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Les cadres libéraux réclament l'audit de la gestion du pays de 1990 à 2000

La fédération nationale des cadres libéraux, s’est réunie le 31 janvier 2014, à la permanence Mamadou Lamine Badji, à l’effet d’examiner la situation politique nationale.


Rédigé par leral.net le Mardi 4 Février 2014 à 09:24 | | 6 commentaire(s)|

Les cadres libéraux réclament l'audit de la gestion du pays de 1990 à 2000
La fédération nationale des cadres libéraux, réunie le 31 janvier dernier, a apprécié le communiqué du Bureau politique du Parti socialiste, qualifiant le parti démocratique sénégalais (Pds) « d’une organisation mafieuse, chantre de la mal gouvernance et du détournement de deniers publics ».

Selon les camarades d'Oumar Sarr, "si les socialistes sénégalais osent se proclamer nouveaux prophètes de la morale, de la vertu, de l’éthique et de la transparence, c’est parce qu’indiscutablement quelque chose ne tourne pas rond dans notre pays depuis le 25 mars 2012.

Pour leur mémoire et pour tous les jeunes sénégalais qui ignorent le bilan désastreux des bénéficiaires du congrès sans débats de 1996, un bref rappel historique s’impose.

D’abord, la Cour de répression de l’enrichissement illicite est une création socialiste.

En effet, publiée dans le Journal officiel de la République du Sénégal du 24 juillet 1981, la loi 81-54 du 10 juillet 1981 instituant la Cour de Répression de l’Enrichissement illicite (CREI) a été initiée par le Président Abdou Diouf, dans un contexte, marqué par une véritable épidémie de prévarications des deniers publics qui a frappé les barons du régime socialiste. Une situation que le Président Diouf a eu largement le temps d’observer, aussi bien tout au long de sa fonction de Premier Ministre, qu’au début de sa magistrature, ce qui l’a amené, après son fameux appel au « Sursaut national », à fourbir cette arme inédite contre les prédateurs socialistes qui, du reste survivent encore jusque dans le régime de MackySall, impénitents, prévaricateurs, sans scrupule.

Qu’ils se souviennent de la sentence de Monsieur Moustapha Niasse lors de sa déclaration de politique générale le 13 juillet 2000 à la tribune de l’Assemblée Nationale qui résumait ainsi les 40 ans socialistes « Notre pays a pu voir prospérer des tares comme la médiocrité, l’arrogance .le mensonge et de la déperdition des valeurs de «diom», de «mougne» et de «kersa», la propagation de l’impunité et du gain facile parce que non fondés sur la compétence et le mérite. Bref, le sacrifice pour l’intérêt général à un moment, a été placé au second rang, au profit d’intérêts particuliers, catégoriels ou partisans».

Aussi, après douze années de traversée du désert, est-ilmaintenant établi de manière indéniable que le Parti socialiste a vendu son âme au diable et une frange de sa direction sous la houlette de Monsieur Ousmane TanorDieng est prête à toutes les compromissions pour la conservation des privilèges indus accordés par MackySall au mépris des intérêts du PS et de son avenir.

En témoignent les nombreuses récriminations sur l’ensemble du territoire national et au-delà réclamant son départ de la direction du parti et les démissions en cascade.

C’est ainsi que la FNCL tient à rappeler au seigneur Ousmane TanorDieng, valet de la France Afrique, employé de la nouvelle entreprise de néo colonisation de l’Afrique de l’Ouest par le canal de l’International Socialiste, que ses frasques d’hier, son arrogance et son incompétence sont encore fraiches dans les mémoires.

N’était-il pas le gestionnaire du fameux compte K2 qui a englouti des dizaines de milliards, ainsi que l’auteur du scandale jamais égalé des licences de pêche ? A t’il le toupet de parler de bonne gouvernance ?

Comment un simple fonctionnaire, fut-il un conseiller diplomatique peut-il entretenir de manière si dispendieuse un parti douze ans durant ?

N’est-il pas le plus grand propriétaire terrien de la région dakaroise et de la petite Côte à travers la SICAP et l’aménagement de la station de Saly ?

Au regard de tout cela et de tout un ensemble de dossiers non encore élucidé, nous nous approprions cette proposition contenue dans la même déclaration « Au demeurant, et afin que nul n’en ignore, aucune autorité n’est investie, dans la République, du pouvoir d’absoudre des hommes publics coupables de prévarication et d’enrichissement illicite à l’occasion de l’exercice de leur fonction et c’est une négation même des principes qui la gouvernent que de demander à un homme d’Etat, fut-il le Chef suprême, d’interférer dans les procédures judiciaires en cours pour les infléchir dans un sens ou un autre »

« Avant le pardon et l’oubli, il faut que la justice passe d’abord, non pas seulement pour un juste châtiment des prédateurs, mais parce qu’il est moral et légitime de procéder au recouvrement des biens volés à la Nation pour les mettre au service du développement du Sénégal au profit de tous. »

C’est pourquoi, la Loi étant égale pour tous, et applicable sans discrimination à tous, sauf cas bien spécifiés d’immunité attachée à un statut/fonction, La FNCL réclame fermement la mise sur pieds d’une Commission Nationale composée de personnes neutres chargée d’examiner la gestion du pays de 1990 à 2012 en vue de débusquer toutes malversations dont se saisiront la CREI et le parquet.

La dénonciation étant une voie de saisine prévue et utilisée par la CREI, la FNCL se réserve alors le droit d’adresser dans la semaine une demande d’information judiciaire sur le patrimoine de Moustapha Niasse, Ousmane TanorDieng, Cheikh Abdou KhadreCissokho, Robert Sagna et Mar diouf.

D’ores et déjà, la FNCL, a ouvert un compte courriel, qui recevra toutes les dénonciations de patrimoines et /ou de biens meubles et immeubles estimés abusifs des barons du nouveau régime et de leurs suppôts socialistes."






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