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Les bonnes causes ne peuvent servir les mauvaises raisons !

D’abord, point n’est besoin d’ergoter sur la question des inondations massives à répétitions laquelle découle des problèmes d’incompétences absolues des politiques d’urbanisation manifestement décousues de l’indépendance à nos jours.


Rédigé par leral.net le Lundi 17 Septembre 2012 à 20:55 | | 0 commentaire(s)|

Les bonnes causes ne peuvent servir les mauvaises raisons !
C’est un manque d’intuition notoire du politique dans son ensemble qui a failli à sa mission régalienne. C’est le cas de le dire à haute et intelligible voix. Les pluies diluviennes regrettables ne doivent pas servir de fil conducteur d’une mendicité ignominieuse interplanétaire, pour servir les intérêts crypto personnels de groupuscules affamés en mal de publicité, encore moins, les bonnes causes ne peuvent servir les mauvaises raisons. C’est indigne de vouloir se sucrer sur la misère des populations. Non, halte ! stop !

Les autorités actuelles ont l’impérieuse nécessité de prendre à bras le corps la gravité d’une catastrophe naturelle et corriger le tir par des mesures urgentes pour que de telles choses si désagréables ne reproduisent plus jamais, de manière que demain, même s’il y aura des averses, les eaux devront être canalisées et évacuées directement à la mer par des tuyaux, sans nécessairement créer des victimes, ni des dégâts matériels d’une semblable importance. Une situation exceptionnelle, des solutions radicales exceptionnelles pour endiguer le mal. L’économie des gaspillages inutiles permettra la réalisation des canaux pour dégager l’eau de pluie. C’est une question de volonté politique et de salubrité publique.

En aucun cas, les submersions ne peuvent dédouaner de quelque manière que ce soit la culpabilité avérée des pouvoirs politiques successifs. C’est bien la responsabilité d’un état laxiste à l’épreuve, qui est fortement engagée dans cette affaire, face aux constructions sauvages sans canalisations dans les zones inondables sans contrôle; de plus, l’absence totale de plans d’assainissements fait apparaître clairement que les pouvoirs publics avaient d’autres préoccupations que la prévention de tels déluges si fréquents. Ils sont coupables sans exception ; ailleurs, des scandales infinis ne peuvent être excusables, ils ne doivent bénéficier d’aucune circonstance atténuante. C’est donc un échec cuisant dont le pouvoir politique est l’unique responsable.

La situation est la résultante incontestable d’une déficience chronique de tous les politiques qui se sont succédé au pouvoir de 1960 à nos jours. En politique tout se tient. Si un anneau d’une chaîne se fissure, tout s’écroule. Gouverner, c’est prévoir. Ce n’est que la face cachée de l’iceberg. Il y a le visible et l’invisible. Les inondations ne sont guère des faits isolés. C’est le produit de plusieurs années de dilapidations. Nous sommes dans un pays où tout est anormal ou presque. La problématique des audits audibles à haut débit et des inondations est en corrélation avec le manque de vision criarde de nos élites aussi corrompues les unes après les autres, qui semblent choisir d’autres voies obscures, c’est à dire s’enrichir par le raccourci politique. Le maquillage made in wadisme continue, malgré les promesses douteuses polluant l’atmosphère sans discontinuité. Et la complicité médiatique, disponible et toujours au garde-à- vous, pour celui qui gagne, distribue ses largesses au nom de la grâce, à sa propre guise, sans que l’on ne puisse l’arrêter vraiment. L’art du culte de personnalité cache bien la forêt.

Malgré le discours de la bonne gouvernance, la bonne transhumance à pas feutrés ne déroge point à la règle maquillée. C’est plus subtil qu’on ne le croit. Patatras, c’est à ne rien comprendre dans les odeurs de mauvaise cuisine sous l’ère Macky Sall. Un secret de polichinelle. Il chausse les mêmes bottes que son prédécesseur malgré les apparences. En Afrique, le président de la république et sa famille, ses cousins, cousines, soeurs, frères de sang ou d’alliances et les membres du même clan politique se partagent bien le gâteau, sous le prétexte fallacieux des pirouettes de diplômes douteux ou brandis ça et là pour tromper les consciences, méprisées, prises comme des gueux. Silence, la transparence de l’arrogance des postes clairs-obscurs aux allures wadiennes continue de plus belle !

Marème Faye crée la fondation « Servir le Sénégal » pour se servir elle-même et servir politiquement son mari, alors qu’aucune disposition de la constitution ne prévoit nullement une telle posture. C’est bien une réminiscence de la fondation à la Elisabeth Diouf, convertie à la Viviane édulcorée. Exemplarité ou indécence ? Les pratiques douteuses sont têtues. On utilise les deniers publics à des fins de propagande ou de culte de personnalité. La liturgie ubuesque et surréaliste est toujours la meilleure.

Une dernière preuve, qui n’en est pas une : la nomination discrète d’Amina Niane, l’ex-directrice générale de l’apix, disposait dans le gouvernement des wade d’un salaire mensuel de 7 millions de francs CFA et toujours présidente du Conseil d’administration de l’Aéroport international Blaise Diagne a été nommée conseillère spéciale avec rang de ministre par le président Macky Sall. La longue liste reste
ouverte pour massifier un parti au pouvoir. Une nomination contre productive. Les élites ne pensent qu’à elles seules et non point au peuple astiqué comme des papiers essuie-tout pressurisé qu’on jette après emploi. Les retrouvailles de la famille libérale à tour de bras compensent la suppression du sénat et du poste de vice-président. Le secret de polichinelle : ce que l’on perd de la main gauche on le récupère astucieusement par la main droite. Le changement, ce n’est pas maintenant !

Nous y reviendrons dans une analyse globale
Le combat continue !

Ahmadou Diop






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