des affaires communes en faveur des militants du PS et de leurs familles (...). Abdou Diouf a gouverné le Sénégal comme un préfet colonial. Il a fait mieux que Faidherbe, assurément. Après 30 années au pouvoir, il a préféré aller servir la "généreuse" magnifique France et sa langue plutôt que de travailler pour le pays qui lui a tout donné. Il revient à la fin de son mandat troubler notre quiétude avec un bouquin qui ne sert absolument en rien le Sénégal, sinon à régler de vieux comptes qu'il avait laissés en sursis. Nous n'en avions pas besoin et il a fini de laver au Karcher dans nos esprits les derniers doutes sur sa personne... On peut le dire si nous comparons l'évolution économique du Sénégal avec celle d'un pays comme la Corée. Nous en sommes toujours à rêver l'émergence de notre pays alors que ce dernier caracole dans le lot des pays les plus avancés de la planète. N'est-ce pas suffisant pour parler d'échec ?", s'interroge-t-elle.

"Sous Wade, les règles pour gravir l'échelle sociale se sont quelque peu démocratisées. Tout le monde pouvait accéder aux postes importants dans la République, il suffisait de se vêtir de bleu, de faire montre d'un affairisme ou d'un entrisme dévergondé, chanter les louanges du Monarque, insulter ses adversaires.
Le culte de l'excellence disparut et fit place au culte de la médiocrité et au népotisme. Ceci se pérennise encore de nos jours sous l'actuelle ère. Mais, ce n'est pas étonnant car, c'est sous Macky comme Premier ministre que Farba Senghor et Karim Wade sont entrés dans le gouvernement.
De l'immobilisme, on est passé à une ère de gros chantiers, grands projets ambitieux, qui ont soulevé l'enthousiasme et l'espoir. Cependant, la boulimie de la possession, le manque de rigueur dans les rapports avec la gestion du bien commun ont terni le bilan de Wade, avec des malversations financières et au plébiscite de son ex-collaborateur qui n'a pas su décrypter le message du peuple sénégalais qui indiquait par le choix porté sur sa personne, le rejet de la vieille oligarchie politicienne qui a gangrené la vie politique, économique sociale de ce pays des indépendances à nos jours.

"Macky perpétue les dérives des régimes précédents et se retrouve, à peine trois ans à la tête du pouvoir, avec une atmosphère de fin de régime. Aboulaye Wade, en fin politicien, est parvenu à exploiter le mécontentement populaire pour revenir en force au devant de la scène. Si je devais lui dire une vérité, Macky Sall, ce serait qu'il ne soit plus chef de parti et applique les dispositions prévues dans les conclusions des Assises nationales, en vue de remettre ce pays sur les rails.
Je crois en nos capacités propres et à nos compétences multiples. Le facteur humain pourrait mettre ce pays sur les rails du développement, particulièrement sa jeunesse et sa diaspora. Pour un Sénégal meilleur, je proposerais la révision du statut du président de la République et de ses prérogatives, de créer les conditions de la liberté de la justice et de la presse. Que ces deux entités puissent fonctionner librement en toute autonomie, cela passe par la création des conditions favorables à leur indépendance".






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